2018 : un bon cru pour Le festival Le Millésime… avant son déménagement l’an prochain ?

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REPORTAGE VIDÉO – Clap de fin pour Le Millésime. Le festival œnologique et musical a fermé ses portes ce dimanche 21 octobre, avec la fin de son événement phare, le village vigneron, installé place Victor-Hugo. Après deux semaines d’animations alliant dégustation de vins et de musique classique ou jazz dans la métropole, vient l’heure d’un tout premier bilan de ce festival qui a su prendre de la bouteille.

 

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Le village vigneron, les clients l’attendent et nous mettons vraiment un point d’honneur à y participer car c’est une manifestation très conviviale. On voit nos clients, nous avons le temps de discuter avec eux… Pour nous, le Millésime est vraiment très important », explique Mathieu, représentant la Cave des grands crus blancs à Macon.

 

Ce dimanche 21 octobre, le festival le Millésime fermait les portes de son événement phare, le village vigneron, mettant ainsi un terme à deux semaines d’animations œnologiques et musicales réparties sur toute l’agglomération grenobloise.

 

 

« De moins en moins marché aux vins, de plus en plus festival œnologique »

 

Durant quatre jours, la place Victor-Hugo a revêtu tous les signes d’un temple voué aux vins des terroirs de France, à travers une formule désormais éprouvée depuis sa première édition en 1995 associant vins et musique. Cette année, c’était Claude Debussy qui était à l’honneur. Marché aux vins, dégustations thématiques, concerts gratuits, exposition… Il y en a eu pour tous les goûts, toutes les papilles.

 

 

 

De quoi confirmer, si besoin était, son statut de premier festival œnologique de France qui a su « trouver un équilibre, de moins en moins marché aux vins et de plus en plus festival œnologique ». Une formule « dans laquelle le public peut se sentir complètement inclus », se réjouit Alain Gatheron, le directeur du Millésime.

 

 

Le Millésime est tombé en même temps que le Grenoble jazz festival

 

« Il y a plus que jamais une place pour le grand répertoire classique sur le festival mais aussi pour le jazz », estime Alain Gatheron. Regrettant la disparition du club de jazz grenoblois La Soupe au chou, celui-ci souhaiterait que ce genre musical soit plus amplement programmé sur l’agglomération.

 

Alain Gatheron, le directeur du festival Le Millésime. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Alain Gatheron, directeur du festival Le Millésime. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Une remarque qui pourrait paraître paradoxale en l’occurrence puisque le festival Millésime s’est déroulé cette année sur le même créneau temporel que Grenoble-Alpes Métropole jazz festival, au risque de lui faire un peu d’ombre.

 

« C’est un petit peu dommage qu’il ait été programmé sur les mêmes dates que le Millésime. Nous pensions que nous allions pouvoir collaborer avec eux. Nous aurions pu croiser des soirées », regrette Alain Gatheron. Et modifier les dates du Millésime ? « Nous ne pouvions pas les bouger à cause de nos contraintes liées aux vendanges et aussi à la météo car beaucoup de nos manifestations se déroulent en extérieur et nous ne pouvons pas les repousser plus tard en automne », explique le directeur.

 

 

Une incertitude pour la prochaine édition

 

Quid de la fréquentation du Millésime ? « Le festival a connu cette année une fréquentation en hausse sur toute sa première partie. Pour le village vigneron, nous n’avons pas encore les chiffres définitifs mais ça devrait être à l’équilibre », estime Alain Gatheron. La 25e édition ? « Cela va être le quart de siècle. Nous sommes déjà en train de réfléchir à ce que nous allons faire pour marquer l’événement », nous révèle le directeur.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Qui pointe toutefois une ombre au tableau. « Nous ne sommes pas certains que nous serons encore sur la place Victor-Hugo pour le village vigneron car il y a une certaine incertitude sur les travaux [devant démarrer à la mi-2019, ndlr] qui y sont programmés, notamment sur la date précise de leur achèvement », précise Alain Gatheron.

 

Depuis deux éditions déjà, le festival s’est démarqué avec deux concerts d’ouverture magistraux donnés sur la place Saint-André. Le premier en 2017, avec le Boléro de Ravel, et cette année avec la Danse des sauvages de Jean-Philippe Rameau, la Danse macabre de Camille Saint-Saëns et le fameux West side story de Leonard Bernstein.

 

Cette formule est-elle appelée à se perpétuer ? « Nous aimerions bien garder une certaine régularité dans le mode de déroulement du festival qui est maintenant assez mature. Mais c’est toujours un tour de force. Nous ne sommes jamais certains d’y parvenir », avance prudemment Alain Gatheron.

 

Joël Kermabon

 

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