Lettre ouverte au préfet de l’Isère : l’ODTI veut être intégré aux réunions sur la sécurité dans les quartiers

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Notre indépendance c

FIL INFO – Le président directeur général de l’Observatoire sur les discriminations et les territoires interculturels (ODTI) Claude Jacquier reprend la plume. Après s’être adressé au procureur de la République de Grenoble, c’est au préfet de l’Isère qu’il envoie cette année une nouvelle lettre ouverte pour demander une réunion sur les questions de sécurité au sein du quartier Très-Cloîtres de Grenoble.

 

 

Après avoir signé une lettre ouverte emplie d’i­ro­nie au pro­cu­reur de la République de Grenoble en août 2017, le pré­sident et direc­teur de l’Observatoire sur les dis­cri­mi­na­tions et les ter­ri­toires inter­cul­tu­rels (ODTI) Claude Jacquier reprend la plume. Cette fois pour inter­pel­ler le pré­fet de l’Isère Lionel Beffre, à tra­vers une (longue) lettre où se retrouve le style, habi­tuel, de l’ex-direc­teur de recherche du CNRS, sou­tien d’Éric Piolle en 2014, entre phrases semi-cathé­drales et réfé­rence impromp­tues, de Brecht à Lord Mountbatten*, dont une copie a été adres­sée au pré­sident de la République.

 

Visuel ODTI

Visuel ODTI

 

L’objet de la mis­sive ? Claude Jacquier demande aux ser­vices de la pré­fec­ture une réunion sur la sécu­ri­sa­tion de l’ODTI et de la place où se trouve les locaux de l’Observatoire, au cœur du quar­tier Très-Cloîtres de Grenoble. Claude Jacquier avait déjà signalé l’om­ni­pré­sence des dea­leurs dans ce sec­teur, à deux pas pour­tant de l’Hôtel de police. Et avait reçu des menaces de la part de ces reven­deurs, ainsi qu’il l’af­fir­mait dans un second cour­rier dif­fusé en 2017, quelques jours après le pre­mier.

 

 

Intégrer l’ODTI dans les réunions sur la sécurité

 

Claude Jacquier, président de l'ODTI © Photos Linkedin

Claude Jacquier, pré­sident de l’ODTI © Photos Linkedin

« Le temps est venu de faire enfin la clarté sur la capa­cité des ser­vices de l’État […] d’as­su­rer la sécu­rité des habi­tant-es du quar­tier Très-Cloîtres et par­ti­cu­liè­re­ment de nos résident-es de l’ODTI », écrit ainsi en pré­am­bule Claude Jacquier.

 

Ce der­nier rap­pelle sa colère face à un rap­port d’ins­pec­tion datant de l’an­née der­nière, dans lequel la pré­fec­ture s’in­ter­ro­geait… sur la capa­cité de l’ODTI à assu­rer elle-même la sécu­rité des per­sonnes qu’elle suit. « Un grand clas­sique de l’action publique à la fran­çaise et de son admi­nis­tra­tion jaco­bine », per­sifle le direc­teur.

 

Estimant les membres de l’ODTI « fins connais­seurs » de la réa­lité du sec­teur, Claude Jacquier attend donc qu’ils soient asso­ciés aux stra­té­gies éla­bo­rées par les auto­ri­tés en matière de sécu­rité… tout en ajou­tant dou­ter que de telles stra­té­gies existent. Ce qui ne l’a pas empê­ché de deman­der à plu­sieurs reprises de par­ti­ci­per aux tra­vaux du Conseil local de sécu­rité et de pré­ven­tion de la délin­quance (CLSPD). Et d’es­ti­mer que sa par­ti­ci­pa­tion au Comité de pilo­tage du QPV (Quartier prio­ri­taire de la ville) est « à peine tolé­rée », sinon mépri­sée.

 

 

Très-Cloîtres exclu de CVCM

 

Ce mépris reflète-t-il celui porté à l’en­semble du quar­tier et à sa popu­la­tion ? Le direc­teur de l’ODTI n’en doute pas une seconde. « Ces per­sonnes ne votent pas et per­sonne ne vient faire son mar­ché élec­to­ral auprès d’elles ! Les auto­ri­tés n’en font jamais men­tion dans leurs bilans et dans leurs cam­pagnes média­tiques, sauf à l’extrême droite et dans la droite extrême », écrit-il ainsi.

