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Leila_Martial. © Dimitri Menchikoff

Le festival Détours de Babel promet de « nouvelles saveurs mélangées » pour sa 9e édition

Le festival Détours de Babel promet de « nouvelles saveurs mélangées » pour sa 9e édition

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FOCUS – La 9e édition du festival Détours de Babel portée par le Centre international des musiques nomades va se dérouler du 15 mars au 7 avril en Isère. Trois semaines de « rencontres artistiques improbables » où vont s’hybrider musiques et cultures du monde. « Croisements », tel est le thème qu’explore cette année ce festival unique en France. De l’Europe à l’Afrique et du Moyen-Orient à l’Asie, les Détours de Babel nous invitent « là où la musique sort de ses appellations d’origine contrôlée ».

 

 

L'affiche de la 9e édition des Détours de Babel. © CIMN

Affiche de la 9e édi­tion des Détours de Babel. © CIMN

Le fes­ti­val Détours de Babel donne, ce ven­dredi 15 mars, le coup d’en­voi de sa 9édi­tion avec trois semaines de « ren­contres artis­tiques impro­bables » dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise et en Isère.

 

Porté par le Centre inter­na­tio­nal des musiques nomades (CIMN) issu de la fusion du Grenoble Jazz Festival et des 38e Rugissants, le fes­ti­val explore cette année le thème des “croi­se­ments”.

 

Au pro­gramme de cet évé­ne­ment ten­ta­cu­laire, plus de 80 concerts, spec­tacles et créa­tions vont se déployer dans près de 40 lieux, répar­tis sur vingt com­munes du dépar­te­ment. Notamment des salles de spec­tacles par­te­naires, mais aussi des bâti­ments du patri­moine, des musées, voire des quar­tiers ou encore des lieux de proxi­mité et espaces de vie.

 

 

« S’inventer de nouvelles saveurs mélangées »

 

Bangladesh, Inde, Mali, Congo, Europe, USA, Corée, Chine, Japon… Impossible ici de citer toutes les esthé­tiques métis­sées et les artistes invi­tés. Toujours est-il qu’une nou­velle fois, les Détours de Babel invitent à des voyages où vont se croi­ser et se mélan­ger des uni­vers mul­ti­co­lores et musicaux.

 

Têtes d’af­fiches, nou­velle géné­ra­tion de musi­ciennes de jazz, décou­vertes, créa­tions… Des grands for­mats aux petites formes, le fes­ti­val nous invite à fran­chir allè­gre­ment fron­tières et bar­ri­cades cultu­relles. Vers quelles des­ti­na­tions incon­nues, exo­tiques ? Pour se rendre « là où la musique sort de ses appel­la­tions d’origine contrô­lée pour s’inventer de nou­velles saveurs mélan­gées ». Telle est l’al­lé­chante pro­po­si­tion de Benoît Thibergien, le direc­teur du festival.

 

Fanfaraï Big Band. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Fanfaraï Big Band quar­tier Très-Cloîtres lors de l’é­di­tion 2018. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Ce qui nous inté­resse, c’est prin­ci­pa­le­ment un champ artis­tique autour des musiques du monde, du jazz et des musiques impro­vi­sées et contem­po­raines », explique-t-il. En somme, la décou­verte ou l’é­coute aver­tie de musiques que l’on a peu l’oc­ca­sion d’é­cou­ter. « On n’est pas dans le mains­tream ! Ce n’est pas notre mis­sion », ajoute-t-il.

 

Quid de ces “croi­se­ments”, au centre de cette 9e édi­tion des Détours de Babel ? « C’est com­ment les cultures s’in­ter­pé­nètrent, se créo­lisent, s’hy­brident et com­ment cela se tra­duit dans les musiques », pour­suit Benoît Thibergien. L’idée ? Montrer que les esthé­tiques sont en per­pé­tuelle trans­for­ma­tion, en mou­ve­ment. Le tout « en pri­vi­lé­giant une approche trans­cul­tu­relle ».

 

En l’oc­cur­rence ? Comment les musiques tra­di­tion­nelles col­la­borent avec les plus contem­po­raines, com­ment le jazz ren­contre les per­cus­sions afri­caines ou autres fusions sans fron­tières. « Beaucoup des pro­jets qui sont créés ou accueillis par le fes­ti­val montrent des artistes à l’in­ter­sec­tion de ces croi­se­ments », sou­ligne le direc­teur du festival.

