Un amendement du député Olivier Véran élargit la liberté d’exercer des médecins retraités

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FIL INFO – Le député de l’Isère Olivier Véran (LREM) a fait adopter un amendement permettant aux professeurs des universités retraités d’exercer quelques années encore, et pas seulement au sein des CHU. Toutes les propositions pour remettre en question la liberté d’installation des futurs médecins ont été rejetées.

 

 

Amendement d'Olivier Véran : il permet aux professeurs des universités retraités d'exercer 3 ans de plus dans tous les centres hospitaliers.

Le député de l’Isère Olivier Véran à l’Assemblée natio­nale. DR

Le député de l’Isère Olivier Véran (LREM) a, dans le cadre de l’exa­men à l’Assemblée natio­nale du pro­jet de loi Santé, fait adop­ter un amen­de­ment. Celui-ci per­met­tra de faire béné­fi­cier les hôpi­taux non uni­ver­si­taires de l’ex­per­tise de pro­fes­seurs des uni­ver­si­tés-pra­ti­ciens hos­pi­ta­liers (PU-PH) consul­tants. Soit des méde­cins de plus de 70 ans, auto­ri­sés à exer­cer trois années de plus.

 

Jusqu’alors, ces méde­cins ne pou­vaient exer­cer que dans les centres hos­pi­ta­liers uni­ver­si­taires (CHU).

 

« À l’heure où la qua­lité de l’offre de soins sur le ter­ri­toire est plus que jamais au cœur des pré­oc­cu­pa­tions et des reven­di­ca­tions de nos conci­toyens, l’amendement adopté s’inscrit plei­ne­ment dans l’objectif de diver­si­fi­ca­tion et de la qua­lité de l’offre de soins au ser­vice de l’attractivité des centres hos­pi­ta­liers non uni­ver­si­taires », sou­ligne le député dans un com­mu­ni­qué.

 

 

La liberté d’installation des futurs médecins est maintenue

 

Si l’a­men­de­ment est défi­ni­ti­ve­ment adopté au terme de la navette par­le­men­taire, ces consul­tants pour­ront effec­tuer leur acti­vité « à rai­son par exemple d’une demi-jour­née ou d’une jour­née par semaine », pré­cise Olivier Véran.

 

Objectif ? Renforcer l’offre de soin. C’est d’ailleurs dans le cadre du débat sur les déserts médi­caux que cet amen­de­ment a été adopté à l’u­na­ni­mité jeudi 21 mars. Lors de cette séance, plu­sieurs dépu­tés ont tenté, en vain, de remettre en cause la liberté d’ins­tal­la­tion des futurs méde­cins.

 

Mais les amen­de­ments pro­po­sés par des dépu­tés répu­bli­cains, socia­listes ou même mar­cheurs ne sont pas allés plus loin. Ils ont tous été reje­tés. Les étu­diants en méde­cine ne sont pas des « pylône(s) électrique(s) » que « l’on peut dépla­cer », a rétor­qué Agnès Buzyn, la ministre de la Santé.

 

PC

 

MC2 - Saison 2020-21
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Commentaires 1
  1. Les méde­cins ont la liberté d’exer­cer où ils veulent, pas les infirmières/infirmiers …elles/ils sont donc des pylônes élec­triques…!!
    les déserts médi­caux sont une honte pour notre sys­tème de santé et pour la soi-disant déon­to­lo­gie médi­cale !

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