 

Un exemple, selon lui ? L’exclusion du sec­teur du plan de pié­ton­ni­sa­tion Cœurs de ville, cœurs de métro­pole (CVCM), dili­genté par la Métro. « Aurait-on voulu stig­ma­ti­ser ce ter­ri­toire et le livrer encore plus aux mal­fai­sants qu’on ne s’y serait pas pris autre­ment ! », peste Claude Jacquier. Qui se demande avec cynisme si le but n’est pas d’en­cou­ra­ger la cir­cu­la­tion auto­mo­bile des nom­breux clients venant s’ap­pro­vi­sion­ner en stu­pé­fiants.

 

 

Des « bricolages » en guise de solution ?

 

Le direc­teur de l’ODTI dénonce enfin des pro­po­si­tions pré­fec­to­rales fai­sant figure à ses yeux de « bri­co­lages ». « Votre der­nière pro­po­si­tion d’embaucher des média­teurs de nuit […] est pour le moins éton­nante », affirme-t-il en pro­met­tant le pire : « Soit ces média­teurs seront là pour le décor et la bonne conscience des auto­ri­tés, soit ils essaie­ront d’être effi­caces et la police peut d’ores et déjà pré-signer les constats de décès de ces vaillants com­bat­tants. »

 

A l'extérieur de la salle de prière du quartier Très Cloitres. Une population qui ne vote pas ? © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

A l’ex­té­rieur de la salle de prière du quar­tier Très-Cloitres. Une popu­la­tion qui ne vote pas ? © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Pessimisme tou­jours, quand Claude Jacquier juge que « la stra­té­gie du “contain­ment” ne peut être effi­cace qu’un temps » et pré­dit au pré­fet de l’Isère une pro­chaine “explo­sion du cou­vercle”. « Il est grand temps […] que les auto­ri­tés publiques, éta­tiques et ter­ri­to­riales prennent enfin leurs res­pon­sa­bi­li­tés, au risque que tout cela déborde sur le reste du centre-ville, sur la Métropole voire dans vos bureaux éri­gés en for­te­resse-bun­ker place de Verdun », pré­vient-il.

 

La solu­tion n’est pas dans les bud­gets ou les effec­tifs, juge enfin Claude Jacquier. « Ce qu’il faut ce n’est pas plus d’État […] mais mieux d’État, un État qui retrou­ve­rait à l’oc­ca­sion un peu de la confiance des citoyen-nes », juge-t-il. Avant d’in­vi­ter le pré­fet à la dixième édi­tion de la mani­fes­ta­tion annuelle de l’ODTI, Equinox Métis, les 21 et 22 sep­tembre 2018. Une réponse posi­tive serait à ses yeux « l’es­quisse d’un chan­ge­ment sym­bo­lique », aucun pré­fet de l’Isère n’ayant jamais fait le dépla­ce­ment à cet évé­ne­ment.

 

FM

 

 

* Dernier vice-roi de l’Inde bri­tan­nique, et pre­mier gou­ver­neur géné­ral de l’Inde indé­pen­dante.

 

 

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Commentaires 22
  1. Caro 30/08/2018 16 :08
    Réponse CJ
    Commentaires rai­son­nables de Caro et merci pour les com­pli­ments concer­nant l’ODTI.
    Une pré­ci­sion : l’ODTI Office Dauphinois des Travailleurs Immigrés est devenu Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels en 2003 à la demande de sala­rié-es. Je n’étais à l’époque ni pré­sident (on m’a confié la pré­si­dence en 2004, per­sonne n’en vou­lait) et j’ai dû m’occuper de la direc­tion géné­rale en 2007 pour faire face aux énormes baisses de sub­ven­tions de l’Etat qui ont conduit l’ODTI à la ces­sa­tion de paie­ment. Depuis 2007 je rame avec les admi­nis­tra­teurs et les sala­rié-es, en tant que pré­sident et direc­teur géné­ral béné­vole pour assu­rer un redres­se­ment judi­ciaire et rem­bour­ser 535 000 euros de dettes avec un bud­get de 1 100 00 euros. Depuis dix ans, à l’ODTI, je ne reçois ni salaire, ni indem­nité, ni rem­bour­se­ment de frais (voir rap­port du com­mis­saire aux comptes). J’utilise mon ordi­na­teur et mon télé­phone per­son­nel dont je paie per­son­nel­le­ment tous les frais. Je m’en­ri­chis socia­le­ment et cultu­rel­le­ment.

