Gem Les Prem1ères : un nouvel incubateur en Isère pour accompagner l’entreprise au féminin

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EN BREF — Grenoble École de management et l’incubateur lyonnais Les Prem1ères Auvergne-Rhône-Alpes lancent un incubateur d’entreprises au féminin sur l’Isère, baptisée Gem Les Prem1ères. Objectif ? Accompagner les projets de création d’entreprises des entrepreneures et équipes mixtes, en allant à leur rencontre, y compris sur les territoires moins urbanisés.

 

 

« Accompagner l’entrepreneuriat au féminin en Isère », tel est l’objectif du nouvel incubateur d’entreprises que lance Grenoble École de management (Gem), à travers sa chaire Femmes & Renouveau économique, en partenariat avec Les Prem1ères Auvergne-Rhône-Alpes. Dédié aux femmes iséroises et résolument mobile, l’incubateur se nomme tout logiquement Gem Les Prem1ères.

 

Présentation à Grenoble école de management de l'incubateur Les Premières pour entrepreneur(e)s et équipes mixtes innovantes. © Muriel Beaudoing - Placegrenet.fr

Présentation à Grenoble école de management de l’incubateur Les Prem1ières. © Muriel Beaudoing – Placegrenet.fr

Les Prem1ères ? Une structure d’accompagnement à la création d’entreprises « pour les femmes et équipes mixtes innovantes ». Cet incubateur basé à Lyon accompagne femmes et équipes mixtes, du projet initial à sa consolidation, afin d’en pérenniser l’activité, développer le réseau… et favoriser la création d’emplois : 252 directs et indirects depuis 2011. Place Gre’net connaît par ailleurs bien l’incubateur, pour avoir reçu la distinction Pepit’up en 2014, lorsque celui-ci s’appelait Les Pionnières.

 

 

Les femmes dirigeantes encore très minoritaires

 

L’objectif est bien de « diffuser un modèle de réussite entrepreneurial plus mixte, plus innovant, plus diversifié, plus humain et plus performant », précise encore l’incubateur lyonnais. Et ceci à travers des dispositifs mobiles, notamment en direction des zones moins urbanisées, où l’accompagnement est nettement plus faible.

 

Présentation à Grenoble école de management de l'incubateur Les Premières pour entrepreneur(e)s et équipes mixtes innovantes. © Muriel Beaudoing - Placegrenet.fr

Marie Trouhet, déléguée générale des Premières Auvergne-Rhône-Alpes. © Muriel Beaudoing – Placegrenet.fr

Or, indiquent les Prem1ères, les femmes tendent plus à rester sur un territoire que les hommes. « Il faut les accompagner où elles sont », explique la structure.

 

Les besoins sont criants. Selon les données de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), les femmes ne représentent que 20 % de l’entrepreneuriat dans le Sud-Isère. En mars 2018, l’Insee confirmait cette faible représentation, cette fois à l’échelle de la région où les cadres dirigeants sont des hommes à 82 %.

 

Ce n’est pas donc pas un hasard si plusieurs initiatives cherchent à promouvoir l’entrepreneuriat au féminin, qu’il s’agisse du réseau Réselle ou de l’association Femmes chefs d’entreprises, à laquelle la chaire de Gem est très connectée.

 

 

Une implantation territoriale mobile

 

Comment implanter l’incubateur en Isère ? Marie Trouhet, responsable des Prem1ères, décrit un processus similaire à l’expérience vécue en région lyonnaise, à savoir des réunions d’information et une présence sur les réseaux sociaux pour cibler les femmes tentées par la création d’entreprise.

 

Présentation à Grenoble école de management de l'incubateur Les Premières pour entrepreneur(e)s et équipes mixtes innovantes. © Muriel Beaudoing - Placegrenet.fr

Séverine Le Loarne, directrice de la Chaire Femmes et renouveau économique et enseignante – chercheuse à Gem. © Muriel Beaudoing – Placegrenet.fr

Une nouvelle fois, la mobilité est primordiale : « On va s’installer dans le Grésivaudan, dans le Trièves, là où seront les femmes ! », insistent les porteurs du nouvel incubateur, qui comptent déployer une équipe d’une vingtaine de personnes.

 

L’incubateur servira aussi la cause de la recherche, précise Gem. En effet, les femmes entrepreneuses inscrites dans le dispositif participeront au panel de la chaire Femmes & Renouveau économique. Une manière de mesurer « l’impact de l’entrepreneuriat féminin sur le dynamisme et le bien-être du territoire ».

 

Combien de volontaires pour cet accompagnement ? L’incubateur en comptait déjà cinq en juillet, en attendant les réunions du mois de septembre. Le tout pour un coût de 700 euros pour treize rendez-vous, individuels et collectifs.

 

FM

 

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