L’Opac38 s’installe dans des locaux flambants neufs pensés pour les salariés

sep article



EN BREF – L’Opac38 déménage. Le premier bailleur constructeur de l’Isère débarque rue de Constantine, à proximité de l’École d’architecture. Totalement rénovés, les locaux ont été pensés pour favoriser le bien-être des salariés et in fine une meilleure efficacité.

 

 

Isabelle Rueff, directrice générale de l'Opac38. Crédit photo : Samuel Ravier

Isabelle Rueff, direc­trice géné­rale de l’Opac38. © Samuel Ravier

Avis de tem­pête sur le sec­teur HLM : plu­sieurs bailleurs sociaux s’in­quiètent de la loi Elan, qui pré­voit des ventes mas­sives de loge­ments sociaux ainsi que des regrou­pe­ments d’or­ga­nismes mais fait l’im­passe sur l’im­pé­ra­tif de réno­va­tion. Déjà, la baisse des APL dans le cadre de la loi de finances à l’au­tomne avait entraîné pour eux des pertes consi­dé­rables.

 

Dans ce contexte tendu, l’ar­ri­vée dans de nou­veaux locaux consti­tue une véri­table bouf­fée d’air frais pour l’Office public d’a­mé­na­ge­ment et de construc­tion de l’Isère (Opac38). Son nou­veau siège social, situé au 21 rue de Constantine à Grenoble, a été inau­guré le 26 juin der­nier en pré­sence de sa pré­si­dente, Sandrine Martin-Grand, de sa direc­trice géné­rale Isabelle Rueff et de repré­sen­tants du Département, de la Métropole et de la Ville.

 

 

Les salariés associés à la conception des locaux

 

Les tra­vaux de réno­va­tion du bâti­ment, voi­sin du quar­tier de l’Arlequin et de l’École d’ar­chi­tec­ture de Grenoble, ont duré dix mois. Le démé­na­ge­ment était devenu indis­pen­sable : l’an­cien siège social de l’Opac38 fai­sait face à la cli­nique du Mail de l’a­ve­nue Marie Reynoard, en démo­li­tion. Le bruit, on l’i­ma­gine, était dif­fi­ci­le­ment sup­por­table pour les sala­riés du bailleur social.

 

Le lieu a été conçu avec une ambi­tion car­di­nale, reven­di­quée haut et fort : maxi­mi­ser le bien-être des sala­riés. Ces der­niers ont été asso­ciés à la démarche de concep­tion des nou­veaux locaux et fré­quem­ment consul­tés. Des groupes de tra­vail ont par ailleurs été consti­tués, rela­tifs à l’a­mé­na­ge­ment et à la déco­ra­tion par exemple. « On a validé à chaque étape le fait que ça leur conve­nait », affirme Audrey Schembri, direc­trice de l’in­no­va­tion, de la stra­té­gie et de la com­mu­ni­ca­tion de l’Opac.

 

 

Une ruche et des cocons

 

Le 21 rue de Constantine sera une « ruche », selon le mot de la direc­trice géné­rale Isabelle Rueff. Plusieurs espaces de détente ont été ima­gi­nés, à l’i­mage des cocons, envi­sa­gés comme des lieux de pause et de décon­trac­tion. Des réunions y sont par­fois orga­ni­sées, au plus grand bon­heur d’Isabelle Rueff, convain­cue que les cocons favo­risent l’ef­fi­ca­cité. « Ça change tout de faire une réunion ici plu­tôt que dans un bureau », jure-t-elle.

 

Christian Coigné, vice-président du Conseil départemental de l'Isère, installé dans un cocon au nouveau siège social de l'Opac38. Crédit photo : Samuel Ravier.

Christian Coigné, vice-pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère, ins­tallé dans un cocon au nou­veau siège social de l’Opac38. © Samuel Ravier.

Autre nou­veauté : les bulles. Il s’a­git de salles minus­cules au sein des­quelles un sala­rié peut s’i­so­ler pour pas­ser un appel, par exemple. Car tous les bureaux sont par­ta­gés par plu­sieurs tra­vailleurs, même celui de la direc­tion.

 

« C’était impos­sible de faire des bureaux indi­vi­duels, par manque de place, explique Isabelle Rueff. La direc­tion a voulu mon­trer l’exemple. »

 

Au qua­trième étage, le plus haut, on tombe sur une salle de repos, dotée d’un lit en bonne et due forme. Non loin de là, la salle de créa­ti­vité est la seule à ne pas encore être ache­vée : elle le sera en sep­tembre, au terme d’une réflexion menée entre les sala­riés. Audrey Schembri, de son côté, la décrit comme « un lieu de par­tage, d’é­mu­la­tion et d’é­change ». À chaque étage, enfin, se trouvent de petites cui­sines, étran­ge­ment appe­lées tisa­ne­ries.

 

 

« On fait le pari que ces nouveaux espaces vont permettre de booster la créativité et l’échange »

 

La ruche, à l'entrée du nouveau siège social de l'Opac38. Crédit photo : Samuel Ravier.

La ruche, à l’en­trée du nou­veau siège social de l’Opac38. © Samuel Ravier.

À en croire la direc­tion de l’Opac38, les sala­riés ont été immé­dia­te­ment conquis par ces nou­veaux locaux, qu’ils occupent depuis le 14 mai. « Les espaces col­lec­tifs sont appro­priés par tout le monde, se réjouit Audrey Schembri. Pour l’instant, les échos sont una­nimes. »

 

Même son de cloche du côté de Christian Coigné, vice-pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère chargé de l’in­gé­nie­rie urbaine, qui assure que « les retours [des sala­riés] témoignent d’une amé­lio­ra­tion des condi­tions de tra­vail ».

 

L’Opac38 res­tera neuf ans au moins dans le bâti­ment de la rue de Constantine, son nou­veau domi­cile. De la concep­tion ori­gi­nale de ce siège social nou­veau, le bailleur en espère des retom­bées éco­no­miques posi­tives. « On fait le pari que ces nou­veaux espaces vont per­mettre de boos­ter la créa­ti­vité et l’é­change dont on a par­ti­cu­liè­re­ment besoin cette année », confie sa pré­si­dente, Sandrine Martin-Grand. « Nous devons aller de l’a­vant », assène-t-elle.

 

Samuel Ravier

 

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
commentez lire les commentaires
4769 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.