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    • L’action idéa­liste per­son­nelle au ser­vice d’une asso­cia­tion
      humaniste(loi 1901), n’est en rien liée à la dis­pa­ri­tion ou à
      l’aug­men­ta­tion des incivilités.je ne vois donc pas l’in­té­rêt
      de l’ODTI, à inté­grer les réunions sur la sécu­rité des quar­tiers.
      « Le maire a de nom­breuses pré­ro­ga­tives en matière de police, géné­rale ou spé­ciale, et s’appuie sur les forces de police muni­ci­pale ou d’Etat.
      En vertu de l’articleL2212‑1 du Code géné­ral des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, le maire doit veiller, à tra­vers ses pou­voirs de police, à assu­rer le bon ordre, la sûreté, la sécu­rité et la salu­brité publique dans sa com­mune. Le champ d’intervention dans ces domaines est très large et très divers.
      Le bon ordre ras­semble les trois notions de sécu­rité publique, de salu­brité et de tran­quillité publique ».

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      • Stef 04/09/2018 7:23
        Réponse CJ. L’anonymat d’un com­men­ta­teur, je vous l’ai dit, n’est pas une garan­tie de débat démo­cra­tique. Donnez votre nom et votre adresse d’au­tant plus que vous vou­lez contri­buer à « l’a­na­lyse métro­po­li­taine » de la sécu­rité et de la sûreté, le second des droits de l’homme après la liberté de conscience selon Spinoza. Au lieu d’ins­truire de faux-débat en défor­mant les pro­pos, repor­tez-vous à ce que nous écri­vons en clair et de manière non ano­nyme.

        L’ODTI n’a jamais reven­di­qué de se sub­sti­tuer au maire, celui-là, le pré­cé­dent et celles et ceux qui sui­vront, maires suc­ces­sifs que nous n’a­vons d’ailleurs de cesse et depuis long­temps de ren­voyer à cet article du CGCT mais de par­ti­ci­per à un CLSPD Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, conseil créé par la loi en 2002 et pré­sidé par le maire ou par sa pre­mière adjointe et qui est ouvert, nor­ma­le­ment, à de nom­breux par­te­naires dont les associations(il devrait y en avoir 6 sur Grenoble com­mune dont un cou­vrant le ter­ri­toire de Très-Cloîtres)

        Nous avons fait la demande d’y être invité par écrit au maire à quatre reprises en 2017. Nous n’a­vons reçu aucune réponse mis à part du silence. Donc ne vous cachez pas der­rière votre petit doigt et ne confon­dez pas tomme avec Rome. La sécu­rité n’est pas un fro­mage, ni un os à ron­ger, dans une seule pers­pec­tive poli­ti­cienne !

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        • D’une part notre pays n’est pas une démo­cra­tie au sens que
          nous l’en­ten­dons, l’in­dice de démo­cra­tie de la France, nous
          met à la 29 place der­rière le Chili,l’Espagne,l’Italie et la
          tota­lité des pays de l’Europe du Nord. Nous vivons dans
          une démo­cra­tie impar­faite, où la voix du peuple n’est pra­ti­que­ment
          jamais écoutée.le réfé­ren­dum de mai 2005 ‚donne 54,5% de voix
          à ceux qui rejettent le traité éta­blis­sant la consti­tu­tion euro­péenne ;
          le pre­mier jour de juillet 2008, le peuple pre­nait ses vacances et
          le traité de Lisbonne a été adopté par l’as­sem­blée natio­nale
          en toute dis­cré­tion .Ce n’é­tait pas une action de démo­cra­tie, mais
          plu­tôt une forme de tra­hi­son de cette démo­cra­tie .
          La morale poli­tique est dépen­dante de l’in­té­rêt finan­cier, entrer en
          politique,c’est engran­ger des tas d’a­van­tages sans enga­ger sa
          res­pon­sa­bi­lité.
          je n’ai aucune sym­pa­thie pour la poli­tique, hélas , nous ne pou­vons
          pas l’i­gno­rer puis­qu’elle dirige nos vies .
          je n’ai aucune pers­pec­tive poli­ti­cienne . je pense que la « Tolérance
          Zéro », et la vidéo­sur­veillance pour­rait faire bais­ser les inci­vi­li­tés .
          le maire de New-York, Rudolph Giuliani, avait fait bais­ser avec cette
          appli­ca­tion de plus de 60% les inci­vi­li­tés ( crimes de sang com­pris)
          en l’es­pace de quatre ans .
          Stéfan Sos ‚allée des deux mondes 38100 Grenoble

          l

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  2. Si l’ODTI et son pré­sident connaissent mieux le quar­tier que qui­conque, alors ils savent qui fait quoi et qui deale quoi. Qu’ils dénoncent ces per­sonnes. Il existe plein de manières de le faire ano­ny­me­ment. Ne pas le faire c’est se rendre com­plice.

