La Banque des Territoires a soutenu la région Auvergne-Rhône-Alpes à hauteur de 9 milliards d’euros en 2018

sep article

Internationaux de France de patinage du 1er au 3 novembre 2019 à Grenoble

FOCUS – La banque des territoires a présenté l’ensemble de la commande publique pour la région Auvergne Rhône-Alpes le 24 avril dernier. Une commande publique qui s’élève à près de 9,416 milliards d’euros en 2018, dans des secteurs tels que le logement, le développement durable, le tourisme ou encore le soutien aux jeunes entreprises. Objectif de ces investissements ? Lutter contre les inégalités sociales et les fractures territoriales.

 

 

« Ensemble faisons grandir la France ! », clame Philippe Lambert, directeur de la banque des territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes, reprenant ainsi le nouveau slogan de la Caisse des dépôts. Lancée il y a un peu moins d’un an, la banque a présenté en détail l’ensemble des projets qu’elle a financièrement accompagnés cette année. Et ils sont nombreux. Une vingtaine au total, et ce même si la commande publique a diminué de 17,9 % par rapport à 2012 (soit une baisse de près de 2,1 milliards d’euros).

 

 

« Action Cœur de ville » pour lutter contre la fracture territoriale

 

Vingt-cinq villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes vont ainsi bénéficier du programme « Action Cœur de ville ». Un programme visant à donner un second souffle aux hypercentres, en soutenant le travail d’acteurs locaux (logements, commerce, urbanisme…).

 

" L'idée principale de la caisse des dépôts est de se dire comment j'investis pour renforcer l’attractivité économique de certains quartiers, en implantant, des commerces, ou encore des écoles..." Philippe Lambert

«  L’idée principale de la caisse des dépôts est de se dire comment j’investis pour renforcer l’attractivité économique de certains quartiers, en implantant, des commerces, ou encore des écoles... » Philippe Lambert

Cette « revitalisation » a plusieurs lignes directrices. Entres autres : l’amélioration de l’attractivité des logements en hyper-centre, le soutien des commerces de proximité, ou encore la facilitation de la mobilité des usagers.

 

L’accès au services public est également l’un des fers de lance de ce programme. À Roanne, par exemple, la Banque des territoires à soutenu à hauteur de 3,7 millions d’euros la création d’un espace de Santé. Il emploie près d’une cinquantaine de professionnels, en plein centre-ville. Victime de son succès, la mutuelle Santé Mut Roanne, en charge de cet espace, prévoit de s’agrandir afin d’accueillir plus de patients.

 

 

Un accompagnement dans la construction de 9 940 logements sociaux

 

« Le logement social fait partie du cœur des métiers de la Caisse des dépôts – Banque des territoires. Comment faire pour héberger tous nos concitoyens ? », interroge Philippe Lambert. avant de répondre à la question dans la foulée. En 2018, la Banque des territoires d’Auvergne-Rhône Alpes a ainsi accompagné la construction de 9 940 logements sociaux et 11 905 réhabilitations, grâce à des prêts aux bailleurs sociaux, au CCAS, ainsi qu’a différents partenaires privés. Le tout pour un coût s’élevant à plus d’un milliard d’euros.

 

L’objectif de ces investissements est double : améliorer la politique de la ville, tout en renforçant l’attractivité économique de certains quartiers “politiques de la ville”.

 

« Sur Grenoble, nous avons beaucoup travaillé sur le quartier Mistral. Ce sont des quartiers qui ont un besoin de soutien important », témoigne Catherine Barrot, directrice de la Banque des territoires à Grenoble.

 

Qui annonce, dans la foulée, que ce 2 mai sera signée la convention Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) de Grenoble-Alpes Métropole, portant notamment sur la politique de la ville.

 

 

Une banque « greenfriendly »

 

Qu’il s’agisse d’investissements dans l’innovation, les logements ou même l’hôtellerie, la dimension environnementale est omniprésente. « La ligne verte du développement durable est au cœur de notre action », assure le directeur régional de la Banque des territoires.

 

Dans le secteur du logement, d’abord, avec le Démonstrateur ABC, ensemble immobilier qui se veut autonome en énergie, au concept unique en France. Les logements seront ainsi alimentés grâce aux voiles photovoltaïques situées sur le toit. Les eaux de pluie, une fois collectées et traitées, fourniront de l’eau potable aux habitations. De quoi permettre une réduction de la consommation du réseau d’eau de 70 %. Un projet soutenu depuis le début par la banque des territoires.

 

ABC Grenoble Crédit Valode et Pistres architectes

ABC Grenoble. © Valode et Pistres architectes

 

Côté transports, la banque des territoires a aussi accompagné Clem’, société créée en 2010 qui a développé une plateforme web et smartphone pour gérer des stations d’éco-mobilité. Un service d’autopartage qui fait partie du plan Cœur de ville.

 

CLEM

Clem' » L’énergie qui circule ». © Clem’

Il prévoit ainsi la mise à disposition d’un véhicule électrique depuis une station située à Tarare, dans le Rhône et permettra de recharger son véhicule. Plusieurs autres bornes devraient voir le jour ces prochains mois.

 

Côté crédits, la banque a accordé près de 54,1 millions d’« éco-prêts » à 0 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Principalement à destination des particuliers, ce prêt qui peut atteindre jusqu’à 30 000 euros est réservé aux logements construits après 1990 et doit servir à leur rénovation énergétique. Depuis septembre 2014, les propriétaires doivent par ailleurs faire appel à un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE).

                                                                                                                                                         

Voici ce à quoi le Centre Jean Vilar devrait ressembler après rénovation. crédits SPL OSER

Voici ce à quoi le Centre Jean Vilar devrait ressembler après rénovation. © SPL OSER

Enfin, dans le domaine de la culture, le Centre Jean Vilar, ancien centre culturel situé à Bellegarde-Sur-Valserine laissé à l’abandon depuis 2015, va être rénové pour répondre aux normes énergétiques actuelles. Un projet qui permettra de réduire de 61 % la consommation énergétique de cette bâtisse.

 

Aujourd’hui, le bâtiment consomme 432 mWh/an pour une facture d’énergie qui s’élève à 22 000 euros chaque année. Après rénovation, le Centre Jean Vilar ne devrait consommer plus que 167 mWH/an, et la facture devrait avoisiner les 11 000 euros.

 

Mohamed Benmaazouz

 

commentez lire les commentaires
1707 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Merci, la Banque des territoires, d’avoir soutenu les projets de bétonnisation de Grenoble de Monsieur Piolle. Merci également d’avoir soutenu les projets de construction avec 50% de logements sociaux. C’est exactement le programme d’urbanisme social dont GRENOBLE a besoin

    sep article