Des étudiants grenoblois dénoncent leurs conditions de logement dans la résidence universitaire olympique

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FIL INFO – Depuis plusieurs mois, des étudiants se plaignent de leur conditions de logement auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Grenoble. Ils dénoncent pêle-mêle des problèmes d’hygiène, de discrimination et de harcèlement dans la résidence universitaire olympique (RUO). De son côté, le Crous dément formellement.

 

 

Entrée de la résidence universitaire olympique © Florian Espalieu - Place Gre'net

Entrée de la rési­dence uni­ver­si­taire olym­pique © Florian Espalieu – Place Gre’net

Certains étu­diants de la rési­dence uni­ver­si­taire olym­pique (RUO), située en face de l’hypermarché Grand’Place, seraient-ils au bord de la crise de nerfs ?

 

Selon eux, les rela­tions avec le per­son­nel d’entretien se seraient ten­dues durant l’année uni­ver­si­taire. Des plaintes concer­nant le ménage des par­ties com­munes ont par ailleurs été for­mu­lées à plu­sieurs reprises auprès de la direc­tion du Centre régio­nal des œuvres uni­ver­si­taires et sco­laires (Crous) de Grenoble.

 

 

Des accusations graves

 

Plus grave, plu­sieurs étu­diants font état d’insultes, dont cer­taines à carac­tère raciste, mais aussi de har­cè­le­ment et d’intrusion dans les chambres. « Les agents d’entretien se per­mettent des choses inac­cep­tables », sou­tient un résident.

 

Certains résidents de la résidence universtaire olympique se plaignent notamment du manque d'hygiène © Florian Espalieu - Place Gre'net

Certains loca­taires de la rési­dence uni­ver­si­taire olym­pique se plaignent du manque d’hy­giène © Florian Espalieu – Place Gre’net

« Déjà, le ménage n’est pas fait cor­rec­te­ment. Nous voyons ou nous enten­dons le per­son­nel dis­cu­ter mais nous ne le voyons jamais à l’œuvre. Ensuite, ils se per­mettent, sans même frap­per à la porte, de ren­trer dans les chambres avec leurs badges d’accès alors que leur tra­vail ne concerne que le net­toyage des par­ties com­munes. »

 

Une autre étu­diante abonde : « Ils n’arrêtent pas de crier dans les cou­loirs, exprès pour réveiller les gens. C’est du har­cè­le­ment, réel­le­ment. Mais les étu­diants, pour la plu­part étran­gers, ne connaissent pas leurs droits et pré­fèrent ne rien dire. Ils se contentent de par­tir de la rési­dence. »

 

 

Des allégations non fondées selon le Crous

 

Difficile de trou­ver à qui par­ler de ce sujet du côté du Crous, qui plus est en cette période esti­vale. Néanmoins, le ser­vice com­mu­ni­ca­tion a répondu par cour­riel à nos ques­tions : « Les allé­ga­tions rela­tives aux insultes à carac­tère raciste de la part de per­son­nels d’entretien ou d’intrusion dans les chambres des rési­dents ne sont pas fon­dées. »

 

Et de s’appuyer, pour démen­tir les autres allé­ga­tions, sur les résul­tats « glo­ba­le­ment posi­tifs » des enquêtes de satis­fac­tion 2017 : « S’agissant de la rési­dence RUO, 71 % des étu­diants de la rési­dence RUO sont satis­faits ou très satis­faits sur l’entretien et 88 % se disent satis­faits ou très satis­faits sur la sécu­rité. »

 

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Le président du conseil de résidence saisit le tribunal

 

En plus de ces ten­sions, le doc­to­rant qui repré­sente les étu­diants au conseil de rési­dence se dit vic­time de dis­cri­mi­na­tion de la part du Crous. Il a ainsi saisi le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Grenoble le 13 juillet, car il estime que son loge­ment à la RUO, renou­velé les fois pré­cé­dentes en moins d’une semaine, ne l’a pas été cette année en repré­sailles de son sta­tut et des reven­di­ca­tions qu’il porte.