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    • Gilce 31/08/2018 15 :51.
      Réponse CJ : Rassurons ce com­men­ta­teur. Le per­son­nel de l’ODTI a l’obligation sous peine de faute pro­fes­sion­nelle de faire tous les signa­le­ments et dépôts de plainte néces­saires. Non seule­ment ce per­son­nel le fait et de manière non ano­nyme, mais les per­sonnes qui font l’objet d’une plainte sont aver­ties par nous de ce dépôt de plaintes. Pour Gilce qui veut nous don­ner des leçons sur notre com­pli­cité éven­tuelle avec des « gens de mau­vaise vie », qu’il sache que nous avons le cou­rage de le faire. Nous rap­pe­lons au pas­sage comme nous le fai­sions dans la lettre ouverte au pré­fet que sans doute Gilce n’a pas lu, que nous avons une délé­ga­tion de ser­vice public de la part de l’Etat sur cer­taines de nos acti­vi­tés et que nous avons l’obligation de faire ces signa­le­ments sans pour autant dis­po­ser de la vio­lence légi­time. Nous n’avons pas d’armes et agis­sons sans aucune pro­tec­tion (gilet pare-balles, casque lourd). Nous atten­dons le cou­ra­geux Gilce qui se cache der­rière un pseudo ! Il a nos coor­don­nées.

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  3. Mais bien sûr… les auto­ri­tés auraient main­tenu volon­tai­re­ment la cir­cu­la­tion auto­mo­bile pour que les dro­gués puissent conti­nuer à s’ap­pro­vi­sion­ner en voi­ture… Quand je lis une telle absur­dité, je crois que tout est dit concer­nant le prisme d’a­na­lyse de ce pré­sident d’as­so­cia­tion, lequel semble voire de la dis­cri­mi­na­tion par­tout, y‑compris lors­qu’il n’y en a pas ! Or, le quar­tier Très-Cloîtres et en plein centre-ville et n’est ni plus, ni moins bien inté­gré à la République Française ; de telle sorte qu’on ne nous fera pas cette fois-ci le coup de « l’en­cla­ve­ment » ! Par ailleurs, puis-je pré­ci­ser à ce mon­sieur que la rue Très-Cloître est contigüe à un quar­tier pié­ton (quelle chance!) et que les rues voi­sines Brocherie et Chenoise, sont en voie d’être pié­ton­ni­sées ! Et après cela rien ne serait fait pour le quar­tier ? Et « ces » per­sonnes qui ne votent pas, de qui par­lez-vous ? Allez, c’est qui, le « ces » ? Essentialisez-vous les gens selon leur ori­gine, comme le fait l »extrême-droite ? Admettons que cer­taines per­sonnes n’aient pas le droit de vote, elles n’en sont pas moins, pour cer­taines d’entre-elles, des parents qui devraient être capable d’in­ter­dire à leurs gamins de traî­ner le soir, ce qui suf­fi­rait à conte­nir le pro­blème de la drogue et de la tran­quillité publique ! Enfin, petite pré­ci­sion à l’in­ten­tion de ce pré­sident de « l’ob­ser­va­toire des dis­cri­mi­na­tions et des ter­ri­toires inter­cul­tu­rels » : contrai­re­ment à vos affir­ma­tions et à ce que laisse entendre le nom de votre asso­cia­tion, il n’y a pas chez nous de République qui « dis­cri­mi­ne­rait » des « ter­ri­toires inter­cul­tu­rels » mais une République Française « une et indi­vi­sible » et « des citoyens libres et égaux devant la loi » ! Évoquer l’i­dée de « ter­ri­toires inter­cul­tu­rels », c’est admettre l’i­dée d’une bal­ka­ni­sa­tion ou de « grand­slacs­qui­sa­tion » de la France : est-ce vrai­ment ce que vous vou­lez ? Que les citoyens, à com­men­cer par les ven­deurs, (et ache­teurs!) de drogue ainsi que leurs alliés objec­tifs (par exemple : votre asso­cia­tion) en prennent de la graine !

