Des enseignants-stagiaires de l’Espé de Grenoble dénoncent une formation déconnectée de la réalité du métier

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Notre indépendance c

FOCUS – À quelques semaines de la fin de leur formation à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé), des enseignants-stagiaires se sont mis en grève, ce mardi 12 mars. Inadéquation entre la formation suivie à l’Espé et leur métier, semaines interminables, système de contrôle tyrannique, évaluations arbitraires, etc. Vivement le changement… pour les suivants, espèrent les grévistes.

 

 

Enseignants-stagiaires de l'Espé de l'Académie de Grenoble en grève, mardi 12 mars 2019. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Enseignants-sta­giaires de l’Espé de l’Académie de Grenoble en grève, mardi 12 mars 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« J’aurai bien­tôt un poste de pro­fes­seure titu­laire, mais je dois dire que je ne me sens pas du tout pré­pa­rée comme je le devrais. »

 

C’est avec amer­tume que cette ensei­gnante-sta­giaire de l’École supé­rieure du pro­fes­so­rat et de l’é­du­ca­tion (Espé) tire ce constat.

 

En cause, selon elle ? La piètre qua­lité et le manque de per­ti­nence de la for­ma­tion de l’Espé. Une com­po­sante de l’Université Grenoble Alpes, qui orga­nise ses for­ma­tions en par­te­na­riat avec l’Université Savoie Mont-Blanc et le rec­to­rat de l’Académie de Grenoble. Pour mettre le pro­blème sur la place publique, des ensei­gnants-sta­giaires se sont mis en grève ce mardi 12 mars devant l’en­trée (côté cour) de l’é­ta­blis­se­ment.

 

 

« La direction ne répond jamais. On nous méprise »

 

« Ce n’est pas pour nous que l’on se bat, tiennent à dire les gré­vistes dont la for­ma­tion tire à sa fin. Mais on ne se résout pas à ce que les pro­fes­seurs-sta­giaires conti­nuent d’être mal for­més. » Les gré­vistes dénoncent prin­ci­pa­le­ment des modules et des for­ma­teurs en déca­lage com­plet avec le ter­rain.

[…]
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Commentaires 2
  1. Il faut éga­le­ment consi­dé­rer qu’il y a 2 cohortes à l’ESPE : lundi/mardi et jeudi/vendredi. Donc le jour où il y a eu grève (mardi), la moi­tié des étu­diants étaient devant leur classe (dont je fais par­tie).
    Il serait par ailleurs fort inté­res­sant de connaître les chiffres exacts concer­nant l’a­ban­don de cette année de for­ma­tion, niveau M2. En effet, cela me semble assez révé­la­teur d’un dys­fonc­tion­ne­ment cer­tain : aban­don­ner après l’ob­ten­tion d’un concours et à bac+5, ça peut poser ques­tion, non ?

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  2. Reçu à l’a­gré­ga­tion de lettres modernes en 1981, l’autre siècle, j’ai effec­tué ce qui s’ap­pe­lait alors le « stage C.P.R. » dans les locaux mêmes de l’Espé (qui suc­cé­dait alors à l’Ecole Normale de gar­çons, sauf erreur grave de ma part).
    C’était déjà du grand n’im­porte quoi.
    Imposture et gabe­gie.
    En par­ti­cu­lier un ancien prof de philo recon­verti en pro­fes­seur des sciences de l’é­du­ca­tion.
    J’ai goo­glisé pour le retrou­ver, en vain : du Bourdieu fre­laté en sup­po­si­toire et du Foucault de contre­bande par clys­tère.
    Personne n’ar­ri­vait à le prendre au sérieux.
    Cela ne dira rien à per­sonne mais ça m’a sou­lagé de le faire entendre !
    P.S. : on peut rêver, mais si les res­pon­sables d’a­lors me lisent, qu’ils le fassent savoir.
    Et qu’ils viennent m’ap­por­ter contra­dic­tion.

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