La CGT crée une cellule d’accueil et d’écoute des femmes victimes de harcèlement sexuel au travail

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FIL INFO – La CGT Isère annonce vouloir prendre à bras-le-corps la question du harcèlement et des violences sexistes au travail à travers la création d’une cellule d’écoute et d’accompagnement des victimes. Une permanence est organisée chaque mardi matin et une adresse courriel dédiée mise à disposition.

 

 

L’union départementale CGT de l’Isère annonce la création d’un « lieu d’accueil et d’écoute des victimes de harcèlement sexuel et de violences sexistes au travail ». Une permanence sera ainsi assurée chaque mardi matin (sur rendez-vous) par un militant et une militante dans les locaux du syndicat, et une adresse mail – stopviolences@cgtisere.org – permettra d’entrer en contact avec la cellule d’accueil.

 

Drapeau CGT pendant la manifestation de la Journée internationale des Droits des femmes de Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Drapeau CGT pendant la manifestation de la Journée internationale des Droits des femmes de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Le but ? « Accueillir, écouter et orienter ces femmes victimes vers des associations et professionnels-les compétent-e-s par une procédure de signalement garantissant la confidentialité », écrit le syndicat. Mais aussi, avec l’accord des personnes accompagnées, permettre d’informer les syndicalistes CGT de ces dérives au sein des entreprises concernées, afin de « garantir à la victime son emploi et sa mise hors de danger ».

 

 

Une politique de lutte contre le harcèlement jugée insuffisante

 

Les femmes victimes de harcèlement de nature sexiste au travail subissent souvent une « double peine », souligne en effet le syndicat : outre les conséquences physiques ou psychologiques, la situation subie peut mener à une perte d’emploi.

 

Les deux militants CGT en charge de la cellule d'écoute © CGT Isère

Les deux militants CGT en charge de la cellule d’écoute © CGT Isère

« Il est donc indispensable de protéger [les victimes] pour garantir leur droit au travail », juge la CGT. Qui estime que 20 % des femmes ont été confrontées au harcèlement sexuel dans leur vie professionnelle.

 

Si le gouvernement a adopté, en 2018, des mesures renforcées de lutte contre le harcèlement, celles-ci demeurent insuffisantes au yeux de la CGT. Qui dénonce « la baisse continue des effectifs de l’inspection du travail depuis dix ans », mais aussi le manque de financement des associations dédiées à la lutte contre le harcèlement, ou la réforme des instances représentatives du personnel avec une réduction du nombre de représentants à la clé.

 

FM

 

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