 
Face à ces accu­sa­tions, le Crous a tenu à pré­ci­ser : « Au regard du nombre de demandes de loge­ment et des cri­tères d’admission, il s’avère que ce doc­to­rant n’a mal­heu­reu­se­ment pas pu obte­nir satis­fac­tion à sa demande. Nous le regret­tons sin­cè­re­ment. Cependant, une pro­po­si­tion de loge­ment, à loyer iden­tique, dans une autre rési­dence du Crous Grenoble Alpes a été trans­mise à cet étu­diant. Cette pro­po­si­tion a fait l’ob­jet d’une accep­ta­tion de la part de cet étu­diant. »

 

 

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Commentaires 2
  1. Après la paru­tion de l’article du Monsieur Leo CORCOS jour­na­liste au Dauphine Libéré du 24 Juillet 2018 concer­nant les per­son­nels de CROUS de GRENOBLE nous sommes dans l obli­ga­tion de réagir car nous avons été étonné des accu­sa­tions de Monsieur Farzad Mahini vis a vis de nos col­lègues qui tra­vaillent a la Résidence Village Olympique de Grenoble, celles-ci ne sont pas fon­dées et nous ne pou­vons cau­tion­ner ce mépris total de ce Monsieur envers nos col­lègues. Ces agents du Crous tra­vaillent dans un éta­blis­se­ment public, ils connaissent leurs devoirs et leurs droits, ils ne sont pas sou­mis sur 24/ 24 et 7 jours 7 aux dis­po­si­tions de Monsieur Farzad Mahini sur­tout pas nos col­lègues fémi­nins agents de ser­vice. Après ces accu­sa­tions par rap­port à leur tra­vail, rien ne peut leur être repro­ché, Elles tra­vaillent avec une conscience humaine et pro­fes­sion­nelle.

    Le CROUS est un éta­blis­se­ment public et n appar­tient à per­sonne, le per­son­nel n est ni esclave ni sou­mis.

    Les élus de SYNDICAT CGT DES CROUS se sont tou­jours bat­tus pour la défense des droits de l’“ensemble des per­son­nels des CROUS et éga­le­ment pour nos mis­sions et ser­vices envers les étu­diants.

    Nous avons exprimé haut et fort dans toutes les ins­tances régio­nales, natio­nales, minis­té­rielles que les étu­diants ne sont pas bien logés, ni bien nour­ris et que cela peut consti­tuer un han­di­cap pour la réus­site de leurs études. L’Etat par l inter­mé­diaire des Crous doit don­ner les moyens humains et bud­gé­taires pour assu­rer cor­rec­te­ment et digne­ment nos mis­sions.
    Chaque année le CROUS de GRENOBLE et le CLOUS de CHAMBERY enre­gistrent 18000 demandes de loge­ment mais nous n’avons que 7500 lits et cer­taines rési­dences uni­ver­si­taires sont en mau­vais état. Il manque des per­son­nels, et dans cer­tains CROUS on ajoute des éta­blis­se­ments sup­plé­men­taire mais sans moyens humains sup­plé­men­taires, La Restauration mal­gré le tarif social à 3,25 euros est en dan­ger avec l aug­men­ta­tion des prix du diver­si­fié, à l’unité et exclus les étu­diants avec de faibles moyens et cer­tains ont du mal à se nour­rir tous les jours.

    CONCLUSION : Nous pen­sons que l’ETAT n’“assume pas com­plè­te­ment ses res­pon­sa­bi­li­tés envers la jeu­nesse étu­diante et doit don­ner plus des moyens humains et bud­gé­taires afin de limi­ter les consé­quences néfastes à la vie étu­diante et tous les pro­blèmes dans les Crous.

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  2. Il me semble de lire mon his­toire, étu­diante l’année der­nière j’ai vécu exac­te­ment les mêmes choses. Une dame qui crie et parle au télé­phone toute la jour­née, exprès pour réveiller les étu­diants. Elle pré­ten­dait trou­ver tout propre le matin, si c’était pas propre elle fai­sait des crises. Elle est ren­trée dans ma chambre en m’insultant de ‘salle’ parce qu’elle avait trouvé des che­veux à côté de ma porte, elle m’attendait dans les cou­loirs pour me crier des­sus, elle a insulté ma mère aussi. C’était un cau­che­mar. Elle disait « c’est moi qui com­mande ici ». Elle m’a aussi menacé en disant « si vous lais­sez pas propre votre chambre, je vais prendre votre cau­tion ». Elle s’est mêlée de ma vie pri­vée aussi en disant à mon copain, étu­diant lui aussi de la rési­dence, « qu’il devait pas res­ter avec une fille de recaille comme moi ». J’ai dénoncé deux fois au CROUS mais rien a été fait. Les étu­diants en ques­tion ont tout mon sou­tien.

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