Meurtre d’Adrien Perez : la Ville de Grenoble une nouvelle fois critiquée sur sa politique de sécurité

Meurtre d’Adrien Perez : la Ville de Grenoble une nouvelle fois critiquée sur sa politique de sécurité

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

FOCUS – Le meurtre d’Adrien Perez, tué de coups de couteau après avoir porté secours à des amis en train de se faire agresser à la sortie d’une boîte de nuit, a fait le tour des médias nationaux. Et suscité de nombreux commentaires, en particulier de la part de personnalités ou d’organisations d’extrême droite. Mais aussi, au niveau local, de nouvelles critiques sur la politique de sécurité menée par la municipalité rouge-verte de Grenoble.

 

 

C’est au sor­tir de la boîte de nuit Le Phoenix qu’Adrien Perez a été tué de plu­sieurs coups de cou­teau la nuit du samedi 28 juillet, alors qu’il por­tait assis­tance à ses amis en train de se faire agres­ser. Un fait divers de l’été de plus ? Pour beau­coup, le drame est aussi une nou­velle occa­sion de décrire une France en proie à la délin­quance, ou de poin­ter du doigt l’ac­tion de la Ville de Grenoble en matière de sécurité.

 

Les auteurs pré­su­més de l’a­gres­sion sont en effet issus du quar­tier Teisseire. Deux frères ont ainsi été mis en exa­men et pla­cés sous man­dat de dépôt, tan­dis qu’un troi­sième homme, domi­ci­lié pour sa part à Saint-Martin-d’Hères, est éga­le­ment mis en exa­men mais reste en liberté sous contrôle judi­ciaire. Le Parquet de Grenoble avait fait appel de cette déci­sion, fina­le­ment confir­mée ce lundi 13 août par le pro­cu­reur géné­ral de la Cour d’ap­pel de Grenoble.

 

La marche blanche organisée à Grenoble en mémoire d'Adrien Perez a mobilisé un millier de personnes © Joël Kermabon - Place Gre'net

La marche blanche orga­ni­sée à Grenoble en mémoire d’Adrien Perez a mobi­lisé un mil­lier de per­sonnes © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Nombre de voix se sont éle­vées pour com­men­ter le drame. Celles de res­pon­sables poli­tiques, autant que celles d’in­ter­nautes. La conso­nance magh­ré­bine des noms des jeunes auteurs pré­su­més des vio­lences sus­cite notam­ment des com­men­taires viru­lents. De même que la phrase pro­non­cée par la mère, éplo­rée, d’Adrien Perez sur les ondes de RMC : « Nos enfants se font tou­jours assas­si­ner, et par tou­jours les mêmes ».

 

 

La « fachosphère » se déchaîne

 

Les réac­tions pro­viennent en effet majo­ri­tai­re­ment d’é­lus clas­sés à l’ex­trême droite, ou encore de comptes issus de ce que l’on appelle com­mu­né­ment la « facho­sphère », tels Français de souche ou Riposte Laïque. Pourtant très pré­sent sur les ques­tions de sécu­rité, le pré­sident des Républicains Laurent Wauquiez, éga­le­ment pré­sident de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, n’a pour l’heure émis aucun com­men­taire. Un silence que d’au­cuns ne manquent pas de lui repro­cher, tout comme est cri­ti­quée l’ab­sence de réac­tion de la part du pré­sident de la République.

« Nous sommes tous Adrien », un montage circulant sur les réseaux sociaux. DR

« Nous sommes tous Adrien », un mon­tage cir­cu­lant sur les réseaux sociaux. DR

 

Le mot le plus répandu ? « Racaille ». Popularisé par Nicolas Sarkozy en son temps, le terme se retrouve dans les tweets des res­pon­sables du Rassemblement natio­nal (ex-Front natio­nal) Marine Le Pen comme Nicolas Bay. Un Nicolas Bay qui, au pas­sage, féli­cite la mère d’Adrien et son « tou­jours les mêmes » pour « sa luci­dité » et appelle à en finir avec le « poli­ti­que­ment cor­rect ». Le poli­ti­que­ment cor­rect en ques­tion est pour­tant lar­ge­ment aboli sur la Toile, où les injures racistes sont légion parmi les commentaires.

 

 

Manifestation identitaire à Grenoble

 

Nicolas Dupont-Aignan n’est pas en reste, lui qui, dès le 3 août, appe­lait à la « tolé­rance 0 », avant de fus­ti­ger cinq jours plus tard « l’o­merta poli­tico-média­tique autour de ce crime bar­bare ». Omerta ? Le Dauphiné libéré, France 3, France Bleu ou encore 20 Minutes ont pour­tant bel et bien consa­cré des articles au fait divers dans les jours qui l’ont suivi. Quand bien même c’est avec l’or­ga­ni­sa­tion d’une marche blanche à Grenoble que l’af­faire a pris de l’am­pleur dans les médias nationaux.

