Le Hockey club de Grenoble jouera, lui aussi, sur le gazon synthétique du stade Bachelard

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FOCUS – Inquiet pour sa survie fin 2018 car ne disposant plus de terrain pour disputer ses rencontres de championnat, le Hockey club de Grenoble (HCG) est désormais rassuré. Il a obtenu une dérogation de la Fédération et l’engagement de la Ville de Grenoble de réaliser les aménagements nécessaires pour jouer sur le terrain synthétique du stade Bachelard. Le premier match des hockeyeurs sur gazon à Bachelard est prévu le 17 mars.

 

 

Créé en 1985, le Hockey club de Grenoble (HCG) a vécu une fin d’année 2018 angoissante. Le club de hockey sur gazon grenoblois s’est alors retrouvé en grande difficulté. Son équipe fanion, qui s’entraîne deux fois par semaine au stade Charles Munch, derrière la MC2, se retrouvait en effet sans terrain pour jouer ses matchs à domicile en Nationale 2, la troisième division française.

 

 

Depuis 2004, l’équipe fanion ne jouait plus ses matchs à Grenoble

 

Ce n’est pas la première fois que le club est confronté à une problématique de ce type. Il avait déjà dû quitter en 2004 le synthétique du stade Vercors – qu’il utilisait depuis les années 90 –, fermé à l’époque pour cause de vétusté. Et avait été contraint de s’exiler à… Lyon.

 

Prochain rendez-vous pour le Hockey club de Grenoble face à Salon-de-Provence le 17 mars. © Yannick Eynard-Verrat

Prochain rendez-vous pour le Hockey club de Grenoble face à Salon-de-Provence, le 17 mars. © Yannick Eynard-Verrat

Depuis 2012, c’est au Pont-de-Claix qu’il évoluait. Mais ce n’est plus possible depuis début 2019. « Le terrain va être détruit car il y a la ligne de tram qui arrive, précise Jérémy Lepecq, secrétaire du HCG. Par anticipation, nous avions demandé à jouer tous nos matchs à domicile en début de saison [elle se déroule en général de septembre à fin novembre, puis de mars à fin mai-début juin, ndlr]. »

 

Cela a été possible pour tous sauf un, face à Salon-de-Provence, qui a été reporté au 17 mars. Il y avait donc urgence à trouver une solution pour cette rencontre et, aussi, pour les saisons à venir.

 

En décembre, le président Louis Jansen avait lancé un cri d’alarme dans les colonnes du Dauphiné libéré. « C’est la survie du HCG qui est en jeu », avait-il prévenu.

 

Le Hockey club de Grenoble évolue en Nationale 2, la troisième division française. Debout à gauche, Jérémy Lepecq. © Jocelyne Mangin

Le Hockey club de Grenoble évolue en Nationale 2, la troisième division française. Debout à gauche, Jérémy Lepecq. © Jocelyne Mangin

 

Le club a alors proposé à la Ville de Grenoble de disputer ses matchs de championnat sur le synthétique du stade Bachelard. « Ce terrain n’est normalement pas homologué pour notre sport, explique Jérémy Lepecq. Nous avons demandé à la Fédération [française de hockey, ndlr] une dérogation pour pouvoir y jouer. » Une demande acceptée.

 

« Il y a eu un mouvement de la Fédération qui a accepté qu’avec un tracé en pointillés, le terrain synthétique du stade Bachelard, qui a deux ans et qui dispose de vestiaires, puisse accueillir des matchs de hockey sur gazon », précise Sadok Bouzaïene, adjoint aux Sports de la Ville de Grenoble.

 

 

Un investissement de 21 000 euros pour la Ville

 

Reste désormais à effectuer les aménagements nécessaires. La Ville, par l’intermédiaire de Sadok Bouzaïene et Annick Debard, directrice des Sports, en a pris l’engagement lors d’un rendez-vous avec le HCG, mi-janvier. Le terrain synthétique de Bachelard va donc accueillir en plus du rugby, et du football parfois, du hockey sur gazon à partir du 17 mars. « Nous allons réaliser le tracé, installer des filets de protection et acheter des cages pour que le club puisse jouer ses matchs à Grenoble », détaille Sadok Bouzaïene.

 

Le terrain synthétique du stade Bachelard de Grenoble va accueillir les matchs de championnat du HCG. © Laurent Genin

Le terrain synthétique du stade Bachelard de Grenoble va accueillir les matchs de championnat du HCG. © Laurent Genin

Jérémy Lepecq évoquait la somme de 17 000 euros pour effectuer ces aménagements. « C’est plus ! C’est 21 000 euros, rectifie Sadok Bouzaïene. Rien que les cages, c’est 6 500 euros. »

 

Quinze ans après, l’équipe fanion du HCG va donc rejouer dans la capitale des Alpes. « Sur ce coup, nous sommes vraiment reconnaissants à la Ville de Grenoble de faire l’effort, souligne Jérémy Lepecq. Elle fait un boulot d’optimisation des équipements, sachant qu’elle n’a pas l’argent pour en faire des nouveaux et que cette problématique de terrain dure pour nous depuis 2004. »

 

En attendant peut-être un jour de disposer de son propre terrain, le Hockey club de Grenoble respire mieux depuis quelques jours.

 

Laurent Genin

 

 

LE HOCKEY SUR GAZON, UNE DISCIPLINE TECHNIQUE

 

Sur un terrain synthétique de 91,40 mètres de long sur 55 mètres de large, le hockey sur gazon met aux prises deux équipes de onze joueurs, gardien compris. Baskets aux pieds et munis d’une crosse, l’objectif, après s’être fait des passes, est de propulser la balle au fond des cages adverses.

 

Habileté technique et bonne vision de jeu sont deux atouts dans ce sport. © Yannick Eynard-Verrat

Habileté technique et bonne vision de jeu sont deux atouts dans ce sport. © Yannick Eynard-Verrat

« Pour marquer, c’est l’inverse du handball, il faut être à l’intérieur d’une zone en pointillés », précise Jérémy Lepecq, secrétaire et également joueur du Hockey club de Grenoble (HCG).

 

« Il y a une règle fondamentale : il n’y a pas de contact en hockey sur gazon, à la différence du hockey sur glace ou du roller-hockey », ajoute-t-il.

 

Interdiction par exemple de taper sur la crosse d’un adversaire. Il ne faut jouer que la balle. « La particularité du hockey sur gazon ou en salle [sur un terrain de handball, lors de la période hivernale, ndlr], c’est son aspect très technique avec la crosse », souligne Jérémy Lepecq.

 

Objectif du HCG cette saison : conserver sa place en Nationale 2

 

En matière de résultats, le HCG se classe actuellement cinquième sur sept en poule 9 de Nationale 2. En dépit de ce classement moyen, il a réussi la performance de s’imposer à Lyon (3-2), mi-novembre, lors de son dernier match avant la trêve hivernale. Une équipe lyonnaise qui était invaincue cette saison.

 

« L’objectif est déjà de rester à ce niveau et d’envisager dans les années à venir de monter, parce que nous avons pas mal de jeunes qui poussent un peu », confie Jérémy Lepecq. La tâche est ardue pour grimper d’une division. Selon la formule actuelle, seules deux équipes sur les quarante engagées en Nationale 2 accèdent en Nationale 1, la deuxième division.

 

LG

 

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