Le groupe isérois Soitec installe une base avancée en Chine pour commercialiser ses plaques de SOI

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FIL INFO – Partenaire de l’industrie chinoise depuis plus de dix ans, Soitec entend désormais accroître sa présence commerciale sur place. Objectif du groupe isérois basé à Bernin ? Aider ses clients chinois à développer de nouvelles normes industrielles pour la 5G, l’intelligence artificielle ou l’Internet des objets. Et stimuler les ventes.

 

 

Le siège de Soitec à Grenoble. © Soitec

Le siège de Soitec à Bernin. © Soitec

Soitec s’ins­talle un peu plus en Chine. Le fabri­cant de maté­riaux semi-conduc­teurs basé à Bernin en Isère annonce en effet l’im­plan­ta­tion d’une pré­sence com­mer­ciale dans l’Empire du Milieu.

 

Sur place, ce spé­cia­liste des plaques de sili­cium sur iso­lant (SOI) – un élé­ment essen­tiel à la fabri­ca­tion des élé­ments élec­tro­niques – met­tra à dis­po­si­tion de ses clients chi­nois une équipe d’in­gé­nieurs com­mer­ciaux et d’in­gé­nieurs d’as­sis­tance tech­nique. Objectif : leur per­mettre « l’ac­cès à l’ex­per­tise tech­nique et au réseau inter­na­tio­nal de Soitec dans le domaine des sub­strats avan­cés, plus par­ti­cu­liè­re­ment les pro­duits de sili­cium sur iso­lant qui couvrent la gamme com­plète des appli­ca­tions pour les mar­chés élec­tro­niques chi­nois en pleine expan­sion », sou­ligne le groupe dans un com­mu­ni­qué.

 

Des sub­strats avan­cés essen­tiels au déploie­ment de masse de la 5G pour des appli­ca­tions telles que les voi­tures auto­nomes, la connec­ti­vité indus­trielle et la réa­lité vir­tuelle.

 

 

Un partenariat industriel renforcé en février dernier

 

En février der­nier, Soitec avait ren­forcé son par­te­na­riat indus­triel avec Shanghai Simgui Technology et annoncé un dou­ble­ment des capa­ci­tés de pro­duc­tion annuelle de plaques de sili­cium sur iso­lant.

 

Salle blanche de Soitec à Grenoble. © Soitec

Salle blanche de Soitec à Bernin. © Soitec

« Simgui va désor­mais se concen­trer sur la pro­duc­tion de plaques de SOI et Soitec sera en charge de la com­mer­cia­li­sa­tion de l’en­semble des plaques de SOI en 200-mm à tra­vers le monde », sou­ligne le com­mu­ni­qué.

 

En 2015, le groupe isé­rois était passé à deux doigts du dépôt de bilan, avant d’être reca­pi­ta­lisé et de renouer avec une forte crois­sance.

 

Il fait par­tie des entre­prises béné­fi­ciaire du plan Nano 2022, lancé offi­ciel­le­ment le 15 mars der­nier à Crolles par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

 

Ce plan table sur un pro­gramme d’in­ves­tis­se­ments et de tra­vaux de l’ordre de 5 mil­liards d’eu­ros, grâce à un finan­ce­ment public de plus d’un mil­liard d’eu­ros,

 

PC

 

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Commentaires 2
  1. sep article
    • Oui et non cela dépen­dra de la tour­nure .. mais en Chine il est obli­ga­toire d’a­voir une base dans le ter­ri­toire pour pou­voir vendre des pro­duits … mal­heu­reu­se­ment ça va faci­li­ter le vol de savoir-faire tout ça .

      Leur pro­tec­tion­nisme est bien pire qu’au USA .. il faut car­ré­ment implan­ter les usines de fabri­ca­tions chez eux.

      Certains diront que c’est pour évi­ter le trans­port et fabri­quer local .. mais au vu du nombre d’in­dus­trie obli­gée de mettre des usines ( même Schneider s’y met outre l’u­sine de fabri­ca­tion il y a les com­pé­tences et savoir faire ) ils vont faire mal

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