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    • Bonjour Gilce, il faut recon­naitre que la Rue Très Cloitre est sépa­rée par la place Notre Dame des rues Brocherie et Chenoise. Pour l’ins­tant, il y a eu juste quelques amé­lio­ra­tions, entre autres, sur la place où est implanté l’ODTI, mais ce n’est pas extra­or­di­naire. Cette rue Très Cloitre fait par­tie d’un ensemble qu’il fau­drait réamé­na­ger, c’est vrai. avec la rue du Vieux Temple, rue Hauquelin et toutes les rues per­pen­di­cu­laires. Il y a des « vrais » com­merces sym­pas qui auraient besoin d’un envi­ron­ne­ment plus clean mais qui s’en tirent pas mal.
      Je connais des gens qui y habite et qui font quand même très atten­tion aux fré­quen­ta­tions de leurs enfants … Il a beau y avoir une salle de pr!ères, il y a des trucs pas clairs qui cir­culent
      Jacquier me fait rire, l’ODTI a changé de nom, main­te­nant, « obser­va­toire » ça fait bien 😉
      Il fait quand même du bon tra­vail auprès des migrants anciens (logeant dans le foyer) et nou­veaux, assu­rant, par exemple, des cours de fran­çais ou de droit des étran­gers etc
      Il pour­rait effec­ti­ve­ment être consulté sur l’a­ve­nir du quar­tier.

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    • Le quar­tier de l’Alma en plein centre-ville est un quar­tier qui vit refermé sur lui-même.
      C’est d’ailleurs la spé­ci­fi­cité gre­no­bloise : les « quar­tiers » sont dans la ville et pas seule­ment en ban­lieue.
      Pour le reste, nous sommes d’ac­cord.

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      • GAM 30/08/2018 20 :34
        Réponse CJ : Le seul quar­tier est Très-Cloîtres. Ce quar­tier ne vit pas refermé sur lui-même. Il est com­plè­te­ment ouvert aux quatre vents sur tous les tra­fics et cela depuis long­temps. Ce n’est en rien une spé­ci­fi­cité de Grenoble que « les quar­tiers » soient dans la ville. Encore une bêtise de notre ana­lyste métro­po­li­tain. Voyagez un peu !

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    • Gilce 30/08/2018 15 :16
      Réponse CJ Ce com­men­ta­teur connaît bien mal la confi­gu­ra­tion de Très-Cloîtres, son his­toire et son fonc­tion­ne­ment dans le plan de cir­cu­la­tion du centre de Grenoble. Il n’y a aucune par­tie pié­ton­ni­sée dans le quar­tier Très-Cloîtres mis à part la place Edmond Arnaud et le jar­din de l’Alma. Quant à la proxi­mité d’autres espaces pié­ton­ni­sés ou en voie de l’être (Chenoise, Brocherie), de l’autre côté de la place Notre Dame, elle-même non pié­ton­ni­sée, on ne voit pas très bien la per­ti­nence de l’argument. La liberté de cir­cu­la­tion pour les véhi­cules à moteur est totale dans ce ter­ri­toire.
      Nulle part dans ma lettre ouverte au pré­fet je ne parle d’enclavement du quar­tier, notion que je pense infon­dée pour qua­li­fier « les quar­tiers dits sen­sibles ».

      Le nombre d’électeurs dans ce quar­tier est très faible : beau­coup d’habitants étran­gers n’ont pas le droit de vote, beau­coup de Français élec­teurs ne sont pas ins­crits sur les listes élec­to­rales, beau­coup d’inscrits s’abstiennent aux élec­tions. Les can­di­dats aux élec­tions ne viennent pas faire cam­pagne dans un quar­tier qui se trouve hors de leurs pré­oc­cu­pa­tions… pour le moment. Les zones admi­nis­tra­tives et mili­taires toutes proches don­ne­ront bien­tôt des oppor­tu­ni­tés immo­bi­lières et, qui sait, enga­ge­ront le chan­ge­ment de popu­la­tion du quar­tier comme cela a été lar­ge­ment amorcé rue Servan.

      La connais­sance par ce com­men­ta­teur du mar­ché de la drogue est un rien défi­ciente. Les consom­ma­teurs de drogue dans le quar­tier ne sont pas des enfants du quar­tier échap­pant au contrôle paren­tal mais bien une popu­la­tion très fri­quée venue d’ailleurs (de l’hyper-centre, du cam­pus, et de la val­lée du Grésivaudan).

