Le projet de quartier en transition se précise sur le terrain de l’Espé (ex-IUFM) à Grenoble

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FOCUS – Quel que soit le promoteur qui construira sur le terrain de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé, ex-IUFM), 31 avenue Marcelin Berthelot, il devra respecter le plan masse orienté « ville en transition » que l’aménageur, l’agence Sathy et la Ville de Grenoble viennent de porter à la connaissance du public. En tout état de cause, l’acquéreur et promoteur du terrain est pour l’heure Safilaf. Sauf remise en cause possible à l’issue d’une procédure au tribunal toujours en cours…

 

 

Le secteur "Berthelot-Zola", terrain de l'Espé sera construit en 2020 dans le cadre de la Zac Flaubert, ville en transition. Juin 2018. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Le secteur « Berthelot-Zola », terrain de l’Espé sera construit en 2020 dans le cadre de la Zac Flaubert, ville en transition. Juin 2018. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Entouré par des murets, haies et quasi-remparts en pierre lui octroyant une allure de citadelle imprenable, le terrain de 3,3 ha du 31 avenue Marcelin Berthelot attise les convoitises. Car il est encore occupé par les bâtiments de l’École supérieure de professorat et de l’éducation, ex-Institut Universitaire de formation des maîtres (IUFM), mais plus pour très longtemps…

 

En 2020, dans le cadre de la Zone d’aménagement concertée (Zac) Flaubert, s’engagera en effet la transformation de ce terrain, appelé « Berthelot-Zola » dans le plan de la Zac, en un véritable morceau de ville en transition. Les premières livraisons d’immeubles sont attendues pour 2023-2024.

 

 

« La Ville a le pouvoir de planifier le projet »

 

Point sur l'écoquartier Flaubert, le 4 juin, Vincent Fristot, adjoint à l'urbanisme de la Ville de Grenoble, salle de la Plateforme © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Point sur l’écoquartier Flaubert, le 4 juin, avec Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme, au logement, et à la transition énergétique à Grenoble, salle de la Plateforme © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Le ou les promoteurs qui construiront sur ce quartier devront suivre à la lettre le plan masse qui sera gravé dans le marbre, une fois inscrit dans le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI), en cours d’élaboration.

 

Et tant pis si Safilaf, qui a acquis le terrain auprès du Département de l’Isère pour 9,4 millions, n’avait pas envisagé son projet de la sorte… « Aujourd’hui, la Ville n’a pas la propriété de ce terrain*, convient Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme, au logement et à la transition énergétique à Grenoble, mais elle a le pouvoir de planifier le projet. Notre volonté est de défendre les intérêts de la collectivité. »

[…]

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Commentaires 2
  1. Par ailleurs un PLUI ne grave rien dans le marbre, puisque (a) il a été conçu n’importe comment, (b) il sera attaqué et (c) vraisemblablement annulé.

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  2. Et bien sûr la municipalité communique ce qu’elle ne réalise pas.

    Par ailleurs quand la municipalité avance que « ll devra respecter le plan masse orienté « ville en transition » que l’aménageur, l’agence Sathy et la Ville de Grenoble viennent de porter à la connaissance du public »; c’ est parfaitement faux!

    La seule chose que Safilaf devra respecter c’est le PLUI, pas encore adopté, parce le ténement ne fait pas partie de la ZAC…

    Et le Conseil Départemental vend les ténement qu’il possède à qui il le souhaite.

    On est encore dans le grand n’importe quoi, on court encore à la catastrophe.

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