Après les blocages et manifestations, les lycéens comptent sur les étudiants pour faire le poids

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REPORTAGE – Aucun lycée bloqué ce mercredi à Grenoble. L’heure était à la discussion pour les lycéens mobilisés. À l’appel de l’Union nationale des lycéens (UNL), ils sont une vingtaine à s’être réunis en assemblée générale en début d’après-midi, ce mercredi 12 décembre. Dans une salle de la Bourse du travail, ils ont pu débattre pendant deux heures, dresser un état des lieux mais surtout évoquer les suites à donner à la contestation.

 

 

Une vingtaine de lycéens de Grenoble, La Mure ou même Voiron étaient présents à l'Assemblée générale de l'UNL. © Jules Peyron - placegrenet.fr

Une vingtaine de lycéens de Grenoble, La Mure ou même Voiron étaient présents à l’assemblée générale de l’UNL ce mercredi 12 décembre. © Jules Peyron – placegrenet.fr

Comment faire pour que le mouvement ne s’essouffle pas ? C’est la question qui taraude les lycéens présents. Car « les contestations lycéennes, ça explose vite puis ça retombe vite », lance Guillaume, responsable fédéral de l’UNL Isère. « Occuper un établissement ? », propose un jeune motivé. À courte échéance, c’est surtout la grève de vendredi qui préoccupe les membres de l’UNL.

 

 

Les lycéens en tête de cortège vendredi

 

Cinq organisations syndicales, dont la CGT, Solidaires et l’Unef, appellent à la grève et à la manifestation ce vendredi 14 décembre. « À Grenoble, les lycéens seront en tête de cortège. Si on est cinq, on va passer pour des guignols », s’inquiète Guillaume. Pour grossir les rangs, ils vont toutefois pouvoir compter sur les étudiants.

 

Les lycéens à genoux et mains sur la tête. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les lycéens à genoux et mains sur la tête, ce mardi 11 décembre. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Ces derniers ont en effet voté en assemblée générale le blocage d’un bâtiment de l’Université Grenoble-Alpes (UGA), ce vendredi, et comptent ensuite rejoindre la manifestation. Les lycéens espèrent ainsi « une union avec les étudiants », dans un esprit de convergence des luttes. Et pour maintenir la pression sur le gouvernement.

 

 

Une possible rencontre avec Olivier Véran, député LREM

 

Parmi les lycéens présents, aucun n’exprime le sentiment d’avoir été entendu par l’exécutif. À l’évocation du dernier discours d’Emmanuel Macron, les rires fusent. Et les réactions sont sans appel  : « C’est du blabla habituel », « Il a juste totalement ignoré les étudiants ! », « Le seul signal qu’on a du gouvernement, c’est les flics qui viennent nous frapper »…

 

Guillaume, responsable fédéral de l'UNL Isère, a annoncé une probable rencontre avec le député LREM Olivier Véran. © Jules Peyron - placegrenet.fr

Guillaume, responsable fédéral de l’UNL Isère, a annoncé une probable rencontre avec le député LREM Olivier Véran. © Jules Peyron – placegrenet.fr

Sur ce dernier point, il se pourrait que la situation évolue dans les semaines à venir. En sa qualité de responsable fédéral de l’UNL Isère, Guillaume annonce en effet avoir reçu un appel du bureau d’Olivier Véran, député LREM de la première circonscription de l’Isère.

 

Un rendez-vous avec les lycéens serait envisageable. La proposition fait vite consensus dans l’assemblée, à condition de s’y rendre avec un argumentaire solide.

 

Blocages, manifestations et autres actions coups de poing n’obèrent donc pas la volonté des lycéens de dialoguer avec le gouvernement. Une volonté qui devrait se traduire par un échange au niveau local avant, peut-être, une rencontre à l’Élysée.

 

Jules Peyron

 

 

Des étudiants de Sciences Po solidaires des lycéens de Mantes-la Jolie

 

Une vingtaine d’étudiants de Sciences Po Grenoble se sont mis à genoux, mains sur la nuque, ce mercredi 12 décembre devant l’IEP.

 

Un sit-in réalisé suite à la vidéo polémique montrant des rangées de dizaines de lycéens de Mantes-la-Jolie à genoux, les mains croisées derrière la tête, sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques et de boucliers. La plupart étaient soupçonnés de « participation à un attroupement armé » selon la police.

 

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Commentaires 1
  1. Avec ce slogan « anticapitaliste » peut on dire qu’à Grenoble il y a récupération par l’extrême gauche habituelle? Crédible?

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