 

 

Vingt-deux projets “croisés” jazz, musique du monde et musiques nouvelles 

 

« Cette année, nous avons des pro­jets phares qui illus­trent bien ces croi­se­ments. Comme Kogoba Basigui, la ren­contre d’Eve Risser, une jeune pia­niste de jazz fran­çaise et de son big band avec un orchestre de musi­ciennes du Mali », cite Benoît Thibergien. Autre ren­contre, cette fois-ci dans un registre plu­tôt sud-sud, que celle de Ballaké Sissoko un joueur de kora malien très connu et de Lakshminarayana Subramaniam, un vio­lo­niste indien.

 

Fables of Shwedagon. © Détours de Babel

Fables of Shwedagon. © Détours de Babel

 

« C’est une com­mande du fes­ti­val. Je leur ai pro­posé de se réunir et de tra­vailler ensemble pour mon­ter un pro­jet en rési­dence à Grenoble », pré­cise le direc­teur du fes­ti­val. Quant au chan­teur et saxo­pho­niste de jazz Thomas de Pourquery, il va pré­sen­ter une créa­tion avec des per­cus­sion­nistes congo­lais. Se joignent à eux des dan­seuses et dan­seurs du cho­ré­graphe DeLaVallet Bidiefono, pion­nier de la danse contem­po­raine à Brazzaville.

 

Delavallet_Bidiefono. © Détours de Babel

Delavallet Bidiefono. © Détours de Babel

 

Ce pour ne citer que quelques-uns des vingt-deux pro­jets “croi­sés” jazz, musique du monde et musiques nou­velles pro­po­sés par les Détours de Babel. « Croisements de musiques, de savoirs-faire, croi­se­ments de tra­di­tions. Des exemples de ce que peut être la musique dans une dimen­sion pas seule­ment esthé­tique mais aussi humaine et anthro­po­lo­gique. C’est ce qui est pas­sion­nant dans ces ren­contres-là », résume le directeur.

 

 

Une nouvelle génération de musiciennes de jazz « libres et sans frontières »

 

Pour cette nou­velle mou­ture des Détours de Babel, le fes­ti­val a voulu éga­le­ment s’ou­vrir à des « ren­contres inédites ». Comment ? Honneur aux femmes avec une nou­velle géné­ra­tion de musi­ciennes de jazz pro­met­teuses, « libres et sans fron­tières », repré­sen­tée par quatre jeunes artistes. À com­men­cer par la pia­niste Eve Risser, déjà citée, qui se pro­duit aussi en solo.

 

Leila_Martial. © Dimitri Menchikoff

Leila_Martial. © Dimitri Menchikoff

Naïssam Jallal pro­pose, quant à elle, une pres­ta­tion au croi­se­ment des musiques urbaines du Moyen-Orient avec le rap­peur Osloob dans Al Akhareen. Également dans la lumière, la joueuse de bat­te­rie Anne Paceo et sa for­ma­tion qui construit un pont vers les musiques de game­lan tra­di­tion­nel de Birmanie dans Fables of Shwedagon.

 

Enfin, à décou­vrir, les impro­vi­sa­tions vocales tenant du jazz tein­tées d’ef­fets élec­tro­niques de Leïla Martial, une « acro­bate de la voix », assure l’or­ga­ni­sa­tion. De quoi mieux faire connaître ces jeunes talents qui, pour cer­taines, se sont déjà fait un nom sur la scène jazz.

 

 

Brunchs, salons de musique et exposition de sculptures sonores

 

« Le fes­ti­val se porte de mieux en mieux et, s’il y a un for­mat qui fonc­tionne bien, c’est celui des brunchs* le dimanche », se féli­cite Benoît Thiebergien. À tel point que l’or­ga­ni­sa­tion a décidé  d’en orga­ni­ser un de plus cette année pour la jour­née de clô­ture, le 7 avril : un grand brunch dans le magni­fique décor mar­tial du fort Barraux, dans le Grésivaudan. Pour cet évé­ne­ment s’ins­cri­vant dans le cadre de la mani­fes­ta­tion Paysage > Paysages por­tée par le Département de l’Isère, le fes­ti­val espère ras­sem­bler près de 3 000 personnes.