      Précision aussi en matière de dis­cri­mi­na­tion et pour cor­ri­ger une concep­tion naïve qu’a de notre répu­blique ce com­men­ta­teur. En dix ans notre ser­vice juri­dique a fait condam­ner par les tri­bu­naux une dizaine d’institutions de la répu­blique, et pas des moindres, pour dis­cri­mi­na­tion.


      Pour le reste cela fait des siècles, voire des mil­lé­naires que notre société fran­çaise est métis­sée et mul­ti­cul­tu­relle. Regardez les pre­miers plats de notre cui­sine natio­nale répu­bli­caine : cous­cous et piz­zas.

      Pour conclure : deux options pour régler la ques­tion de la drogue :
      • une mesure radi­cale, à savoir la fin de la pro­hi­bi­tion (la léga­li­sa­tion) avec vente en phar­ma­cie sous ordon­nance et contrôle médi­cal et à des tarifs très bas pour cas­ser le mar­ché
      • une mesure répres­sive avec la dépé­na­li­sa­tion des drogues (pas besoin de pro­cé­dures longues et allè­ge­ment du tra­vail des poli­ciers) et la ver­ba­li­sa­tion sévère des consom­ma­teurs (750 à 1000 euros de PV). Pour mettre fin à un mar­ché s’en prendre à sa clien­tèle.

      Cela dit le prin­ci­pal risque auquel nous devons faire face dans l’im­mé­diat est celui de l’utilisation des opia­cés (anti-dou­leurs) ven­dus en phar­ma­cie sur ordon­nance. La prin­ci­pale cause de réduc­tion de l’espérance de vie aux Etats-Unis depuis plu­sieurs années. Plus per­sonne ne veut, ni ne sait souf­frir. Une petite pillule pour la route. Les ravages sont devant nous. Allo maman bobo !

      sep article
  4. sep article
    • Je suis tout à fait d’ac­cord avec les pro­pos de Pascal Clerotte.
      Je trouve très inno­va­teur que le groupe d’a­na­lyse Métropolitain,
      aborde le sujet de la res­pon­sa­bi­lité des élus.Quoi de plus nor­mal
      que de rendre res­pon­sable l’élu de ses déci­sions.
      il ne faut pas per­mettre à l’élu d’é­chap­per à toute sanc­tion, dans
      le cas ou sa déci­sion péna­lise gra­ve­ment la population,envers
      laquelle il a des obli­ga­tions, au même titre qu’un méde­cin,
      un plom­bier, un poli­cier et un res­tau­ra­teur, la liste n’est pas
      exhaus­tive …

      j

      sep article
      • Stef 30/08/2018 18 :54
        Réponse CJ : Il n’y pas que « ces ana­lystes métro­po­li­tains » qui abordent la res­pon­sa­bi­lité des élu-es et plus lar­ge­ment de toutes les auto­ri­tés publiques éta­tiques, régio­nales, dépar­te­men­tales, métro­po­li­taines et com­mu­nales. Si vous aviez lu ma lettre ouverte vous auriez appris des choses et notam­ment ce que nous appre­nons à tous les immi­grés que nous rece­vons et for­mons et à l’occasion aux Français qui ont la mémoire courte à savoir les Droits de l’Homme et du Citoyens que nous avons affi­chés sur notre façade prin­ci­pale. En 1789 les Droits avec une majus­cule signi­fiaient droits ET devoirs, Homme avec une majus­cule englo­bait les femmes de même que Citoyens avec une majus­cule.
        Un article est très impor­tant dans cette décla­ra­tion : l’article 15 « La Société a le Droit (et donc le devoir) de deman­der compte à tout agent public de son admi­nis­tra­tion ». C’est ce que nous fai­sons en per­ma­nence auprès de toutes les auto­ri­tés publiques et donc auprès du pré­fet et des élu-es.

        sep article
    • Ca fait plus de 40 ans (44 si je ne me trompe pas) que l’ODTI est ins­tallé dans le quar­tier de la rue Très Cloitre par l’é­quipe Dubedout. Il doit mieux le connaitre que bon nombre de par­ti­ci­pants à ces réunions. Claude Jaquier ne pro­pose pas de par­ti­ci­per à des réunions dans d’autres quar­tiers.

