Propreté urbaine : la Ville de Grenoble réclame un effort collectif, l’opposition se montre sceptique

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DÉCRYPTAGE – Interpellée par les Grenoblois sur l’état de saleté de la ville, la municipalité s’est décidée à resserrer la vis. La nouvelle équipe de trois agents assermentés pour verbaliser ne devrait pas chômer. Reste à croiser les doigts pour que la pédagogie fonctionne enfin… En attendant, la Ville communique abondamment sur la troisième édition de la journée dite de la « Belle saison », ce samedi 26 mai. Est notamment prévu un “plogging”, autrement dit une course à pied en ramassant les déchets. 

 

 

Conférence de presse sur la propreté urbaine, organisée par la Ville de Grenoble, le 26 avril 2018 "Embellir la ville : Grenoble sonne la mobilisation générale". © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Conférence de presse sur la pro­preté urbaine, orga­ni­sée par la Ville de Grenoble, le 26 avril 2018 « Embellir la ville : Grenoble sonne la mobi­li­sa­tion géné­rale ». © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

À croire que les cri­tiques déplo­rant la recru­des­cence de saleté en ville ont fini par arri­ver jus­qu’aux oreilles des élus de la majo­rité…

 

Il y a quelques semaines, le maire Eric Piolle a pris son bâton de pèle­rin pour se rendre au siège de la pro­preté urbaine de Grenoble. Et y « son­ner la mobi­li­sa­tion géné­rale pour embel­lir la ville ».

 

Pour mar­quer le coup, le maire a convo­qué sur place les res­pon­sables des ser­vices pro­preté et espaces verts, Christian Hoffmann, pré­sident des unions com­mer­ciales du centre-ville de Grenoble LabelVille, Gilles Namur, pré­sident des unions de quar­tier de Grenoble, Lucille Lheureux, adjointe aux espaces verts et à la nature en ville, Antoine Back, élu du sec­teur 2, et Georges Oudjaoudi, vice-pré­sident délé­gué à la pré­ven­tion, la col­lecte et la valo­ri­sa­tion des déchets.

 

« Nous avons tous un rôle à jouer pour être fiers de notre ville !, estime Eric Piolle, maire de Grenoble. Puissance publique, habi­tants, acteurs éco­no­miques, asso­cia­tions : on s’y met tous ! » Tel est le credo de la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise, qui orga­nise pour la troi­sième année sa jour­née de la Belle Saison, le samedi 26 mai. L’union en somme pour faire face à la saleté en ville ?

 

 

Des poubelles en plus, des cendriers de poche, un nettoyage renforcé des tags…

 

Et qu’on ne vienne pas expli­quer à la muni­ci­pa­lité que les ser­vices Propreté urbaine et Espaces verts ne font pas leur tra­vail. « La Ville fait sa part et agit à tous les niveaux », sou­tient le maire de Grenoble. Quoi que la Ville fasse, les rues ne seraient de toute façon jamais assez propres aux yeux de cer­tains. Néanmoins, la muni­ci­pa­lité n’est pas non plus aveugle et concède qu’il reste des points cri­tiques et qu’il faut agir. Mais à moyens constants, bud­get contraint oblige.

 

Conférence de presse sur la propreté urbaine, organisée par la Ville de Grenoble, le 26 avril 2018 "Embellir la ville : Grenoble sonne la mobilisation générale". © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Conférence de presse sur la pro­preté urbaine, orga­ni­sée par la Ville de Grenoble, le 26 avril 2018 « Embellir la ville : Grenoble sonne la mobi­li­sa­tion géné­rale ». © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Au menu, donc, du nou­veau pro­gramme d’ac­tions ? Un nou­veau déploie­ment de pou­belles grises est annoncé. Vont être ren­for­cés le net­toyage des tags et la lutte contre l’af­fi­chage sau­vage. Des cen­driers de poche seront par ailleurs dis­tri­bués et de nou­veaux cen­driers gris ins­tal­lés dans l’es­pace public, en coopé­ra­tion avec les bars et res­tau­rants.

 

Dépôt sauvage à Grenoble. Crédit Place Gre'net

Dépôt sau­vage à Grenoble. © Place Gre’net

Les toi­lettes publiques seront mieux entre­te­nues. La Ville va éga­le­ment pour­suivre ses actions « coups de poing » sur cer­taines rues, deux fois par mois.

 

Enfin, elle asser­mente deux agents pour ver­ba­li­ser les usa­gers non res­pec­tueux, pris en fla­grant délit de non-ramas­sage de crottes de chien sur les trot­toirs ou de jets de mégots par terre, ainsi que les auteurs de dépôts sau­vages de déchets en tous genres.

 

Sur le ver­sant col­lecte des déchets, la Métro veut aussi mon­trer bonne figure. La col­lecte des car­tons auprès des com­mer­çants est élar­gie à tout le centre-ville. Et des mini-déchet­te­ries « allant au-devant des habi­tants » vont être mises en place, en même temps que la ver­ba­li­sa­tion des dépôts sau­vages.

 

 

Une opération de pure com” ? 

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Commentaires 3
  1. Des agents asser­men­tés ne peuvent pas ver­ba­li­ser en l’es­pèce. Seule la Police Municipale le peut car il s’a­git d’a­mendes de 2eme et 3eme classe..

    Et on conti­nue dans le grand n’im­porte quoi.

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  2. OK.

    Alors baisse de 50% des impôts locaux.

    La pro­preté urbaine est un ser­vice public OBLIGATOIRE

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    • 50% de mes impôts locaux va dans la pro­preté… Diantre, fichtre… Et le degré d’i­nep­tie de vos com­men­taires, il atteint aussi 50 % ?

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