Lycée Deschaux de Sassenage : un accord avec le rectorat met fin à la mobilisation du personnel

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EN BREF – Mobilisés depuis plus d’un mois contre la suppression d’un emploi administratif, les personnels du lycée Roger Deschaux de Sassenage peuvent pousser un soupir de soulagement. Ce mercredi 25 avril au matin, le rectorat de Grenoble a en effet annoncé que le poste de secrétaire des élèves serait maintenu au sein de l’établissement. Une solution qui, toutefois, ne sera valable que pour l’année scolaire prochaine…

 

 

Grèves, ras­sem­ble­ments devant le rec­to­rat, négo­cia­tions avec le conseil tech­nique d’académie (CTA) et quatre jours de blo­cages. Commencée en mars der­nier suite à l’annonce de la sup­pres­sion de six emplois admi­nis­tra­tifs dans l’académie de Grenoble, la mobi­li­sa­tion des membres du per­son­nel du lycée poly­va­lent Roger Deschaux a tou­ché à sa fin, ce mer­credi 25 avril au matin.

 

Le per­son­nel du lycée Deschaux de Sassenage était mobi­lisé depuis plus d’un mois contre la sup­pres­sion d’un poste admi­nis­tra­tif. © Giovanna Crippa – Place Gre’net

 

Le motif ? La déci­sion du rec­to­rat de mettre en place « une solu­tion pro­vi­soire » per­met­tant à l’établissement de « main­te­nir le poste pour l’année pro­chaine », a annoncé le direc­teur du cabi­net du rec­teur François Charlon à l’issue d’une ren­contre avec les per­son­nels gré­vistes.

 

Début avril, les membres du CTA avaient cher­ché à répondre aux reven­di­ca­tions du per­son­nel en actant la sup­pres­sion d’un demi-poste au lieu d’un poste com­plet. Un com­pro­mis que les ensei­gnants, syn­di­ca­listes et per­son­nels admi­nis­tra­tifs de l’é­ta­blis­se­ment sas­se­na­geois ont refusé.

 

 

Quatre jours sans cours au lycée Deschaux

 

Lycée des métiers du bâti­ment et de l’énergétique, l’é­ta­blis­se­ment Roger Deschaux concentre en effet « une popu­la­tion issue de col­lèges clas­sés en Rep (Réseau d’éducation prio­ri­taire)… sans en avoir les moyens », rap­pellent les repré­sen­tants syn­di­caux dans un com­mu­ni­qué. Et de pré­ci­ser : « Or, vu les dif­fi­cul­tés de cer­tains de nos élèves, et leurs besoins d’accompagnement, ce poste [de secré­taire] est essen­tiel à une bonne inté­gra­tion citoyenne et par­ti­cipe à la réus­site de nos lycéens. »

 

© Giovanna Crippa - Place Gre'net

Après quatre jours de blo­cage, les cours ont repris nor­ma­le­ment au lycée Deschaux dans la mati­née de ce mer­credi 25 avril. © Giovanna Crippa – Place Gre’net

 

D’où l’i­dée de faire entendre leur voix en blo­quant les por­tails du lycée pen­dant quatre jours. Débutés juste avant les vacances, les blo­cages se sont ainsi pour­sui­vis mal­gré la reprise des cours. « Lors de l’as­sem­blée géné­rale du per­son­nel, nous avions décidé de reblo­quer l’en­trée des élèves et d’empêcher l’accès des can­di­dats à un concours admi­nis­tra­tif, ce mer­credi », raconte Christine Favaro, secré­taire d’intendance auprès de l’établissement sas­se­na­geois.

 

Qui enchaîne : « Par ailleurs, on avait éga­le­ment voté pour la fer­me­ture de l’internat, qui accueille les élèves de six autres éta­blis­se­ments de l’agglomération. Cela a dû pro­vo­quer des remous, car le rec­to­rat a appelé notre pro­vi­seur* pour lui pro­po­ser une autre ren­contre, fixée pour ce matin ». Suite à cette annonce, les gré­vistes ont pré­féré faire marche arrière.

 

 

Le rectorat de Grenoble propose une « mesure transitoire »

 

Vers 8 h 30, le direc­teur du cabi­net du rec­teur s’est donc rendu au lycée Deschaux pour ren­con­trer une délé­ga­tion du per­son­nel. Les termes de la nou­velle négo­cia­tion ? « Le rec­to­rat s’en­gage à com­plé­ter le demi-poste avec un poste pro­vi­soire », relate Christine Favaro.

 

Rassemblement des précaires de l'éducation nationale, le 5 Avril 2018 devant le Rectorat de Grenoble. © Léa Raymond - placegrenet.fr

Christine Favaro, secré­taire d’intendance au lycée Deschaux, lors du ras­sem­ble­ment des pré­caires de l’Éducation natio­nale, le 5 avril 2018 devant le rec­to­rat de Grenoble. © Léa Raymond – placegrenet.fr

« C’est une belle vic­toire », enchaîne-t-elle « mais, s’a­gis­sant d’une mesure tran­si­toire, il faut res­ter très vigi­lants ». Une inquié­tude par­ta­gée par les repré­sen­tants des syn­di­cats FSU et CGT, qui annoncent d’ores et déjà de nou­velles actions. « Dès la ren­trée 2019, nous comp­tons faire pres­sion pour que ce poste pro­vi­soire soit trans­formé en emploi défi­ni­tif », déclare le délé­gué de la FSU Jann Queinnec.

 

Quant aux six autres emplois mena­cés, il n’est pas ques­tion pour le rec­to­rat de reve­nir sur une déci­sion désor­mais actée. « Les sup­pres­sions seront com­pen­sées par la créa­tion de nou­veaux postes admi­nis­tra­tifs au sein d’autres éta­blis­se­ments », conclut le direc­teur du cabi­net François Charlon.

 

 

Giovanna Crippa

 

 

  • * Sollicité, le pro­vi­seur Abdelaziz Guesmi a refusé de « com­mu­ni­quer sur l’é­vè­ne­ment ».

 

 

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