L’Université Grenoble-Alpes et la préfecture de l’Isère signent une convention de sécurité sur le campus

sep article



FIL INFO – L’Université Grenoble-Alpes, la ComUE et la préfecture de l’Isère ont signé une convention de sécurité pour mener des actions communes et partager des informations. Objectif annoncé : lutter contre les vols ou les agressions sur le campus. Et permettre une meilleure coordination des secours en cas d’incendie, voire d’attentat terroriste.

 

 

L’Université Grenoble-Alpes (UGA), la ComUE et la pré­fec­ture de l’Isère se sont enga­gées mardi 29 jan­vier dans une conven­tion de coopé­ra­tion. Son objec­tif ? « Renforcer la sécu­rité des per­sonnes et des biens sur les cam­pus ». Une conven­tion jugée néces­saire, écrit l’UGA, car « le sta­tut par­ti­cu­lier des dif­fé­rentes implan­ta­tions uni­ver­si­taires les sous­trait au droit com­mun en matière d’in­ter­ven­tion des forces de sécu­rité inté­rieure ».

 

Signature de la convention entre Lise Dumasy, présidente de la Comue, Lionel Beffre, préfet de l'Isère, et Patrick Lévy, président de l'UGA © Université Grenoble Alpes convention UGA Comue Prefecture © UGA

Signature de la conven­tion entre Lise Dumasy, pré­si­dente de la Comue, Lionel Beffre, pré­fet de l’Isère, et Patrick Lévy, pré­sident de l’UGA. © UGA

 

La conven­tion vise donc à « assu­rer une meilleure arti­cu­la­tion en matière de sécu­rité publique », avec, dans le col­li­ma­teur, les vols, cam­brio­lages et agres­sions phy­siques. Mais aussi à pré­voir une meilleure coor­di­na­tion des secours en cas de crise cau­sée, par exemple, par un incen­die voire un atten­tat. L’accord passé entre les acteurs pré­voit éga­le­ment des actions de pré­ven­tion, sur les ques­tions de sécu­rité rou­tière, d’ad­dic­to­lo­gie ou encore de radi­ca­li­sa­tion.

 

 

Création d’un comité universitaire de suivi de la sécurité

 

Le texte signé entre l’UGA et la pré­fec­ture de l’Isère implique en outre la créa­tion d’un « comité local uni­ver­si­taire de suivi de la sécu­rité » (Cluss). La mis­sion de cet orga­nisme, qui se réunira trois fois par an ? « Assurer un suivi par­tagé de l’évolution de la situa­tion en matière de sécu­rité, des dif­fé­rentes actions et d’anticiper sur des grands évé­ne­ments uni­ver­si­taires ». De quoi, juge l’UGA, per­mettre un échange d’in­for­ma­tions plus régu­lier entre uni­ver­sité et ser­vices de l’État.

 

Durant les mouvements étudiants de la fin de l'année scolaire 2018, la présence et les interventions des forces de l'ordre sur le campus avaient été durement critiquées. © Place Gre'net

Durant les mou­ve­ments étu­diants de la fin de l’an­née sco­laire 2018, la pré­sence et les inter­ven­tions des forces de l’ordre sur le cam­pus avaient été dure­ment cri­ti­quées. © Place Gre’net

 

Cambriolages et dégra­da­tions ne sont certes pas rares sur le cam­pus de Grenoble. Mais viennent s’y ajou­ter des actions ciblées comme des des­truc­tions d’or­di­na­teurs à répé­ti­tion. Les asso­cia­tions étu­diantes risquent tou­te­fois d’ac­cueillir la conven­tion avec une cer­taine réserve. L’intervention mus­clée des forces de l’ordre durant les mou­ve­ments étu­diants en 2018 avaient en effet valu à la pré­si­dence de l’UGA de nom­breuses cri­tiques.

 

FM

 

commentez lire les commentaires
2145 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.