« 3, 2, 1 Plantez ! » : Grenoble mobilise les habitants contre le réchauffement climatique

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FOCUS - Pour inciter tout un chacun à planter sur son pré-carré, la Ville lance le défi « 3,2,1 Plantez ! » La règle du jeu ? Planter cet hiver des arbres, des arbustes, des plantes grimpantes, des murs végétalisés à foison. Avec à la clé des récompenses à gagner.

 

 

Lancement du défi "3,2,1 Plantez ! " avec Lucille Lheureux, adjointe à la Nature en ville de Grenoble, vendredi 21 décembre 2018 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Lancement du défi « 3,2,1 Plantez ! » avec Lucille Lheureux, adjointe à la Nature en ville, le 21 décembre 2018. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« Nous met­tons au défi les Grenoblois de plan­ter autant d’arbres, sinon plus que la Ville ! », lance Lucille Lheureux, adjointe à l’es­pace public et la nature en ville.

 

D’ici le prin­temps, la Ville de Grenoble compte de son côté mettre le paquet. Elle s’ap­prête ainsi à plan­ter 587 arbres sur l’es­pace public. Parmi les objec­tifs : ver­dir l’es­pace urbain et créer des îlots de fraî­cheur en pré­ven­tion des étés étouf­fants qui s’an­noncent…

 

Reste que l’ac­tion de la col­lec­ti­vité est limi­tée, la moi­tié du ter­ri­toire com­mu­nal rele­vant du domaine privé. Les habi­tants, copro­prié­taires ou com­mer­çants sont donc invi­tés à s’y mettre aussi via le défi « 3,2,1 Plantez ! ».

 

 

Des arbres en ville pour diminuer l’impact du réchauffement climatique

 

« Face au chan­ge­ment cli­ma­tique, nous avons besoin d’apporter plus de nature en ville », clame Lucille Lheureux. De fait, les Grenoblois sont déjà spé­ci­fi­que­ment confron­tés au réchauf­fe­ment de la pla­nète.

 

Anniversaire du verger "Essen'Ciel". 3 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Anniversaire du ver­ger « Essen’Ciel » le 3 juillet 2016 avec Eric Piolle, maire de Grenoble. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Il n’y a qu’à obser­ver les der­niers étés par­ti­cu­liè­re­ment chauds, très éprou­vants notam­ment pour les per­sonnes âgées et les très jeunes enfants. Les impacts du réchauf­fe­ment cli­ma­tique sont encore plus forts dans cer­tains quar­tiers où la confi­gu­ra­tion génère la for­ma­tion d’î­lots urbains de cha­leur.

 

Dans la mesure où ces phé­no­mènes vont s’ac­cen­tuer, plan­ter des arbres et des végé­taux appa­raît pour la Ville comme l’une des solu­tions per­met­tant de mieux sup­por­ter l’ir­ré­ver­sible élé­va­tion du ther­mo­mètre.

 

Les arbres, arbustes, plantes grim­pantes, apportent du confort en ville grâce à l’ombre qu’ils pro­curent aux urbains, et la fraî­cheur qu’ils dif­fusent de par leur sys­tème d’évapotranspiration. Sans comp­ter l’im­pact posi­tif sur la bio­di­ver­sité.

 

 

Des récompenses pour tous 

 

« Familles à éner­gie posi­tive », « Moins jeter la bonne idée ! », « Je plaque ma caisse »… Les défis pour chan­ger les habi­tudes de cha­cun et tendre vers des pra­tiques ver­tueuses pour l’en­vi­ron­ne­ment se mul­ti­plient.

 

Chemin avec des arbres à Grenoble près de la CCI. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Chemin avec des arbres à Grenoble, près de la CCI. © Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

S’y ajoute désor­mais le défi « 3,2,1 Plantez ! », dont le prin­cipe est des plus simples. Il suf­fit de s’inscrire sur le site du concours et de pos­ter les pho­tos de ses plan­ta­tions.

