Chaufferie de Gières : pose de la première pierre sur le chemin de la transition énergétique

sep article



EN BREF – La chaufferie de Gières commence tout juste à sortir de terre. Elle devrait entrer en fonctionnement à l’automne prochain. Un projet métropolitain qui œuvre à la fois pour la préservation de l’environnement et la diminution de la facture d’énergie, tout en donnant des perspectives à la filière bois.

 

 

Construction de la chauf­fe­rie de Gières, rue Jean Jaurès, le 6 février 2019. © Charles Thiebaud – placegrenet.fr

« Souvent, on pré­sente la tran­si­tion éner­gé­tique comme un objec­tif, mais c’est déjà une réa­lité sur un cer­tain nombre de ter­ri­toires, affirme Lionel Beffre, pré­fet de l’Isère. Nous sommes déjà, ici ou là, en che­min », a‑t-il fait obser­ver à l’oc­ca­sion de la pose de la pre­mière pierre de la chauf­fe­rie de Gières, le 6 février der­nier.

 

La construc­tion de ce réseau de cha­leur rue Jean-Jaurès, en face de la biblio­thèque muni­ci­pale François-Mitterand, s’inscrit en effet dans le schéma direc­teur éner­gie de la Métro. L’enjeu ? Accroître les éner­gies renou­ve­lables pro­duites et consom­mées sur son ter­ri­toire. 90 % du bois consommé pro­vien­dra ainsi des alen­tours de la com­mune.

 

« La moi­tié de nos besoins éner­gé­tiques sont des besoins de cha­leur », rap­pelle à ce pro­pos Jérôme d’Assigny, direc­teur régio­nal de l’Ademe. C’est pour­quoi le schéma direc­teur pré­voit la construc­tion de quatre nou­veaux réseaux de cha­leur, en plus des deux déjà pré­sents dans la région, à Fontaine et à Miribel-Lanchâtre. La chauf­fe­rie de Gières est la pre­mière de la série.

 

 

Les nombreux atouts du chauffage urbain

 

Les réseaux de cha­leur, autre­ment dit réseaux de chauf­fage urbain, ont été déve­lop­pés afin de réduire la dépen­dance aux éner­gies fos­siles. Il y en a actuel­le­ment 600 en France, dont un des plus impor­tants se trouve à Grenoble.

 

Les atouts du chauf­fage urbain ? Ils sont nom­breux. Ce type de chauf­fage per­met tout d’a­bord d’améliorer la qua­lité de l’air, un loge­ment rac­cordé au réseau émet­tant qua­rante fois moins de par­ti­cules qu’un appar­te­ment chauffé avec un foyer fermé. « C’est un devoir de per­mettre de res­pi­rer un air de qua­lité », déclare Christophe Ferrari, pré­sident de Grenoble-Alpes Métropole. Qui y voit par ailleurs « un véri­table élé­ment d’attractivité du ter­ri­toire ». Le réseau de cha­leur de Gières devrait en outre per­mettre de réduire de 84 % des émis­sions de CO2 du quar­tier.

 

La première pierre de la chaufferie de Gières a été officiellement posée le 6 février 2019. La transition écologique est lancée, la filière bois valorisée.

La pose de la pre­mière pierre de la chauf­fe­rie de Gières. © Charles Thiebaud – placegrenet.fr

 

D’autre part, les réseaux de chauf­fage urbain sont bons pour le pou­voir d’achat sur la durée, repré­sen­tant une variante de chauf­fage moins chère pour l’usager que le fioul col­lec­tif ou un sys­tème élec­trique indi­vi­duel.

 

La chaufferie de Gières fournira de la chaleur :

 

-          aux nou­veaux bâti­ments, place de la République.

-          à l’école pri­maire, à la biblio­thèque et à la salle de Laussy.

-          aux copro­prié­tés Les Arènes Le Mezzo.

Au total, le poten­tiel du réseau sera de 4 000 MWH, soit 480 équi­va­lents loge­ments.

 

Pierre Verri, maire de Gières, s’est quant à lui dit « très fier » en ce « moment solen­nel », repré­sen­tant « un grand pas pour la com­mune ». La chauf­fe­rie devrait être uti­li­sable dès l’automne 2019, au pro­fit d’en­vi­ron 20 % de ses admi­nis­trés. « On fait de l’innovation », se réjouit le maire. Une « impul­sion poli­tique » saluée par Christophe Ferrari. « C’est là où on voit que l’impulsion locale, puis métro­po­li­taine, peuvent don­ner une puis­sance col­lec­tive en agré­geant fina­le­ment l’action des uns et des autres. »

 

 

Des perspectives pour la filière bois ?

 

« J’entends, depuis des années et des années, dans ce pays, qu’il faut valo­ri­ser la filière bois mais, der­rière, il faut offrir des pers­pec­tives au bois. Et là, c’en est une, sou­ligne de son côté Lionel Beffre. On fait, si j’ose dire en par­lant de pre­mière pierre, d’une pierre deux coups ! On œuvre pour la pré­ser­va­tion de l’environnement, on dimi­nue la fac­ture de ceux qui auront à payer leur cha­leur et, en même temps, on peut don­ner des pers­pec­tives à la filière bois », conclut-il.

 

Charles Thiebaud

 

Festival du film France Nature Environnement
commentez lire les commentaires
2818 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.