Des syndicats reprochent à la Ville de Grenoble d’ “organiser la précarité” de son personnel dans les écoles

sep article

Festival oenologique et musical Le Millésime à Grenoble du 5 au 20 octobre 2019

DÉCRYPTAGE – À quelques jours d’une nouvelle grève nationale dans la fonction publique et dans les cantines des écoles de Grenoble, les agents précaires de la commune tapent du poing sur la table. Subir les temps partiels, enchaîner les contrats précaires, faire preuve de flexibilité sans contre-parties… la coupe est pleine. Pour les syndicats FO, Sud et la CNT, l’administration entretient exprès la précarité par souci d’économies. La Ville conteste cette analyse et répond qu’elle fait tout son possible.    

 

Mobilisation d'agents précaires de la Ville de Grenoble, à l'appel des syndicats FO, Sud et la CNT, mercredi 26 janvier 2019 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mobilisation d’agents précaires de la Ville de Grenoble à l’appel des syndicats FO, Sud et la CNT, mercredi 26 janvier 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Ce mercredi 31 janvier en début d’après-midi, une petite vingtaine d’agents travaillant dans les écoles de Grenoble se sont rassemblés devant l’hôtel de Ville.

 

Un rendez-vous à l’initiative des syndicats Force ouvrière (FO), Confédération nationale du travail (CNT) et Solidaires, unitaires, démocratiques (Sud) qui fait suite à l’appel à la grève des agents des écoles du jeudi 24 janvier visant à dénoncer la précarité des agents.

 

Les trois syndicats déplorent d’ailleurs l’absence de la Confédération générale du travail (CGT) à leurs côtés. Contactée, celle-ci indique se concentrer sur la grève générale de la fonction publique qui se tient mardi 5 février prochain. Une grève à laquelle FO, la CNT et Sud appellent les agents des écoles à participer.

 

 

« Même si nous ne sommes pas très nombreux, on recommencera »

 

Une fois n’est pas coutume, les syndicats de la Ville de Grenoble ont organisé cette mobilisation en dehors du temps de travail des agents. « On sait que, pour les agents qui subissent la précarité, c’est difficile de faire des actions pendant les temps de travail », commente, compatissant, Denis Bagarry, syndicaliste chez Sud.

 

Mobilisation d'agents précaires de la Ville de Grenoble, à l'appel des syndicats FO, Sud et la CNT, mercredi 26 janvier 2019 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mobilisation d’agents précaires de la Ville de Grenoble, le 26 janvier 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Pour ce galop d’essai, il n’y avait pas foule au rendez-vous mais cela n’a pas découragé les manifestants. « Même si nous ne sommes pas très nombreux, on recommencera », lance ainsi, optimiste, Céline Tirard-Collet, syndicaliste à la CNT.

 

L’objectif de ce rassemblement ? Solidariser les personnels précaires afin de préparer des actions à venir, expliquent les syndicalistes. Car, jusqu’ici, les grèves n’ont, d’après eux, eu aucun impact sur le mode de management de la Ville.

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
2409 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Le choix d’Eric #Piolle de se couper des recettes Decaux, de financer la fête des tuiles, les innombrables campagne de com et les projets anti-voitures #Cvcm et #Chronovélo en plein centre ville? Plutôt que de respecter le travail des employés? C’est un choix.

    sep article