 

Planter quoi et com­ment, du reste ? Les agents du ser­vice des espaces verts se tiennent prêts à par­ta­ger, à la demande, avec les Grenoblois par­ti­ci­pant au défi leurs savoirs et connais­sances (espèces à favo­ri­ser en fonc­tion de la nature du sol, arro­sage, entre­tien, etc.).

 

À l’is­sue du concours, en mai pro­chain, tous ceux qui auront fait œuvre de ver­dis­se­ment rece­vront des récom­penses. Des prix plus impor­tants seront éga­le­ment attri­bués à ceux qui auront fait montre d’ef­forts par­ti­cu­liers en faveur « de la bio­di­ver­sité, en termes de par­ti­ci­pa­tion, sur la quan­tité de plan­ta­tions ».

 

La période de la plan­ta­tion des arbres ayant démarré depuis octobre, le jury accepte tous les repi­quages effec­tués depuis cette date. Pour main­te­nir l’é­mu­la­tion dans les rangs, la Ville affi­chera le décompte des arbres plan­tés son site Internet.

 

 

Plus de 500 espèces d’arbres à Grenoble

 

Ce ven­dredi 21 décembre au matin, des agents du ser­vice des espaces verts de la Ville de Grenoble ont planté un savon­nier et achevé la créa­tion d’une nou­velle allée d’arbres, à proxi­mité du gym­nase Malherbe.

 

Lancement du défi "3,2, 1 Plantez!" de la Ville de Grenoble. Des agents du service espaces verts plantent un savonnier, vendredi 21 décembre 2018 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« Sur l’alignement, nous avons alterné savon­niers et féviers d’Amérique sans épine », pré­cise Killian Debacq, chargé de suivre les opé­ra­tions du défi « 3,2,1 Plantez ! ». Les savon­niers sont bien indi­qués en milieu urbain. Leurs racines s’accommodent plu­tôt bien de la pré­sence de rem­blais dont le sous-sol est mité.

 

La Ville veille ainsi, de plus en plus, à plan­ter le bon spé­ci­men au bon endroit « afin de don­ner aux arbres toutes les chances de vivre le plus long­temps pos­sible, explique Lucille Lheureux. Savez-vous que les arbres ne sont pas pro­gram­més pour mou­rir ? », lance l’é­lue non sans sur­prendre une par­tie de son audi­toire.

 

La col­lec­ti­vité s’ef­force éga­le­ment, dans le même registre, de mul­ti­plier les essences pour obser­ver leur résis­tance vis-à-vis du chan­ge­ment cli­ma­tique. Le ter­ri­toire gre­no­blois est ainsi aujourd’­hui peu­plé d’en­vi­ron cinq cents espèces d’arbres… contre cin­quante en début de man­dat.

 

Séverine Cattiaux

 

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Commentaires 2
  1. Le buche­ron Piolle qui abbat nos grands arbres encou­rage leurs plan­ta­tions chez des par­ti­cu­liers ? Un comique celui là !

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    • Tiens, voilà Pierre Misère qui revient…
      Et tou­jours pour racon­ter des fadaises ! J’imagine Piolle avec une tron­çon­neuse dans les mains… Effectivement, c’est comique.
      Ceci dit, il fau­drait évi­ter de racon­ter des his­toires aussi peu cré­dibles sur l’a­bat­tage (hein, au pas­sage, abattre, avec un seul “b” !) d’arbres sans citer de sources et *sur­tout* sans en expli­quer les rai­sons. Par exemple, sur le canal du Midi, des mil­liers d’arbres fort beaux, grands et majes­tueux ont été abat­tus. Pas par plai­sir mais à cause d’une mala­die. Mais ça, ça doit vous pas­ser à tra­vers la tête.

      C’est fati­guant de voir de l’anti-Piolle pri­maire comme ça…

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