 

Une marche blanche qui cha­grine quelque peu Jacques Bompard : « Je n’ai jamais été adepte de ces cor­tèges païens qui oscil­lent entre la rési­gna­tion fata­liste et l’émotion par­fois vide de sens », écrit ainsi le maire d’Orange. Pour qui Adrien Perez est une vic­time de « l’occupation ordi­naire » et de « l’impunité meur­trière des mutants de la République ». Des thèmes très pré­sents parmi les réac­tions sur la mort d’Adrien Perez.

 

Manifestation de Génération Identitaire devant le Tribunal de Grenoble le samedi 11 aout 2018. DR

Manifestation de Génération iden­ti­taire devant le tri­bu­nal de Grenoble, le samedi 11 aout 2018. DR

 

Dans cette ambiance, la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée par le mou­ve­ment Génération iden­ti­taire samedi 11 août n’a rien d’une sur­prise. Derrière une ban­de­role « Justice pour Adrien » et devant une autre affi­chant « Génération anti-racaille », une cen­taine de per­sonnes se sont ras­sem­blées devant le palais de jus­tice de Grenoble durant quelques minutes. Par la voix de son avo­cat, la famille d’Adrien Perez a immé­dia­te­ment dénoncé une « récu­pé­ra­tion poli­tique ».

 

 

Olivier Véran et Émilie Chalas fustigent la municipalité

 

Au niveau local, les élus ou res­pon­sables poli­tiques donnent éga­le­ment de la voix, en pre­nant pour cible la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise. Dans un com­mu­ni­qué com­mun, les dépu­tés En marche de l’Isère Olivier Véran et Émilie Chalas s’é­meuvent du meurtre, en évo­quant le « lot de vio­lences inac­cep­tables » au sein de la Métropole gre­no­bloise. Et disent attendre « une réac­tion ferme du maire de Grenoble », tout en dénon­çant « l’in­com­pré­hen­sible déni » de l’é­quipe muni­ci­pale : « Il n’est plus accep­table d’entendre pour seule réponse du maire de Grenoble “la sécu­rité, c’est pas moi c’est l’État” ».

 

Le PC vidéosurveillance de la police municipale de Meylan. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le PC vidéo­sur­veillance de la police muni­ci­pale de Meylan. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« La sécu­rité et la pré­ven­tion de la délin­quance font évi­dem­ment inté­gra­le­ment par­tie des com­pé­tences du maire, sinon à quoi bon même conser­ver une police muni­ci­pale ? », écrivent ainsi les deux par­le­men­taires. Évoquant de « nom­breux leviers » à dis­po­si­tion de la Ville, sans pour autant les détailler, Olivier Véran et Émilie Chalas men­tionnent encore la vidéo-sur­veillance ou « la ges­tion de l’é­clai­rage public ». Avant d’in­vi­ter la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise à tra­vailler main dans la main avec l’État « pour répondre à une situa­tion d’une extrême gra­vité ».

 

 

Républicains et Patriotes sur la même longueur d’ondes

 

L’ancien maire de Grenoble Alain Carignon mar­tèle, lui aussi, ses cri­tiques contre la Ville de Grenoble. « Qui […] lance des appels aux étran­gers en situa­tion irré­gu­lière pour les accueillir, ne sanc­tionne jamais les familles que la col­lec­ti­vité héberge au Rondeau quand elles com­mettent des actes graves de délin­quance ? Organise des expo­si­tions anti-police* pour jus­ti­fier la culture de l’ex­cuse des voyous ? », inter­roge-t-il ainsi au sein d’une longue anaphore.

 

Alain Carignon appelle encore, « par res­pect pour les vic­times », les élus locaux à « arrê­ter leur bla­bla­bla », et pro­fite de l’oc­ca­sion pour renou­ve­ler ses propres pro­po­si­tions sécu­ri­taires. Parmi les­quelles : l’ex­pul­sion des familles des dea­leurs des loge­ments sociaux, la vidéo-sur­veillance 24 heures sur 24, la « cap­ta­tion de l’im­ma­tri­cu­la­tion des véhi­cules volés », ou encore l’ins­tau­ra­tion d’une bri­gade canine comme d’une police montée.

