Première édition du festival Musée électronique : un bilan encourageant malgré les aléas météo

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REPORTAGE VIDÉO – « De la musique électro au musée », tel était le challenge du festival Musée électronique organisé par Le Périscope, en partenariat avec la marque Alpes Is(h)ere, au Musée dauphinois. Un nouvel événement qui marque le début de la saison estivale. Pari réussi, estiment ses organisateurs, et ce malgré l’annulation de la deuxième soirée pour cause de grosses intempéries.

 

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Les deux soirées de Musée électronique devaient se dérouler dans les jardins du Musée dauphinois ces vendredi 14 et samedi 15 juin. Coup de malchance, le festival n’aura duré que le temps d’une soirée, l’organisation ayant dû annuler la seconde à cause de violents orages sévissant en Isère.

 

De quoi porter un rude coup à ce nouvel événement culturel organisé par Le Périscope et porté par le Département de l’Isère à travers sa marque territoriale Alpes Is(h)ere.

 

 

Tout avait bien commencé pour Musée électronique…

 

Pour autant, pas de quoi décourager les organisateurs qui jugent le challenge de « l’électro au musée » amplement réussi. Pour preuve ? L’excellent taux de remplissage obtenu lors de la première soirée pour une jauge de près de 900 personnes. Et qui s’annonçait tout aussi prometteur pour celle du lendemain, avec les deux tiers de la jauge atteints.

 

Ce vendredi 14 juin au soir, Musée électronique avait en effet fait le plein d’amateurs de musique électro. Tous appâtés par la présence de DJ de notoriété internationale et locale. Retour en images :

 

 

 

« Beaucoup de ceux qui sont venus n’étaient jamais montés au musée Dauphinois »

 

« La première soirée s’est très bien déroulée. Le temps était avec nous… et les artistes aussi, avec une super programmation », relate Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois. S’il déplore les intempéries survenues le lendemain, ce dernier se félicite de cette « belle opportunité pour faire connaître les jardins extraordinaires, encore peu connus, de ce monument historique du XVIIe siècle ».

 

Les DJ Breakbot et Irfane lors de leur set. au festival Musée électronique © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les DJ Breakbot et Irfane lors de leur set au festival Musée électronique © Joël Kermabon – Place Gre’net

D’après le directeur, bien qu’aucune étude spécifique n’ait été menée pour le confirmer, « beaucoup de ceux qui sont venus n’étaient jamais montés au Musée dauphinois ». Contrat rempli pour ce dernier, donc. « Nous espérons seulement que le public va remonter pour voir nos expositions. »

 

 

Et si le bénéfice en matière d’image est évident pour le Musée dauphinois, le Département n’est pas en reste, estime Olivier Cogne. « C’était le premier événement culturel porteur de la marque Alpes is(h)ere. […] Tout ce qui était proposé au public ramenait au territoire », explique le directeur. Tels les artistes locaux de la programmation artistique, les porteurs de l’événement, le lieu, les casquettes et t-shirts frappés de la marque, ou encore les produits à boire et à manger.

 

"Chill" dans les jardin du musée Dauphinois. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Ambiance détente dans les jardins du Musée dauphinois. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Pour autant, la recette restait à confirmer. « On a voulu jouer sur le décalage entre un élément du patrimoine et une programmation musicale qui nous ramène aux temps actuels. Le public a répondu présent et a complètement adhéré au concept. Pour nous, c’est vraiment très intéressant pour la suite », indique Olivier Cogne.

 

 

« L’événement a bénéficié d’un très fort écho auprès de la population »

 

Dans la même ligne, Sylvain Nguyen, le gérant du Périscope, ne manque pas de souligner la spécificité du public “électro”. « Ces gens-là se décident un peu au dernier moment mais nous étions quasi-certains d’être complets pour la deuxième soirée » Sachant que Musée électronique « a bénéficié d’un très fort écho auprès de la population, et notamment auprès de ce public-là ».

 

Sylvain Nguyen, gérant du Périscope et Robin Direr, programmateur du festival Musée électronique. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Sylvain Nguyen, gérant du Périscope et Robin Direr, programmateur du festival Musée électronique. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Sans surprise, l’envie de reconduire l’événement est donc là. « On ne s’imagine pas l’inverse, quitte à corriger les petits défauts inhérents à chaque première », concède le gérant.

 

En particulier concernant l’attente au bar, admet l’organisateur. En cause ? Une équipe de bénévoles, peu rodée à ce type d’expérience, et des producteurs locaux pas toujours suffisamment équipés pour gérer l’affluence d’un événement de cette ampleur.

 

« Il fallait montrer, avec tous les acteurs locaux – technique, staff, restauration – le musée et le Département, notre capacité à monter tout ça. Et nous y sommes parvenus, c’est ça qu’il faut retenir. »

 

 

« C’était dangereux pour le public, le site était complètement détrempé »

 

« Les équipes et, quand je parle des équipes, ce sont celles de tout le monde, ont fait montre d’un professionnalisme rare », poursuit Sylvain Nguyen. « Et c’est justement ce professionnalisme qui nous a conduits à annuler la deuxième soirée à cause des intempéries », veut-il rappeler. « C’était dangereux pour le public, le site était complètement détrempé. C’était risqué de le réactiver à cause de l’électricité en extérieur. »

 

Mys, Busy P et Irfane, quelques-uns des DJ's invités à la soirée du vendredi 14 juin. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Mys, Busy P et Irfane, quelques-uns des DJ invités à la soirée du vendredi 14 juin. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Et quelle a été la perception de l’événement des artistes invités, dont des stars internationales habituées à des lieux prestigieux ? « Nous avons eu un message du label Ed Banger de Pedro Winter alias Busy P qui jouait vendredi soir. » En substance ? « Longue vie à ce festival, nous avons eu un accueil incroyable ! »

 

Assurément de quoi mettre du baume au cœur de l’organisateur. Surtout lorsqu’il a appris – “en off” – que ladite société « en parlera[it] autour d’elle et lui ouvr[irait] les portes de son label ». Si ça ce n’est pas une consécration, quand on sait que l’artiste jouait l’avant-veille, excusez du peu, à Versailles… « C’est magique ! », s’exclame Sylvain Nguyen.

 

Joël Kermabon

 

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