Les dégradations contre l’agence Pluralis de Grenoble revendiquées dans le cadre d’une « dynamique intersquat »

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FIL INFO – Les dégradations commises contre l’agence Pluralis de Grenoble durant la nuit du 1er au 2 avril ont été revendiquées vendredi 6 avril sur la plateforme Indymedia Grenoble. Un texte, verbeux comme de coutume, qui ne mentionne toutefois pas les attaques contre l’agence Actis, survenues la nuit suivante.

 

 

« Dans la gri­saille, une nuit étoi­lée » : tel est le titre de la reven­di­ca­tion des dégra­da­tions com­mises sur les bureaux gre­no­blois du bailleur social Pluralis, bou­le­vard Foch, dans la nuit du 1er au 2 avril. Publié sur la pla­te­forme liber­taire Indymedia Grenoble ce ven­dredi 6 avril, le texte ne cite cepen­dant pas l’a­gence Actis, van­da­li­sée la nuit sui­vante, avec le même mode d’ac­tion et la même signa­ture propre aux squat­teurs.

 

Locaux de Pluralis dégradés © Florent Mathieu - Place Gre'net

Locaux de Pluralis dégra­dés © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Les rai­sons des dégra­da­tions, dont le coût s’é­lève à plu­sieurs mil­liers d’eu­ros ? Un acte « par­tie pre­nante de la dyna­mique inter­squat », ins­crite dans le cadre du « fes­ti­val inter­squat » qui s’est déroulé à Grenoble du 24 mars au 1er avril. La date du 2 avril cor­res­pon­dait quant à elle au len­de­main de la fin de la trêve hiver­nale, « une trêve qui ne trouve de sens que dans la guerre struc­tu­rel­le­ment impo­sée contre les pré­caires », estiment les auteurs du texte.

 

 

Aucune « réflexion stratégique globale », clament les auteurs

 

Affiche du festival Intersquat de Grenoble

Affiche du fes­ti­val Intersquat de Grenoble

Composée d’a­près les recettes d’un ver­biage actuel­le­ment en vogue dans les milieux liber­taires, la reven­di­ca­tion écarte toute « réflexion stra­té­gique glo­bale ». « L’attaque n’était qu’autoréférentielle, n’avait de fina­lité qu’elle-même ainsi que la réa­lité vécue entre les assaillant-e‑s », indique encore le texte. En somme, une action de van­da­lisme qui « ne sau­rait être un moyen pour atteindre un quel­conque objec­tif poli­tique ».

 

Au final, quel sens don­ner à ces attaques ? Les élé­ments de lan­gage claquent à l’envi : « rejet du monde à grands coups de mar­teaux », assaillants « avides de [se] vivre les un-e‑s les autres dans l’attaque de ce monde vide »… Bref, « un temps sen­sible, poli­tique et poé­tique, dans lequel l’écho des coups de mar­teaux qui pour­fend la nuit n’a d’égal que leurs réso­nances dans les corps en com­mu­nion ». Les esthètes appré­cie­ront.

 

FM

 

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