Des syndicats reprochent à la Ville de Grenoble d’ “organiser la précarité” de son personnel dans les écoles

sep article



DÉCRYPTAGE – À quelques jours d’une nouvelle grève nationale dans la fonction publique et dans les cantines des écoles de Grenoble, les agents précaires de la commune tapent du poing sur la table. Subir les temps partiels, enchaîner les contrats précaires, faire preuve de flexibilité sans contre-parties… la coupe est pleine. Pour les syndicats FO, Sud et la CNT, l’administration entretient exprès la précarité par souci d’économies. La Ville conteste cette analyse et répond qu’elle fait tout son possible.    

 

Mobilisation d'agents précaires de la Ville de Grenoble, à l'appel des syndicats FO, Sud et la CNT, mercredi 26 janvier 2019 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mobilisation d’a­gents pré­caires de la Ville de Grenoble à l’ap­pel des syn­di­cats FO, Sud et la CNT, mer­credi 26 jan­vier 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Ce mer­credi 31 jan­vier en début d’après-midi, une petite ving­taine d’a­gents tra­vaillant dans les écoles de Grenoble se sont ras­sem­blés devant l’hôtel de Ville.

 

Un ren­dez-vous à l’initiative des syn­di­cats Force ouvrière (FO), Confédération natio­nale du tra­vail (CNT) et Solidaires, uni­taires, démo­cra­tiques (Sud) qui fait suite à l’ap­pel à la grève des agents des écoles du jeudi 24 jan­vier visant à dénon­cer la pré­ca­rité des agents.

 

Les trois syn­di­cats déplorent d’ailleurs l’ab­sence de la Confédération géné­rale du tra­vail (CGT) à leurs côtés. Contactée, celle-ci indique se concen­trer sur la grève géné­rale de la fonc­tion publique qui se tient mardi 5 février pro­chain. Une grève à laquelle FO, la CNT et Sud appellent les agents des écoles à par­ti­ci­per.

 

 

« Même si nous ne sommes pas très nombreux, on recommencera »

 

Une fois n’est pas cou­tume, les syn­di­cats de la Ville de Grenoble ont orga­nisé cette mobi­li­sa­tion en dehors du temps de tra­vail des agents. « On sait que, pour les agents qui subissent la pré­ca­rité, c’est dif­fi­cile de faire des actions pen­dant les temps de tra­vail », com­mente, com­pa­tis­sant, Denis Bagarry, syn­di­ca­liste chez Sud.

 

Mobilisation d'agents précaires de la Ville de Grenoble, à l'appel des syndicats FO, Sud et la CNT, mercredi 26 janvier 2019 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mobilisation d’a­gents pré­caires de la Ville de Grenoble, le 26 jan­vier 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Pour ce galop d’essai, il n’y avait pas foule au ren­dez-vous mais cela n’a pas décou­ragé les mani­fes­tants. « Même si nous ne sommes pas très nom­breux, on recom­men­cera », lance ainsi, opti­miste, Céline Tirard-Collet, syn­di­ca­liste à la CNT.

 

L’objectif de ce ras­sem­ble­ment ? Solidariser les per­son­nels pré­caires afin de pré­pa­rer des actions à venir, expliquent les syn­di­ca­listes. Car, jus­qu’ici, les grèves n’ont, d’a­près eux, eu aucun impact sur le mode de mana­ge­ment de la Ville.

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

Pays Voironnais, un jour, une activité
commentez lire les commentaires
3010 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Le choix d’Eric #Piolle de se cou­per des recettes Decaux, de finan­cer la fête des tuiles, les innom­brables cam­pagne de com et les pro­jets anti-voi­tures #Cvcm et #Chronovélo en plein centre ville ? Plutôt que de res­pec­ter le tra­vail des employés ? C’est un choix.

    sep article