Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes adresse une pétition à la ministre des Transports

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FIL INFO – Le Collectif de l’Étoile ferroviaire du Veynes lance une pétition d’envergure nationale baptisée « Sur les lignes de desserte fine des territoires, on veut des trains ! » Soutenu par nombre d’autres collectifs de défense de lignes de train en France, par des syndicats et des élus de tout le territoire, le texte demande à l’État une vraie politique ferroviaire et le respect de ses engagements.

 

 

« Sur les lignes de desserte fine des territoires, on veut des trains ! » Tel est le cri du cœur poussé par le groupe « On veut des trains » dans une pétition mise en ligne sur le site Change. Derrière ce groupe, se trouve le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes, groupe d’usagers qui n’a de cesse de défendre la ligne de train Grenoble-Gap et veut porter aujourd’hui à l’échelle nationale son combat pour le ferroviaire.

 

La pétition attend une vraie politique ferroviaire du gouvernement. © Léa Raymond - Place Gre'net

La pétition attend une vraie politique ferroviaire du gouvernement. © Léa Raymond – Place Gre’net

 

« Nous avons initié la dynamique, mais elle se veut collective : très vite, nous ont rejoints quelques élus et, surtout, des syndicats et d’autres collectifs de lignes menacées en France », explique Lionel Perrin, membre du Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes. Parmi ceux-ci : l’association Défense de la gare d’Assier (Lot), l’Association des voyageurs du Ter Metz-Luxembourg, ou encore l’Association des usagers du Gard et des départements limitrophes.

 

 

De nombreux élus locaux isérois parmi les signataires

 

Si nombre d’élus nationaux ont signé la pétition, l’Isère est bien représentée. Le maire de Grenoble et son conseiller municipal délégué au Tourisme Pierre Mériaux comptent ainsi parmi les premiers signataires de l’appel du Collectif. À leurs côtés, figure la signature de Benjamin Trocmé, élu d’opposition écologiste du Département de l’Isère, mais aussi celles des élues d’opposition socialiste Amandine Germain et Flavie Rebotier.

 

Flavie Rebotier et Amandine Germain, élues d'opposition socialiste du Département, toutes deux signataires de la pétition © Florent Mathieu - Place Gre'net

Flavie Rebotier et Amandine Germain, élues d’opposition socialiste du Département, toutes deux signataires de la pétition. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Au niveau de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est encore une élue d’opposition, l’ex-Insoumise Corinne Morel Darleux, qui compte parmi les premiers soutiens du texte. Sans surprise, le nom du sénateur “rouge-vert” de l’Isère Guillaume Gontard figure également dans les paraphes. Est-ce à dire que le ferroviaire est uniquement un thème de gauche ? Pas seulement : la sénatrice Les Républicains de l’Isère Frédérique Puissat compte parmi les signataires.

 

 

Des actions au niveau national

 

Objet de la pétition : réclamer une vraie politique ferroviaire en France, alors que la remise du rapport Philizot sur « la stratégie pour les lignes ferroviaires de desserte fine des territoires » est attendue par la ministre des Transports Élisabeth Borne. Une ministre que le texte brocarde volontiers, en estimant qu’elle « n’arrive plus à prononcer le mot train ». Tout en disant craindre un véritable « concours Lépine de la bêtise ferroviaire ».

 

Le Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes est un habitué des actions et des coups d'éclat © Seau

Le Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes est un habitué des actions et des coups d’éclat. © Seau

 

Autre motif de colère ? Les travaux d’aménagement promis mais non réalisés. La pétition prend pour exemple le cas de la ligne Grenoble-Gap, menacée de fermeture faute de travaux et pour laquelle la décision de l’État se fait attendre. Ceci malgré l’engagement de la Métropole de Grenoble, du Département de l’Isère et de deux conseils régionaux de participer au financement des travaux si ceux-ci devaient être programmés.

 

À travers cette pétition, les défenseurs du ferroviaire et des “petites” lignes ont bien l’intention de faire entendre leur voix auprès de la ministre. Mais Lionel Perrin prévient d’ores et déjà : « On verra par la suite quelles actions mener avec les autres collectifs en France, si la position de la ministre ne change pas et si les nouvelles sont mauvaises au niveau du rapport ». Il est vrai que les membres du collectif commencent à avoir l’expérience des actions et des coups d’éclat.

 

FM

 

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