 

Richard Cazenave, lors du conseil municipal du 18 décembre 2017 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Richard Cazenave, lors du conseil muni­ci­pal du 18 décembre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

À droite tou­jours, Richard Cazenave, conseiller muni­ci­pal de Grenoble au sein du groupe Réussir Grenoble, lui emboîte le pas. Dénonçant « des faits qui, après bien d’autres, ensan­glantent cette agglo­mé­ra­tion gre­no­bloise soit disant “apai­sée” », l’an­cien député UMP de l’Isère cha­pitre « l’i­ner­tie, […] l’ab­sence ou […] la mol­lesse des réac­tions des res­pon­sables publics pour dénon­cer ces actes et dire non à la bar­ba­rie et à l’in­sé­cu­rité ». « Il ne suf­fit plus aujourd’­hui de se plaindre de l’in­suf­fi­sance des moyens consa­crés par l’État aux diverses col­lec­ti­vi­tés pour la sécu­rité », estime-t-il à son tour.

 

« Grenoble n’est pas une ville de Bisounours ! Pourtant on dirait bien que ces diri­geants se com­portent comme tels ! », écrit pour sa part sur Facebook Mireille d’Ornano. L’ex-élue FN, aujourd’­hui membre des Patriotes, conseillère muni­ci­pale de Grenoble et dépu­tée euro­péenne, accable ainsi le maire de Grenoble Éric Piolle et « l’in­cons­cience de sa poli­tique de sécu­rité, tota­le­ment hors-sol et cou­pée du réel ».

 

 

Stéphane Gemmani propose un « Grenelle de la sécurité »

 

Plus pon­déré dans la forme, le conseiller régio­nal d’op­po­si­tion Stéphane Gemmani, can­di­dat à la can­di­da­ture pour les élec­tions muni­ci­pales de 2020 à Grenoble, rejoint ces cri­tiques. « Une erreur a été com­mise en début de man­dat. Celle de vou­loir se dédoua­ner des com­pé­tences propres à la fonc­tion et aux com­pé­tences d’un maire en matière de police », écrit-il dans un mes­sage dif­fusé sur les réseaux sociaux le dimanche 13 août.

 

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Autrefois en phase avec Emmanuel Macron, Stéphane Gemmani se dis­tingue une nou­velle fois du mou­ve­ment En marche en notant que « les dépu­tés n’ont pas non plus eu le résul­tat escompté ». En cause, selon lui ? Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui n’a pas inté­gré les villes de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères dans son expé­ri­men­ta­tion de la Police de sécu­rité du quo­ti­dien.

 

« Mais objec­ti­ve­ment, même si tous ces élé­ments avaient été réunis, aurions-nous évité de tels drames comme celui du 29 juillet ? », rela­ti­vise encore le conseiller régio­nal. Qui n’en (re)formule pas moins sa pro­po­si­tion de réunir l’en­semble des res­pon­sables autour d’un « Grenelle de la sécu­rité urbaine, où l’État et les dif­fé­rents acteurs poli­tiques et asso­cia­tifs locaux se réuni­raient pour ima­gi­ner des solu­tions ensemble ».

 

 

L’adjoint Pascal Clouaire en première ligne

 

Quelle réponse de la Ville de Grenoble ? Au len­de­main de la marche blanche, Éric Piolle écri­vait sur les réseaux sociaux que « les élus étaient pré­sents […] pour sou­te­nir les proches d’Adrien Perez et dénon­cer la bana­li­sa­tion de la vio­lence ». Et signa­lait son inter­ven­tion sur France info, « pour évo­quer l’ur­gence d’aug­men­ter les effec­tifs de la police dans notre agglo­mé­ra­tion ».

 

De quoi satis­faire les inter­nautes ? Pas vrai­ment. Si les com­men­taires sur les réseaux sociaux ne pré­jugent en rien de l’o­pi­nion géné­rale, force est de consta­ter que les réac­tions aux publi­ca­tions du maire de Grenoble sont pour le moins acerbes… dans un “camp” comme dans l’autre. « Augmentation des effec­tifs de polices , très bien, mais fau­drait aussi les lais­ser faire leur tra­vail », écrit un inter­naute. « Non merci on veut pas plus de poli­ciers, ils passent leur temps à nous taper des­sus. Ce sont eux les vrais voyous a Grenoble », rétorque un autre… 

 

Pascal Clouaire sur BFM TV

Pascal Clouaire sur BFM TV

 

Devant les camé­ras de BFM TV, l’ad­joint de Grenoble en charge de la Démocratie locale Pascal Clouaire a pour sa part lancé un appel à Gérard Collomb, deman­dant un entre­tien « pour lui expli­quer le plus pré­ci­sé­ment pos­sible la situa­tion de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, […] pour essayer de lui faire com­prendre la néces­sité pour nous d’a­voir des effec­tifs sup­plé­men­taires en termes de police de proxi­mité ». Combien d’ef­fec­tifs ? « Au moins cin­quante poli­ciers sup­plé­men­taires », répond Pascal Clouaire à la jour­na­liste de BFM.

