Le Parc naturel du Vercors va procéder au lâcher de deux gypaètes barbus ce samedi 18 mai

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FIL INFO — Le Parc naturel régional du Vercors s’apprête à lâcher deux gypaètes barbus sur son territoire, samedi 18 mai. Objectif : participer à la réintroduction et la consolidation de cette espèce actuellement en danger. L’occasion d’un rendez-vous festif et pédagogique pour mieux découvrir cette espèce de vautour mangeuse (et casseuse) d’os.

 

 

Connaissez-vous les gypaètes barbus ? Anciennement appelé Phène des Alpes, cette espèce de vautour compte parmi les plus grands rapaces d’Europe. Leur envergure peut ainsi aller jusqu’à 3 mètres, avec une taille comprise entre 1,10 et 1,50 mètre. Une certaine majesté qui n’empêche pas le volatile de compter parmi les espèces en danger. C’est pourquoi sa réintroduction dans le Parc naturel régional du Vercors n’a rien d’anecdotique.

 

Parc naturel régional du Vercors © Parc naturel régional du Vercors

Parc naturel régional du Vercors. © Parc naturel régional du Vercors

 

Une réintroduction que le Parc souhaite résolument pédagogique et festive. Rendez-vous ce samedi 18 mai, donc, à partir de 10 heures aux Nonières, sur la place de l’ancienne mairie de Treschenu-Creyers. Au-delà du lâcher de deux gypaètes barbus, les participants pourront découvrir des animations ludiques et déguster de produits locaux. Suivis à 14 h 30 de tables rondes sur les oiseaux réintroduits, les services rendus par les rapaces et les menaces en milieu naturel.

 

 

Un charognard « casseur d’os »

 

Le gypaète barbu est un « casseur d'os »... mais pas un prédateur. © Parc naturel régional du Vercors

Le gypaète barbu est un « casseur d’os »… mais pas un prédateur. © Parc naturel régional du Vercors

Le gypaète barbu n’est pas un prédateur, mais un charognard aux goûts particuliers. Et pour cause, 80 % de son alimentation est composée d’os. Il a ainsi développé au fil du temps une technique qui lui est propre. Lorsque les os sont trop gros pour être ingérés, il s’envole avec et les laisse tomber de plusieurs mètres de hauteur sur une zone rocheuse pour les briser en morceaux. D’où son sympathique surnom de « casseur d’os ».

 

Nombre de facteurs peuvent perturber cette espèce. L’activité humaine, qu’il s’agisse de la chasse ou des loisirs, mettent à mal la quiétude nécessaire à l’oiseau pour s’établir sur un territoire propice à la reproduction. Le gypaète barbu est, de plus, fréquemment victime de tirs ou de collisions avec des câbles ou des fils électriques. Sa population reste donc extrêmement fragile et nécessite une consolidation.

 

 

Neuf lâchers depuis 2010

 

Où aura lieu le lâcher ? « Le site retenu se trouve sur la commune de Treschenu-Creyers, dans une cavité située sur la bordure de la réserve naturelle, sur le secteur de Tussac », décrit le Parc du Vercors. Les deux oiseaux, qui ne se doutent pas qu’une webcam les surveille au quotidien, sont actuellement en sécurité sur un aire de nidification artificielle. Une aire aménagée dans une cavité naturelle avec de la laine au sol « pour leur rappeler le confort de leur nid ».

 

En 2017, le lâcher de deux gypaètes barbus dans le Parc s'est hélas soldé par un échec. © Parc naturel régional du Vercors

En 2017, le lâcher de deux gypaètes barbus dans le Parc s’est soldé par un échec. © Parc naturel régional du Vercors

 

Ce lâcher n’est pas une première. Entre 2010 et 2014, neuf spécimens de gypaètes barbus ont investi le Parc du Vercors. À raison de trois en 2010, puis de deux en 2011, 2012 et 2014.

 

Deux autres individus ont également été lâchés en 2017 mais n’ont malheureusement pas survécu. Le Parc du Vercors n’en compte pas moins sur ses spécificités (falaises, sites rupestres) propices à ces vautours pour assurer la survie et la prospérité de ses nouveaux locataires.

 

FM

 

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