 

Le jardin du cloître du musée Dauphinois. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Un brunch dans le jar­din du cloître du musée Dauphinois. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Le fes­ti­val reprend éga­le­ment le concept des salons de musique. Des petites formes musi­cales géné­ra­le­ment acous­tiques pré­sen­tées à la Maison de l’in­ter­na­tio­nal de Grenoble. De même que l’on retrouve les salles majes­tueuses de l’Ancien musée de pein­ture, place de Verdun, comme base avan­cée des Détours de Babel des­ti­née à l’ac­cueil et l’in­for­ma­tion du public.

 

 

Une exposition interactive de sculptures sonores

 

Sculptures sonores Philémoi Exposition sonore interactive. © Jean-Luc Chouteau

Sculptures sonores inter­ac­tives Philémoi. © Jean-Luc Chouteau

Mais là ne s’ar­rête pas la seule voca­tion du fes­ti­val. Il sera aussi pos­sible de par­ti­ci­per à des ate­liers ou d’as­sis­ter à des concerts ainsi qu’à des per­for­mances artistiques.

 

Sans oublier l’ex­po­si­tion de sculp­tures sonores en bois, verre ou métal, à la fois ins­tal­la­tions et ins­tru­ments de musique. De quoi  per­mettre à cha­cun, avec ou sans for­ma­tion musi­cale,  d’improviser et de jouer libre­ment avec les sons, de créer sa propre matière sonore.

 

Joël Kermabon

 

 

* Brunch : durant une jour­née, concerts, spec­tacles, per­for­mances, ins­tal­la­tions artis­tiques se répar­tissent dans dif­fé­rents espaces du lieu d’accueil. Une manière de pro­po­ser un che­mi­ne­ment libre des par­cours musicaux.

 

 

LE CIMN INVESTIRA LE THÉÂTRE SAINTE-MARIE-D’EN-BAS DÈS SEPTEMBRE

 

Le 17 décembre 2018, le conseil muni­ci­pal de Grenoble a enté­riné le choix du pro­jet artis­tique et cultu­rel porté par le CIMN. Une déli­bé­ra­tion dans le cadre du renou­vel­le­ment des conven­tions d’objectifs et de mise à dis­po­si­tion du théâtre Sainte-Marie‑d’en-Bas. Le CIMN rem­place ainsi Antonio Placer dans cette ancienne cha­pelle située au cœur du centre his­to­rique de Grenoble. Il va s’y ins­tal­ler dès sep­tembre 2019 pour une durée de trois ans.

 

La façade du théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas. © JOël Kermabon - Place Gre'net

Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous avions besoin d’un lieu. Très sou­vent, nous sommes ame­nés à accueillir des artistes en rési­dence. Ils ont besoin d’un pla­teau, de lumières, de son, le temps de l’é­la­bo­ra­tion de leur pro­jet », explique Benoît Thiebergien. Un outil  essen­tiel qui a « cruel­le­ment man­qué » au Centre inter­na­tio­nal des musiques nomades. À tel point qu’il fal­lait par­fois répé­ter à Paris, faute de lieux dis­po­nibles sur Grenoble.

 

Une fabrique de créations

 

C’est donc avec sou­la­ge­ment que le CIMN intègre les lieux. « Avec les rési­dences, le théâtre va deve­nir une fabrique de créa­tion », se réjouit Benoît Thiebergien. Mais pas seule­ment. « Nous allons éga­le­ment faire une sai­son. Et puis cela va nous per­mettre de mon­ter des col­la­bo­ra­tions avec des par­te­naires locaux », ajoute le direc­teur artistique.

 

Ce der­nier pense déjà aux concerts, spec­tacles, pro­jets par­ti­ci­pa­tifs, temps forts et moments fes­tifs qui vont pro­chai­ne­ment ani­mer le lieu. Avec, autour de ces pro­jets, de nom­breuses opé­ra­tions d’action cultu­relle pour « tis­ser des liens vers de nou­veaux publics ».

 

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Joël Kermabon

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