      sep article
      • Caro 30/08/2018 18 : 59
        Réponse CJ
        L’ODTI a été créé à Très-Cloîtres en 1970 soit 48 ans. L’ODTI a été créé sous forme d’ »asso­cia­tion d’associations » par des asso­cia­tions, des syn­di­cats, des mutuelles à une époque où il était inter­dit aux étran­gers de s’associer (un droit qu’ils n’obtiendront que 13 ans plus tard en 1983). Pour le pré­fet de l’époque, l’ODTI était une asso­cia­tion faux-nez d’une asso­cia­tion d’étranger. Elle était de ce fait hors-la-loi. C’est sans doute pour cela qu’en 1974, le pré­fet a créé l’ADATE qu’il a pré­sidé jusqu’aux lois de décen­tra­li­sa­tion avant de confier la pré­si­dence de l’ADATE au pré­sident du conseil géné­ral. Ce n’est pas Dubedout qui a créé l’ODTI, mais il est cer­tain que c’est lui qui a fait en sorte que la com­mune de Grenoble assure une par­tie de son finan­ce­ment. L’ODTI a alors per­mis à la com­mune de Grenoble d’inventer ce qui fait tant défaut à cette ville et à ce pays depuis, une poli­tique d’accueil des immi­grés.
        Pour en reve­nir à la par­ti­ci­pa­tion de l’ODTI aux dis­po­si­tifs de sécu­rité, jamais nous n’avons reven­di­qué de sor­tir du quar­tier Très-Cloîtres. Notre bonne connais­sance de ce ter­ri­toire est avé­rée. D’ailleurs, les divers ser­vices éta­tiques de sécu­rité ne se gênent pas pour faire appel à nos connais­sances sur les ven­deurs et sur­tout les ache­teurs de drogues et à notre savoir-faire. Il n’y a que les ânes bâtés de cer­taines offi­cines qui l’ignorent. Devons-nous les lais­ser à leur igno­rance ?

        sep article
    • GAM 30/08/2018 14 : 34
      Réponse CJ : Pascal Clérotte du « Groupe d’analyse métro­po­li­tain », que je ne connais pas, me fait part de son exper­tise » sur qui peut ou non sié­ger dans « les réunions de sécu­rité des quar­tiers à la pré­fec­ture » convo­quée par le pré­fet. Je le ras­sure telle n’é­tait point ma demande.

      Ma lettre au pré­fet fai­sait réfé­rence, entre autres, à une demande de par­ti­ci­pa­tion au Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), pré­sidé, non par le pré­fet, mais par le maire de la com­mune, par délé­ga­tion, sa pre­mière adjointe, et ouvert à toutes per­sonnes que les auto­ri­tés muni­ci­pales juge­raient utiles pour faire pro­gres­ser leur infor­ma­tion et la connais­sance des faits sur un ter­ri­toire, en l’occurrence celui du QPV Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville Alma Très Cloîtres Chenoise et qui n’a rien de « régio­nal » comme se croit bon de pré­ci­ser l’ex­pert qui mélange poli­tique de la ville et pro­cé­dure ANRU. Je pré­cise que c’est ce que ne manquent pas de faire, vis-à-vis de l’ODTI, et qua­si­ment chaque semaine, tous les ser­vices de la Direction Départementale de la Sécurité Publique, bref la police natio­nale.

      A l’évidence nous avons vrai­ment besoin de tels « ana­lystes métro­po­li­tains » capables d’as­sé­ner sans savoir !

      Je lui livre en cadeau cette comp­tine de ma fabrique
      Moins il en sait,
      Plus il contine,
      En erreur se plait,
      Et confi­ture tar­tine.

      sep article
  5. Si,comme indi­qué dans l’ar­ticle, Monsieur Claude jac­quier,
    est un sou­tien de Monsieur Eric Piolle, qui est lui même
    un acteur actif de la des­truc­tion de l’élé­ment sécu­ri­taire dans
    notre ville.je ne vois pas com­ment ce Monsieur, puisse appor­ter
    un remède effi­cace à la souf­france des gre­no­blois ?
    Ce n’est pas avec ceux qui ont per­mis le déve­lop­pe­ment de
    l’in­sé­cu­rité en com­bat­tant la « Tolérance-zéro » et la pré­sence
    de camé­ras, que l’on va trou­ver des solu­tions …

    sep article
    • Stef 30/08/2018 6 :59
      Réponse CJ Les concur­rents d’Eric Piolle bat­tus en 2014 ont fait de moi « un sou­tien de Eric Piolle » parce que j’ai dit aux jour­na­listes qui me le deman­daient qu’à défaut de can­di­dat meilleur, je vote­rai pour lui. Je n’ai pas fait cam­pagne pour lui et j’ai même dif­fusé avant son élec­tion une cri­tique appro­fon­die et sévère de ses 120 pro­po­si­tions en par­ti­cu­lier sur la sécu­rité et sur les immi­grés. Je ne me cache pas der­rière la tran­quillité publique.
      Vos pro­pos et sur­tout la logique à laquelle ils obéissent ne sont pas dignes d’un débat démo­cra­tique avec de vieux relents inqua­li­fiables !

