Fin de la grève dans les déchèteries de l’agglomération grenobloise

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FIL INFO – En grève depuis le 25 septembre à l’appel de la CGT, les agents de plusieurs déchèteries métropolitaines ont levé leur préavis et repris le travail ce mardi 9 octobre au matin. Un accord a en effet été trouvé, vendredi dernier, à l’issue d’une réunion entre représentants de la Métropole et grévistes, lesquels ont obtenu satisfaction sur la plupart de leurs revendications.

 

 

Après 14 jours de grève, les agents des 21 déchèteries métropolitaines ont levé leur préavis ce mardi 8 octobre, à l'issue d'un accord obtenu le 5 octobre.

La déchè­te­rie « nou­velle géné­ra­tion » de Saint-Martin-d’Hères a été inau­gu­rée le 27 sep­tembre der­nier. © Manuel Pavard, Place Gre’net

Pour cha­cune des deux par­ties, la réunion du ven­dredi 5 octobre s’annonçait déci­sive… Et elle l’a bien été !

 

Après qua­torze jours de grève consé­cu­tifs, les agents des déchè­te­ries métro­po­li­taines ont levé, ce mardi 9 octobre, le pré­avis de grève illi­mi­tée déposé le 25 sep­tembre der­nier par la CGT et mis fin à leur mou­ve­ment.

 

Un mou­ve­ment suivi par 75 % des titu­laires – soit quinze agents sur un total de vingt – mais seule­ment 20 % des agents fait remar­quer la Métro.

 

 

La mobilisation a fini par porter ses fruits

 

Pour le per­son­nel des déchè­te­ries, la mobi­li­sa­tion qui a conduit au blo­cage de trois déchè­te­ries de l’agglomération gre­no­bloise plu­sieurs jours durant, a donc fini par por­ter ses fruits.

 

Après 14 jours de grève, les agents des 21 déchèteries métropolitaines ont levé leur préavis ce mardi 8 octobre, à l'issue d'un accord obtenu le 5 octobre.

Les agents gré­vistes ont pro­fité de l’i­nau­gu­ra­tion de la nou­velle déchè­te­rie de Saint-Martin-d’Hères, jeudi 27 sep­tembre, pour se faire entendre. © Manuel Pavard, Place Gre’net

Cette déci­sion d’ar­rê­ter le mou­ve­ment fait suite à l’accord conclu ven­dredi der­nier avec la Métropole, à l’issue d’une ren­contre réunis­sant agents gré­vistes et repré­sen­tants syn­di­caux d’une part, et membres de la direc­tion d’autre part (direc­teur géné­ral des ser­vices, direc­teur géné­ral adjoint et direc­teur de ser­vice).

 

« La réunion s’est tenue ven­dredi mais nous sommes res­tés en grève jusqu’à lundi, en fin d’après-midi, le temps de rece­voir et vali­der l’accord écrit de la direc­tion », explique François Bard, gar­dien de déchè­te­rie, repré­sen­tant du per­son­nel CGT et élu au comité d’hy­giène, de sécu­rité et des condi­tions de tra­vail (CHSCT).

 

 

Le travail le dimanche se fera sur la base du volontariat… comme prévu

 

Pour lui comme pour ses col­lègues gar­diens de déchè­te­ries, le sou­la­ge­ment est en tout cas de mise. « Nous avons obtenu satis­fac­tion sur l’ensemble de nos reven­di­ca­tions », savoure le syn­di­ca­liste, tan­dis qu’un com­mu­ni­qué de la CGT-Métro, trans­mis ce mardi, se féli­cite que « la réunion du ven­dredi 5 octobre 2018 [ait] per­mis le retour à un dia­logue social construc­tif ».

 

« Le but du mou­ve­ment, rap­pelle François Bard, était d’améliorer nos condi­tions de tra­vail, de recru­te­ment et de mana­ge­ment. Globalement, tout s’est bien passé dans les négo­cia­tions, ce qui a en plus per­mis l’ouverture de postes fixes. »

 

Déchèterie Jacquard, l'une des trois déchèteries que compte Grenoble © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Comme les 20 autres déchè­te­ries situées sur le ter­ri­toire métro­po­li­tain, la déchè­te­rie Jacquard, à Grenoble, a été blo­quée durant plu­sieurs jours au cours des deux der­nières semaines. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Concernant le recru­te­ment, les gré­vistes ont en effet obtenu « le déblo­cage de postes vacants et la prio­rité accor­dée aux agents actuel­le­ment en poste, en par­ti­cu­lier les agents volants (non rat­ta­chés à une déchè­te­rie en par­ti­cu­lier) ». La mobi­lité des agents titu­laires sera, quant à elle, « enca­drée par une sec­to­ri­sa­tion du ter­ri­toire ».

 

Côté mana­ge­ment, alors que la CGT avait dans un pré­cé­dant com­mu­ni­qué pointé un « Management auto­ri­ta­riste repo­sant sur l’entrave syn­di­cale, l’intimidation et la sanc­tion indi­vi­duelle », la dis­cus­sion de ven­dredi a per­mis aux agents de s’exprimer quant à la ten­sion régnant au sein du ser­vice et « de reca­drer cer­taines choses », pré­cise François Bard. La direc­tion géné­rale de Grenoble-Alpes Métropole s’est ainsi enga­gée à une vigi­lance par­ti­cu­lière dans ce domaine.

 

Enfin, le tra­vail le dimanche se fera « exclu­si­ve­ment sur la base du volon­ta­riat. » Mais la Métro s’é­tonne de voir ce point pré­senté comme un résul­tat des négo­cia­tions alors qu’elle a tou­jours dit que le tra­vail domi­ni­cal ne serait pas obli­ga­toire, et se ferait sur la base du volon­ta­riat.

 

Manuel Pavard

 

 

Le tribunal administratif avait tranché en faveur de la Métropole

 

La Métropole avait demandé un référé d’expulsion suite au blo­cage des déchè­te­ries, constaté par avis d’huissiers. Dimitri Martinez était ainsi assi­gné dans ce cadre, mer­credi 3 octobre, devant le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif, qui s’est pro­noncé en faveur de la Métropole. Si les agents étaient offi­ciel­le­ment en grève jusqu’au lundi 8 octobre, ils ont en revanche été tenus de lever les blo­cages des déchè­te­ries et de quit­ter les lieux dans la fou­lée de cette déci­sion de jus­tice.

 

 

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