La Banque des Territoires a soutenu la région Auvergne-Rhône-Alpes à hauteur de 9 milliards d’euros en 2018

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Offres de locations exceptionnelles aux 2 Alpes

FOCUS – La banque des territoires a présenté l’ensemble de la commande publique pour la région Auvergne Rhône-Alpes le 24 avril dernier. Une commande publique qui s’élève à près de 9,416 milliards d’euros en 2018, dans des secteurs tels que le logement, le développement durable, le tourisme ou encore le soutien aux jeunes entreprises. Objectif de ces investissements ? Lutter contre les inégalités sociales et les fractures territoriales.

 

 

« Ensemble fai­sons gran­dir la France ! », clame Philippe Lambert, direc­teur de la banque des ter­ri­toires d’Auvergne-Rhône-Alpes, repre­nant ainsi le nou­veau slo­gan de la Caisse des dépôts. Lancée il y a un peu moins d’un an, la banque a pré­senté en détail l’ensemble des pro­jets qu’elle a finan­ciè­re­ment accom­pa­gnés cette année. Et ils sont nom­breux. Une ving­taine au total, et ce même si la com­mande publique a dimi­nué de 17,9 % par rap­port à 2012 (soit une baisse de près de 2,1 mil­liards d’euros).

 

 

« Action Cœur de ville » pour lutter contre la fracture territoriale

 

Vingt-cinq villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes vont ainsi béné­fi­cier du pro­gramme « Action Cœur de ville ». Un pro­gramme visant à don­ner un second souffle aux hyper­centres, en sou­te­nant le tra­vail d’acteurs locaux (loge­ments, com­merce, urba­nisme…).

 

" L'idée principale de la caisse des dépôts est de se dire comment j'investis pour renforcer l’attractivité économique de certains quartiers, en implantant, des commerces, ou encore des écoles..." Philippe Lambert

 » L’idée prin­ci­pale de la caisse des dépôts est de se dire com­ment j’in­ves­tis pour ren­for­cer l’attractivité éco­no­mique de cer­tains quar­tiers, en implan­tant, des com­merces, ou encore des écoles... » Philippe Lambert

Cette « revi­ta­li­sa­tion » a plu­sieurs lignes direc­trices. Entres autres : l’amélioration de l’attractivité des loge­ments en hyper-centre, le sou­tien des com­merces de proxi­mité, ou encore la faci­li­ta­tion de la mobi­lité des usa­gers.

 

L’accès au ser­vices public est éga­le­ment l’un des fers de lance de ce pro­gramme. À Roanne, par exemple, la Banque des ter­ri­toires à sou­tenu à hau­teur de 3,7 mil­lions d’euros la créa­tion d’un espace de Santé. Il emploie près d’une cin­quan­taine de pro­fes­sion­nels, en plein centre-ville. Victime de son suc­cès, la mutuelle Santé Mut Roanne, en charge de cet espace, pré­voit de s’agrandir afin d’accueillir plus de patients.

 

 

Un accompagnement dans la construction de 9 940 logements sociaux

 

« Le loge­ment social fait par­tie du cœur des métiers de la Caisse des dépôts – Banque des ter­ri­toires. Comment faire pour héber­ger tous nos conci­toyens ? », inter­roge Philippe Lambert. avant de répondre à la ques­tion dans la fou­lée. En 2018, la Banque des ter­ri­toires d’Auvergne-Rhône Alpes a ainsi accom­pa­gné la construc­tion de 9 940 loge­ments sociaux et 11 905 réha­bi­li­ta­tions, grâce à des prêts aux bailleurs sociaux, au CCAS, ainsi qu’a dif­fé­rents par­te­naires pri­vés. Le tout pour un coût s’élevant à plus d’un mil­liard d’euros.

 

L’objectif de ces inves­tis­se­ments est double : amé­lio­rer la poli­tique de la ville, tout en ren­for­çant l’attractivité éco­no­mique de cer­tains quar­tiers “poli­tiques de la ville”.

 

« Sur Grenoble, nous avons beau­coup tra­vaillé sur le quar­tier Mistral. Ce sont des quar­tiers qui ont un besoin de sou­tien impor­tant », témoigne Catherine Barrot, direc­trice de la Banque des ter­ri­toires à Grenoble.