      sep article
      • L’ODTI, veut par­ti­ci­per aux réunions sur la sécu­rité , si cela doit
        abou­tir à faire obs­tacle aux pro­po­si­tions sur la « tolé­rance zéro« et
        la vidéo­sur­veillance , les inci­vi­li­tés conti­nue­ront à se déve­lop­per .
        La méthode de bot­ter en touche,avec de belles for­mules sur les « vieux
        relents inqua­li­fiables », ne chan­ge­rons rien à la réa­lité du désastre.
        une loi du 5 Avril 1884, pré­cise que le maire doit garan­tir à ses admi­nis­trés
        la tranquillité,le bon ordre,la sécu­rité et la salubrité,dans sa ville .
        La prio­rité de la ville de Grenoble est de trai­ter les inci­vi­li­tés .
        nous ne devons ni moi, ni vous, ins­tru­men­ta­li­ser cette situa­tion
        à l’a­van­tage de quoi que ce soit d’autre,en dehors de faire bais­ser
        la cri­mi­na­lité dans notre ville.
        je n’ha­bite pas Chicago, j’ha­bite un quar­tier qui était censé
        être la vitrine de Grenoble , vingt ans de laxisme et le quar­tier
        est plombé …
        Qui sont selon vous ‚les res­pon­sables de cette situa­tion ?

        sep article
        • Les res­pon­sables de cette situa­tion ? A l’é­vi­dence tout le monde et vous-même qui vous défi­lez en tenant des pro­pos sans queue, ni tête. Ainsi que je l’é­cri­vais en réponse aux autres contra­dic­teurs, l’ODTI, ses sala­riés et ses admi­nis­tra­teurs ont tou­jours fait face à leurs res­pon­sa­bi­li­tés en dépo­sant plaintes et en s’op­po­sant aux mafieux. Au lieu de vous en prendre aux autres et de les acca­bler de mille maux, deman­dez-vous en quoi vous avez fait quelque chose pour la sécu­rité. En pre­mier chef, la lutte pour la sécu­rité, passe par la sor­tie de l’in­sulte ano­nyme. Donnez votre nom et votre adresse ! De qui avez-vous peur si ce n’est de vous même !

          sep article
          • Désolé , je trouve mes pro­pos aussi per­ti­nents que les vôtres.
            je suis conscient que cha­cun a sa vérité et son inter­pré­ta­tion
            per­son­nelle de la réa­lité.
            cela fait 22 ans que je suis retraité et je vois la ville de Grenoble
            se détruire d’an­née en année, sans qu’au­cun déci­deur ne puisse
            impo­ser un arrêt.
            J’ai com­menté avec mon pré­nom et mon nom sous l’ar­ticle
            « Forte baisse du prix des appar­te­ments sur Grenoble : Un signe
            de pau­pé­ri­sa­tion des ache­teurs ».je suis concerné par la chute
            du prix de l’im­mo­bi­lier dans mon quar­tier.
            Il est bien évident que si vous le dési­rez ardem­ment, je suis près à
            reprendre mon nom et pré­nom pour com­men­ter, ainsi que mon lieu
            d’ha­bi­ta­tion (adresse).pour l’ins­tant je garde mon pseudo, qui est
            le dimi­nu­tif de mon pré­nom.
            Je ne vous ai jamais insulté , je ne vous ai jamais dit que « vos pro­pos
            ne sont pas digne d’un débat démo­cra­tique avec de vieux relents
            inqua­li­fiables » .
            Je vous signale que le pseudo n’est pas inter­dit d’emploi.
            Vous avez publié un article qui suit l’as­sas­si­nat d’Adrien Perez,il
            est sur­pre­nant que vous puis­siez être étonné par les pro­pos des
            com­men­taires.
            Si vrai­ment vous avez envie de faire ma connais­sance ‚je suis
            prêt à dis­cu­ter avec vous, afin de vous ras­su­rer sur mon ano­ny­mat …

            sep article