Pollution lumineuse : la Frapna a relevé 840 irrégularités en Rhône-Alpes, dont 126 à Grenoble

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FIL INFO – Près de 840 irrégularités observées sur le territoire Rhône-Alpes, dont 284 en Isère et 126 à Grenoble même. De quoi s’agit-il ? Des manquements à la réglementation sur les éclairages nocturnes des bâtiments non résidentiels que la Frapna a recensés au cours d’une “chasse” à la pollution lumineuse menée les vendredi 29 et samedi 30 juin.

 

 

Des membres et sym­pa­thi­sants de la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de pro­tec­tion de la nature) orga­ni­saient une “chasse” à la pol­lu­tion lumi­neuse sur le ter­ri­toire de la région les ven­dredi 29 et samedi 30 juin. Une opé­ra­tion menée pour sen­si­bi­li­ser les acteurs publics, « sans dégra­da­tion des biens, ni extinc­tion des vitrines », pré­cise l’or­ga­ni­sa­tion de défense de l’en­vi­ron­ne­ment.

 

 

Près de 120 irrégularités relevées à Grenoble

 

Bilan de l’o­pé­ra­tion, révélé quelques jours après l’o­pé­ra­tion ? « 840 ins­tal­la­tions en irré­gu­la­rité », note la Frapna. Les éco­lo­gistes rap­pellent en effet la régle­men­ta­tion : depuis le 1er juillet 2013, les bâti­ments non rési­den­tiels doivent éteindre leurs lumières entre 1 heure et 7 heures du matin, sauf en cas d’ho­raires de tra­vail tar­difs ou mati­naux.

 

Grenoble de nuit depuis la Bastille. Photo prise en 2007, avant la réglementation sur l'éclairage nocturne. © Laurent Espitallier - Flickr

Grenoble de nuit depuis la Bastille. Photo prise en 2007, avant la régle­men­ta­tion sur l’é­clai­rage noc­turne. © Laurent Espitallier – Flickr

 

Dans le détail, la Frapna a relevé 178 irré­gu­la­ri­tés dans l’Ain, 69 en Ardèche, plus de 80 dans le Rhône, 91 en Savoie, 21 en Haute-Savoie et 113 dans la Loire. Quid de l’Isère ? Assistée par l’as­so­cia­tion Le Pic Vert (Réaumont) et l’Association Porte de l’Isère envi­ron­ne­ment (Apie) de Villefontaine, la Fédération décompte 284 irré­gu­la­ri­tés, dont 126 obser­vées à Grenoble.

 

 

Une pollution lumineuse néfaste

 

« Force est de consta­ter que beau­coup de per­sonnes ne connaissent pas cette obli­ga­tion d’extinction, et de nom­breux maires ignorent déte­nir des pou­voirs de police en la matière », déplore la Frapna. Qui dénonce des « éclai­rages exces­sifs » repré­sen­tant un gas­pillage d’éner­gie autant que d’argent. Et créant un halo lumi­neux sur les agglo­mé­ra­tions dont les effets sont néfastes pour la bio­di­ver­sité, la santé humaine et la qua­lité de som­meil des habi­tants.

 

Grenoble de nuit, vue depuis les quais, décembre 2017 Le halo lumineux est toujours bien présent. DR

Grenoble de nuit, vue depuis les quais, décembre 2017. Le halo lumi­neux est tou­jours bien pré­sent. DR

 

C’est pour­quoi, afin de lut­ter contre les méfaits de cette pol­lu­tion lumi­neuse, la Frapna annonce recom­men­cer la même opé­ra­tion dans les six mois à venir. Avant une dif­fé­rence d’im­por­tance, ajoute-t-elle : « Cette fois-ci, les coor­don­nées des per­sonnes ne res­pec­tant tou­jours pas la régle­men­ta­tion seront com­mu­ni­quées à l’autorité ayant le pou­voir de police. »

 

FM

 

 

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