 

Qui annonce, dans la fou­lée, que ce 2 mai sera signée la conven­tion Nouveau pro­gramme natio­nal de renou­vel­le­ment urbain (NPNRU) de Grenoble-Alpes Métropole, por­tant notam­ment sur la poli­tique de la ville.

 

 

Une banque « greenfriendly »

 

Qu’il s’agisse d’investissements dans l’innovation, les loge­ments ou même l’hôtellerie, la dimen­sion envi­ron­ne­men­tale est omni­pré­sente. « La ligne verte du déve­lop­pe­ment durable est au cœur de notre action », assure le direc­teur régio­nal de la Banque des ter­ri­toires.

 

Dans le sec­teur du loge­ment, d’a­bord, avec le Démonstrateur ABC, ensemble immo­bi­lier qui se veut auto­nome en éner­gie, au concept unique en France. Les loge­ments seront ainsi ali­men­tés grâce aux voiles pho­to­vol­taïques situées sur le toit. Les eaux de pluie, une fois col­lec­tées et trai­tées, four­ni­ront de l’eau potable aux habi­ta­tions. De quoi per­mettre une réduc­tion de la consom­ma­tion du réseau d’eau de 70 %. Un pro­jet sou­tenu depuis le début par la banque des ter­ri­toires.

 

ABC Grenoble Crédit Valode et Pistres architectes

ABC Grenoble. © Valode et Pistres archi­tectes

 

Côté trans­ports, la banque des ter­ri­toires a aussi accom­pa­gné Clem”, société créée en 2010 qui a déve­loppé une pla­te­forme web et smart­phone pour gérer des sta­tions d’éco-mobilité. Un ser­vice d’au­to­par­tage qui fait par­tie du plan Cœur de ville.

 

CLEM

Clem”  » L’énergie qui cir­cule ». © Clem”

Il pré­voit ainsi la mise à dis­po­si­tion d’un véhi­cule élec­trique depuis une sta­tion située à Tarare, dans le Rhône et per­met­tra de rechar­ger son véhi­cule. Plusieurs autres bornes devraient voir le jour ces pro­chains mois.

 

Côté cré­dits, la banque a accordé près de 54,1 mil­lions d’« éco-prêts » à 0 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Principalement à des­ti­na­tion des par­ti­cu­liers, ce prêt qui peut atteindre jus­qu’à 30 000 euros est réservé aux loge­ments construits après 1990 et doit ser­vir à leur réno­va­tion éner­gé­tique. Depuis sep­tembre 2014, les pro­prié­taires doivent par ailleurs faire appel à un pro­fes­sion­nel reconnu garant de l’environnement (RGE).

                                                                                                                                                         

Voici ce à quoi le Centre Jean Vilar devrait ressembler après rénovation. crédits SPL OSER

Voici ce à quoi le Centre Jean Vilar devrait res­sem­bler après réno­va­tion. © SPL OSER

Enfin, dans le domaine de la culture, le Centre Jean Vilar, ancien centre cultu­rel situé à Bellegarde-Sur-Valserine laissé à l’abandon depuis 2015, va être rénové pour répondre aux normes éner­gé­tiques actuelles. Un pro­jet qui per­met­tra de réduire de 61 % la consom­ma­tion éner­gé­tique de cette bâtisse.

 

Aujourd’hui, le bâti­ment consomme 432 mWh/an pour une fac­ture d’éner­gie qui s’é­lève à 22 000 euros chaque année. Après réno­va­tion, le Centre Jean Vilar ne devrait consom­mer plus que 167 mWH/an, et la fac­ture devrait avoi­si­ner les 11 000 euros.

 

Mohamed Benmaazouz

 

MC2 - A la Vie
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Commentaires 1
  1. Merci, la Banque des ter­ri­toires, d’avoir sou­tenu les pro­jets de béton­ni­sa­tion de Grenoble de Monsieur Piolle. Merci éga­le­ment d’avoir sou­tenu les pro­jets de construc­tion avec 50% de loge­ments sociaux. C’est exac­te­ment le pro­gramme d’urbanisme social dont GRENOBLE a besoin

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