Les familles des deux Isérois tués sur le pont de Catane à Grenoble lancent un appel à témoins

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FIL INFO – Les familles des deux adolescents Isérois tués dans un accident sur le pont de Catane alors qu’ils fuyaient la police lancent un appel à témoin. Des affiches placées aux environs de l’accident invitent toute personne ayant assisté aux faits à appeler un numéro de téléphone mobile. 

 

 

« Suite à un événement tragique survenu sur la voie publique (Pont de Catane à Grenoble) dans la nuit du 2 mars 2019 vers 22h30 et ayant conduit à la mort de deux jeunes garçons circulant en scooter, nous appelons tout témoin de ces faits à prendre contact avec le numéro suivant :  06 44 20 37 00 ». Tel est le message de « l’appel à témoin » que les familles de Fatih et d’Adam ont diffusé via une affichette aux alentours des lieux de l’accident.

 

Les familles des deux jeunes du quartier Mistral tués sur le pont de Catane lancent un appel à témoins via des affiches collées près des lieux de l'accidentPlusieurs affiches ont été disposées à proximité du lieu de l'accident © Florent Mathieu - Place Gre'net

Plusieurs affiches ont été disposées à proximité du lieu de l’accident. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Les deux jeunes Isérois sont morts percutés par un bus sur le pont de Catane alors qu’ils étaient pris en chasse par la police. Une version des faits contestée par des rumeurs, notamment diffusées sur les réseaux sociaux. Celle-ci laisse en effet entendre que le bus en question n’a jamais existé et serait une pure invention pour dissimuler une bavure policière. Pour l’heure, ainsi que l’a indiqué le procureur de la République de Grenoble, l’enquête suit son cours.

 

 

Une « sérieuse discussion sur ce qui s’est passé »

 

« Il y a une sérieuse discussion sur ce qui s’est passé », estime l’avocat des familles des victimes Florent Girault, cité par Le Dauphiné libéré. Celui-ci se plaint en outre, auprès de France Bleu cette fois, que ses clients ne soient pas impliqués dans le suivi de l’enquête, contrairement aux engagements qui auraient été pris. Il se défend toutefois de chercher à « instrumentaliser » les témoignages, et assure vouloir s’assurer que les témoins seront bien entendus par les enquêteurs.

 

Marche blanche suite à la mort des deux adolescents. © Jules Peyron - Place Gre'net

Marche blanche suite à la mort des deux adolescents. © Jules Peyron – Place Gre’net

 

La mort des deux adolescents avait suscité plusieurs nuits d’échauffourées au sein du quartier Mistral de Grenoble dont ils étaient issus. Des heurts qui ont notamment mené à l’incendie du rez-de-chaussée de l’institut de formation de la Croix-Rouge Saint-Martin. Ainsi que de la pépinière d’entreprise Artis, touchée par les flammes à deux reprises. La situation est, depuis, redevenue calme dans le quartier.

 

 

Une tribune pour condamner les discriminations

 

Le décès des deux jeunes Isérois avait donné lieu à une tribune signée par plusieurs collectifs et associations, dont l’union de quartier Mistral et la Ligue des Droits de l’homme. Considérant que « les délits ne sont pas des crimes et doivent être traités comme tels », les auteurs de la tribune estimaient que « [les] enfants ont le droit d’être sur l’espace public en sûreté ». Et pointaient du doigt les contrôles abusifs et les discriminations.

 

Les familles des deux adolescents durant la marche blanche © Jules Peyron - Place Gre'net

Les familles des deux adolescents durant la marche blanche. © Jules Peyron – Place Gre’net

 

La tribune contestait encore la terme « émeutes urbaines » pour désigner les dégradations et affrontements avec la police du quartier Mistral. « Nous y voyons les conséquences dramatiques au plan symbolique et financier de l’impact des contrôles abusifs, qui sont de la responsabilité de l’État et de la direction de la Sécurité publique », écrivaient ses signataires. Pour qui la poussée de violence était avant tout « le fruit d’une colère non canalisée face à l’inimaginable ».

 

FM

 

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Commentaires 1
  1. Assez balaise leur tribune sur les enfants avec droits de sécurité , ils parlent de leur gamins libre de faire des délits et mettant en danger les autres usagers ? donc pas les enfants des autres apparemment..

    Et sinon quid de leur récolte de témoignage , il ne faut pas que ce soit déposé à la police/gendarmerie pour que ce soit recevable ? l’avocat peut en faire des pièces à charges du dossier de ses témoignages récoltés à la petite semaine ?

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