 

Indisponible au moment où nous publions l’ar­ticle, l’ad­jointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique Élisa Martin nous indique qu’elle s’ex­pri­mera très pro­chai­ne­ment sur Place Gre’net. L’occasion pour elle de répondre aux nom­breuses cri­tiques adres­sées à la muni­ci­pa­lité dans le sillage de l’af­faire Perez. À suivre donc.

 

Florent Mathieu

 

 

* Alain Carignon fait réfé­rence à l’ex­po­si­tion consa­crée au contrôle au faciès pré­sen­tée sur la place Verdun au mois d’oc­tobre 2017, dont des pan­neaux furent rapi­de­ment vandalisés.

 

 

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Florent Mathieu

Auteur

A lire aussi sur Place Gre'net

Stéphane Gemmani se désolidarise des propos sur la Covid de Jean-Marc Governatori, candidat soutenu par Cap21
Stéphane Gemmani se désolidarise des propos sur la Covid de Jean-Marc Governatori, candidat soutenu par Cap21

FLASH INFO — Un message "pour faire taire les mauvaises langues qui ne sont jamais à court d'inventions". C'est ainsi que Stéphane Gemmani présente sa Lire plus

Visite à Grenoble : Najat Vallaud-Belkacem au chevet du secteur associatif “abandonné par Laurent Wauquiez”

REPORTAGE VIDEO – Najat Vallaud-Belkacem, candidate aux élections régionales des 20 et 27 juin 2021 pour la liste "L’Alternative en Auvergne Rhône-Alpes", s’est rendue dans Lire plus

Les candidats de l'alternative avec Najat Vallaud-Belkacem se dévoilent
L’alternative avec Najat Vallaud-Belkacem présente ses candidats aux Régionales en Isère… et écarte l’un d’eux

  FOCUS - La liste L'alternative avec Najat Vallaud-Belkacem a dévoilé, jeudi 20 mai, les 34 noms de ses candidats en Isère pour les élections Lire plus

Printemps isérois: Stéphane Gemmani moque une union de "gauches irréconciliables"
Stéphane Gemmani désigné porte-parole de Najat Vallaud-Belkacem pour les régionales

  FLASH INFO — Pas encore de liste complète ni de programme, mais déjà quatre porte-parole. La candidate socialiste aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes Najat Vallaud-Belkacem Lire plus

La révision des lois bioéthiques fait réagir l'église catholique. En Isère, l'évêque de Grenoble interpelle les parlementaires dans un courrier.
Proposition de loi sur l’euthanasie : Émilie Chalas est pour… l’évêque de Grenoble contre

  FOCUS — Alors que les députés débattent sur la proposition de loi sur l'euthanasie, l'évêque de Grenoble-Vienne écrit aux parlementaires isérois pour les appeler Lire plus

Vidéosurveillance et polices municipales: la Région adopte des "contrats régionaux de sécurité"
Après l’accord avec le PS, des militants de Cap21 et de l’AEI démissionnent pour créer un nouveau mouvement

  EN BREF - Certains militants voient une « erreur politique » dans le ralliement au PS de Cap21 et de l'Alliance écologiste indépendante (AEI) pour Lire plus

Flash Info

|

30/11

12h10

|

|

30/11

11h46

|

|

30/11

11h01

|

|

30/11

10h04

|

|

29/11

18h12

|

|

29/11

16h01

|

|

29/11

11h15

|

|

27/11

10h31

|

|

26/11

19h48

|

Les plus lus

Environnement| Des loups en plein centre-ville de Grenoble à la faveur du confinement ?

Des contrôles pour le respect des consignes de confinement. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Fil info| Confinement : à Grenoble, la police nationale a verbalisé… des policiers municipaux

Manifestation contre la loi de travail, 26 mai 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Société| Manifestation contre la loi Travail : des licornes et des heurts à Grenoble

Bois Français. © Isère Tourisme

Société| Des points d’eau pour se rafraîchir !

Témoignage d'une ancienne allocataire du RSA en Isère, aujourd'hui sans aide sociale pour avoir voulu se réinsérer en reprenant une formation.

Société| “J’ai perdu mon droit au RSA pour avoir voulu me réinsérer”

Heureuses... par accident, Les banquettes arrières au Théâtre en Rond de Sassenage le samedi 4 décembre 2021 à 20h30

Agenda

Je partage !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin