Le texte d’un professeur de Grenoble École de management spécialiste des harkis dans les épreuves du bac

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FIL INFO – Le professeur de Sociologie et de Gestion des ressources humaines Mohand Hamoumou, enseignant à Grenoble École de management, figurait à l’épreuve d’histoire-géographie 2018 des bacheliers en séries L et ES. Le texte de ce spécialiste des harkis plaide pour une mémoire réconciliatrice et une « histoire apaisée ».

 

 

La question des harkis était au cœur d'un sujet d'histoire-géographie du baccalauréat 2018, avec l'étude d'un texte du professeur de Gem Mohand Hamoumou. Mohand Hamoumou © Pierre Jayet - Gem

Mohand Hamoumou © Pierre Jayet – Gem

Grenoble École de management (Gem) n’est pas peu fière : son professeur de Sociologie et de Gestion des ressources humaines Mohand Hamoumou figurait dans les épreuves 2018 du Baccalauréat d’Histoire-Géographie pour les séries L et ES. Au cœur du sujet : la question des harkis au sein des « mémoires de la guerre d’Algérie ».

 

Les bacheliers choisissant le sujet 2 de leur examen étaient ainsi invités à se pencher sur un texte de Mohand Hamoumou baptisé « Silence et refoulements de l’histoire des harkis », rédigé dans le cadre du colloque « Les harkis, des mémoires à l’histoire » organisé en 2013. Un colloque dont les actes ont, par la suite, été publiés par la maison d’édition Riveneuve.

 

 

Confronter deux mémoires de la guerre d’Algérie

 

Objet de l’épreuve : confronter deux documents. D’un côté, le texte de Mohand Hamoumou, qui plaide pour une analysée raisonnée de la question des harkis, afin de passer « de la mémoire blessée à une histoire apaisée ». De l’autre, une photographie prise en 2016, représentant un manifestant opposé à la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, et portant sur son dos une pancarte affichant : « Non à la paix qui a tué ».

 

La question des harkis était au cœur d'un sujet d'histoire-géographie du baccalauréat 2018, avec l'étude d'un texte du professeur de Gem Mohand Hamoumou. « Non à la paix qui a tué », les stigmates encore douloureux de la guerre d'Algérie au cœur de l'épreuve du Bac 2018. DR

« Non à la paix qui a tué », les stigmates encore douloureux de la guerre d’Algérie au cœur de l’épreuve du Bac 2018. DR

 

« En confrontant les documents, montrez l’évolution des mémoires de la guerre d’Algérie, les débats à ce sujet et le travail de l’historien », donne comme directive l’épreuve aux bacheliers. Un exercice cruel, mais salué par Mohand Hamoumou. L’enseignant  se dit heureux que « la question de l’histoire des harkis soit soumise à la réflexion des jeunes », en particulier face à la « désinformation facilitée par internet ».

 

La question des harkis est bien connue de Mohand Hamoumou, dont la thèse auprès de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) portait déjà sur ce thème et fut par la suite éditée chez Fayard. Outre l’enseignement, cet ancien DRH de Lafarge mène également une carrière politique en tant que maire de Volvic depuis 2010. Et candidat En marche malheureux aux Législatives de 2017, dans la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme.

 

FM

 

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