Coup d’envoi du Grenoble Street Art Fest : c’est parti pour un mois !

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REPORTAGE VIDÉO – Ce mercredi 6 juin en fin d’après-midi se tenait l’inauguration du Grenoble Street Art Fest dans l’ancien musée de peinture de Grenoble. Organisé pour la quatrième année par le centre d’art SpaceJunk, ce festival de street art connaît une audience croissante.

 

 

Il y avait du monde pour l’inauguration du Grenoble Street Art Fest, hier soir. File d’attente à l’entrée, des centaines de personnes à l’intérieur… Le festival grenoblois dédié au street art prend de l’ampleur d’année en année, et intéresse sans conteste un public de plus en plus large, dépassant le cercle des graffeurs passionnés.

 


Reportage d’Élisa Montagnat – Place Gre’net

 

À l’intérieur de l’ancien musée de peinture de Grenoble, les visiteurs découvraient les toiles des artistes participant au festival. Mais il n’y avait rien à vendre hier. Le but de cette exposition pour Jérome Catz, l’organisateur ? « Proposer des murs blancs aux artistes qui participent au festival pour montrer ce qu’ils font dans leurs ateliers. »

 

Du graff à la peinture il n’y a qu’un pas car, comme le rappelle Jérome Catz, « les artistes ne sont pas forcément plombiers ou marchands de fleurs pour vivre. Y’en a plein qui sont artistes en faisant des tableaux. C’est intéressant de leur proposer cette plateforme pour leur travail qui leur permet, par exemple, de payer leur loyer, car les artistes ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche. »

 

 

Des évènements tous les jours jusqu’au 1er juillet

 

Le Grenoble Street Art Fest compte cette année une soixantaine d’artistes et une vingtaine de très grandes fresques qui seront bientôt visibles aux yeux de tous. Le programme est chargé jusqu’au 1er juillet, date de fin du festival. Tous les jours, sont organisés des évènements : visites, dévoilement de fresques, conférences, séances de dédicaces… Et même fini, le Grenoble Street Art Fest laissera son empreinte sur les murs de Grenoble, mais aussi de Fontaine, Saint-Martin-d’Hères et Pont-de-Claix.

 

 

Élisa Montagnat

 

 

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Commentaires 1
  1. Grenoble, parce que son maire RPR, Alain Carignon, y fit régner « une certaine idée de l’ordre et de la rigueur », de 1983 à 1995, fut, par réaction, l’une des villes françaises les plus remarquables en matière d’Art subversif et de Graffiti.
    Le Street Art Festival de Grenoble néglige complètement cette période d’avant garde. Pourtant au début des années 80, Grenoble comptait quelques graffiteurs et une toute nouvelle école d’art, rue Lesdiguière. Mix du graffiti et de la « figuration libre », un mouvement grenoblois existait bel et bien mais, de cela, personne n’en parle plus jamais.
    Pour avoir des précision sur cette période il convient de se référer au catalogue (maintenant collector) de l’exposition collective BERRIAT 83 qui avait bien failli être annulée par Monsieur CARIGNON . Il référençait pas mal des nombreux artistes qui, à l’époque, vivaient et travaillaient à Grenoble,: l’avant-garde du Graffiti hexagonal.

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