Musée de l’Ancien évêché : un lieu chargé d’histoire tourné vers l’avenir après le succès de ses 20 ans

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REPORTAGE VIDÉO – Le musée de l’Ancien évêché fête cette année ses vingt ans d’existence. Offert aux Grenoblois par le Département de l’Isère en 1998 après dix années de travaux, le musée a marqué le coup avec cinq jours de festivités qui se sont achevées par un concert mémorable ce dimanche 16 septembre. Un anniversaire sur lequel l’équipe du musée compte bien capitaliser pour inciter le public à franchir davantage ses portes.

 

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Rien que sur le week-end des 15 et 16 sep­tembre nous avons eu plus de 700 visi­teurs le samedi et 500 autres le dimanche, aux­quels il faut rajou­ter les 1 000 spec­ta­teurs venus assis­ter au concert de clô­ture », se féli­cite Mylène Neyret, char­gée d’ex­po­si­tion au musée de l’Ancien évê­ché.

 

Après cinq jour­nées de fes­ti­vi­tés qui se sont ache­vées par un concert mémo­rable ce dimanche 16 sep­tembre, le tout pre­mier bilan de l’anni­ver­saire des 20 ans du musée a de quoi réjouir l’é­quipe.

 

 

« Quand le public vient nous voir au musée, c’est déjà une jolie victoire »

 

Le musée a en effet ouvert ses portes en 1998 sous l’é­gide du Département. Et ce après dix longues années de tra­vaux dont nombre de Grenoblois se sou­viennent encore, ne serait-ce que par les tré­sors archéo­lo­giques qu’ils ont révé­lés et ainsi mis en valeur.

 

 

« Nous sommes vrai­ment ravis, le public a répondu à nos dif­fé­rentes pro­po­si­tions », affirme Mylène Neyret. Qui se réjouit d’au­tant plus de la diver­sité des visi­teurs. « Nous avons eu un public de tous les âges, des familles, des scien­ti­fiques… Pour nous, c’est impor­tant », com­plète-t-elle, même si le musée n’a­vait pas d’at­tentes par­ti­cu­lières en ce qui concerne la fré­quen­ta­tion.

 

Une visite du musée. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Une visite du musée. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Ce qui nous inté­resse vrai­ment, c’est le contact avec le public. Quand il vient nous voir au musée, c’est déjà une jolie vic­toire. Et s’il ne nous connaît pas, c’est l’oc­ca­sion de lui faire décou­vrir ce beau site qu’est le musée, l’an­cien palais de l’é­vêque », explique, non sans fierté, la char­gée d’ex­po­si­tions.

 

Autre motif de satis­fac­tion, le suc­cès ren­con­tré par les ani­ma­tions pro­po­sées : concert, visite gui­dée, jeu de piste ou encore pro­jec­tion de films. « Elles ont toutes fonc­tionné, il n’y a pas eu une seule ani­ma­tion où per­sonne ne soit venu », se réjouit Mylène Neyret.

 

 

Le paysage et la montagne en estampes japonaises bientôt au programme

 

Bien que s’at­ta­chant à retra­cer et expo­ser le passé, le musée de l’Ancien évê­ché n’en a pas moins un ave­nir. « Nous avons de jolis pro­jets. Notamment à la fin du mois de décembre, où nous allons pré­sen­ter une expo­si­tion sur le pay­sage et la mon­tagne – année du Japon oblige – en estampes japo­naise », dévoile Isabelle Lazier, la direc­trice du musée.

 

La mystérieuse bague du dauphin Guigues VIII au musée de l'ancien Évêché de Grenoble. DR

La mys­té­rieuse bague du dau­phin Guigues VIII au musée de l’an­cien Évêché de Grenoble. DR

Mais pas seule­ment. Les col­lec­tions dépar­te­men­tales sont enri­chies d’an­nées en années, à l’is­sue des nom­breuses expo­si­tions tem­po­raires pro­po­sées au public.

 

« Pour autant, le musée ne dis­pose pas de réserves propres, les col­lec­tions sont gérées par le musée Dauphinois », nous pré­cise la direc­trice.

 

« Nous avons un public qui vient très sou­vent de l’ex­té­rieur, pré­cise-t-elle avec une pointe de regrets. Nombre de Grenoblois gagne­raient ainsi à fran­chir l’en­trée du musée. Ce lieu situé dans le centre ancien de la ville mérite d’être décou­vert, pour nour­rir sa curio­sité, connaître son passé et pas­ser un bon moment dans les salles du musée. »

 

 

Un concert de clôture décalé

 

S’il avait fallu mesu­rer le suc­cès de l’o­pé­ra­tion au nombre de per­sonnes venues assis­ter au concert de clô­ture de ce dimanche 16 sep­tembre, on aurait assu­ré­ment parlé de car­ton plein. En effet, pas moins d’un mil­lier de per­sonnes se sont mas­sées dans la cour du musée et les jar­dins atte­nants. Il fal­lait sérieu­se­ment jouer des coudes pour dégo­ter la moindre place afin de savou­rer sans trop d’in­con­fort le concert déjanté du Big uku­lele syn­di­cate (Bus).

 

The Big Ukulele Syndicate. © Joël Kermabon - Place Gre'net

The Big Ukulele Syndicate. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Le contraste entre le rela­tif sérieux de l’an­ni­ver­saire des 20 ans du musée et le concert fes­tif pro­posé en point d’orgue n’é­tait pas plus un hasard de pro­gram­ma­tion qu’une faute de goût. « L’équipe du musée sou­hai­tait avoir un concert très grand public, fami­lial et vrai­ment fes­tif ! Nous ne vou­lions pas quelque chose de sérieux mais vrai­ment fêter un anni­ver­saire », sou­ligne Mylène Neyret.

 

Retour en images sur ce concert sur­vi­ta­miné donné par un groupe revi­si­tant à sa manière, entre autres styles musi­caux, des grands clas­siques du rock et de la pop music.

 

 

Joël Kermabon

 

 

Festival du film France Nature Environnement
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