Le Postillon, journal satirique de Grenoble et sa cuvette, fête ses dix ans avec ses lecteurs le 1er mai

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2,50 € par mois pour prendre le bus et le tram : et si c

REPORTAGE VIDÉO – Il y a dix ans, jour pour jour, sortait la première édition du journal Le Postillon. Le journal satirique grenoblois compte bien fêter l’évènement en compagnie de ses lecteurs. Avec pour l’occasion, une « journée d’anniversaire » et de nombreuses surprises à la sauce « Postillon ».

 

 

Une collection des "unes" du Postillon. ‹ Joël Kermabon - Place Gre'net

Collection des « unes » du Postillon. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Si nous sommes imparfaits, nous réaliserons donc un journal imparfait, sûrement incomplet, sans doute trop irrégulier et à l’humour assurément douteux, annonçaient les fondateurs du Postillon le 30 avril 2009. Nous n’aurons pas d’autres prétentions que de traiter de sujets locaux avec esprit critique et de lancer des postillons dans la cuvette. » Dix ans plus tard, l’esprit reste intact.

 

Depuis, cinquante numéros du Postillon ont vu le jour. Journal qui bouscule souvent les décideurs et acteurs économiques locaux, Le Postillon a fait l’objet de 24 menaces de procès, dont deux ont abouti. Sans compter 72 mails d’insultes. Mais le journal satirique a su trouver son lectorat et se vante ainsi d’avoir reçu dans le même temps 973 mails d’encouragements et vendu 113 465 exemplaires.

 

Le postillon

Sommaire du dernier Postillon

Il fêtera sa première décennie d’existence ce 1er mai, jour de la fête du travail. Ses fondateurs et soutiens seront d’ailleurs dans la manifestation matinale à Grenoble pour vendre des exemplaires du Postillon n° 50 qui vient de paraître et inviter passants et manifestants aux festivités de la journée (cf. encadré).

 

 

Cuvetta 2.0, ou comment s’exercer à la langue de bois

 

Le Postillon vient par ailleurs tout juste de sortir la deuxième édition de son jeu de société : Cuvetta. Dans ce jeu de rôles, les joueurs incarnent au hasard l’une des figures politiques de la région : Eric Piolle, maire de Grenoble, Olivier Véran, député de la 1re circonscription de l’Isère, Émilie Chalas, députée de la 3e circonscription… ou bien encore Alain Carignon.

 

L’ancien maire de Grenoble qui fut successivement président du conseil général, ministre de l’Environnement et de la Communication, condamné en 1996 pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins, rencontre d’ailleurs un franc succès auprès des joueurs.

 

 

 

PROGRAMME DU 1er MAI

 

14 heures : Rendez-vous devant la fontaine du lion et du serpent, quartier Saint-Laurent, pour aller écouter dans un lieu magique un concert de la fanfare des Garces embouchées.

 

Les Garces Embouchées

Les Garces embouchées, une fanfare de quinze filles créée il y a sept ans. © Page Facebook Les Garces embouchées

 

15 heures – 15 h 30 :  départ pour un jeu de piste dans l’agglomération. Le vélo est conseillé mais le parcours, de 5 à 6 km, est possible à pied.

 

18 heures : tournoi de Cuvetta 2.0, jeu de société pour exercer sa langue de bois grenobloise, au Ptit Vélo dans la tête, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères (921, rue des résidences).

 

20 heures : dîner, puis soirée dansante animée par DJ Tocsin & DJ Otto Disque.

 

À noter : des navettes à pédales seront affrétées à partir de 22 heures pour ramener des piétons vers le centre-ville, faute de tramways circulant ce jour-là.

 

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