Les Pains du Vercors vous invitent à mettre la main à la pâte pour une boulangerie-biscuiterie bio

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EN BREF – Réunis par la passion de la boulangerie, Julie et Michaël ont commencé à construire leur fournil grâce à leurs économies personnelles. Ayant besoin d’aide pour boucler leur projet, celui d’une boulangerie-biscuiterie bio à Autrans, ils ont lancé une campagne de crowdfunding et approchent déjà les 15 000 euros.

 

 

Julie et Michaël, initiateurs du projet de financement participatif pour un four à bois dans leur boulangerie bio d'Autrans. DR

Julie et Michaël, ini­tia­teurs du pro­jet de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif pour un four à bois dans leur bou­lan­ge­rie bio d’Autrans. DR

« Participez à l’aventure, attei­gnons ensemble le qua­trième pal­lier ! », lancent comme un défi Julie et Michaël pour la tren­taine de jours res­tants à cette opé­ra­tion de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif. Leur objec­tif : construire une bou­lan­ge­rie-bis­cui­te­rie bio à Autrans.

 

Grâce à leurs éco­no­mies et à des briques récu­pé­rées sur l’an­cien four de Michaël, les deux jeunes Vertacomicoriens (nom que portent les habi­tants du Vercors) ont déjà démarré la construc­tion de leur four “Tartine”. Un four à bois pas si banal qui a été inventé par des bou­lan­gers savoyards en 1990. Il n’en existe qu’une tren­taine en France. Doté d’une voûte plate rec­tan­gu­laire, ce four per­met d’enfourner plus faci­le­ment les pains. De quoi per­mettre à Julie et Michaël d’op­ti­mi­ser leur tra­vail dans leur bou­lan­ge­rie-bis­cui­te­rie bio d’Autrans.

 

 

Une solution pour ne pas s’endetter

 

Grâce au pre­mier palier de 6 000 euros atteint dès la pre­mière jour­née, ils ont pu finan­cer l’assise du four et les pièces en fontes. Le second pal­lier, qui avait pour but la construc­tion de l’évacuation, à été atteint le 9 mars, et le troi­sième qui était de 13 000 euros à suivi le mou­ve­ment quelques jours plus tard. Ils approchent désor­mais de leur objec­tif de 15 000 euros pour se doter d’un tapis d’en­four­ne­ment. Avec 20 000 euros, ils pour­raient acqué­rir un pétrin méca­nique.

 

« Nous ne vou­lons pas d’en­det­te­ment maxi­mum, comme dans la plu­part des bou­lan­ge­ries conven­tion­nelles », nous expliquent les deux jeunes bou­lan­gers. C’est la rai­son pour laquelle ils ont eu recours à Blues Bees, une pla­te­forme de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif des­ti­née à pro­mou­voir et faci­li­ter la réa­li­sa­tion de pro­jets qui œuvrent pour une agri­cul­ture et une ali­men­ta­tion durable.

 

Boulangerie de Julie et Michaël, initiateurs du projet de financement participatif pour un four à bois dans leur boulangerie bio d'Autrans. DR

Boulangerie de Julie et Michaël, ini­tia­teurs du pro­jet de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif pour un four à bois dans leur bou­lan­ge­rie bio d’Autrans. DR

 

Tout le monde a accès à cette pla­te­forme et peut ver­ser le mon­tant qu’il sou­haite. 
Les dons peuvent aller de 10 à 300 euros. Chaque dona­teur aura droit à un ou plu­sieurs “cadeaux” : carte per­son­na­li­sée dédi­ca­cée, pains, brioches, confi­tures, livret de recettes, tablier per­son­na­lisé… Et, pour les plus géné­reux, une année de pains gra­tuits à savou­rer au fil des sai­sons et l’honneur d’avoir leur nom gravé dans le four­nil !

 

 

Pour l’amour du pain bio

 

« Notre ren­contre a été natu­relle, elle remonte au prin­temps 2017 », racontent les deux bou­lan­gers. A priori, rien ne pré­des­ti­nait Julie et Michaël à mon­ter un tel pro­jet. « Je me suis ini­tia­le­ment formé à la fores­te­rie (AgroParisTech-Nancy) et spé­cia­lisé dans la recherche scien­ti­fique », explique Michaël, qui s’est recon­verti à la bou­lan­ge­rie en 2012. Quant à Julie, elle est diplô­mée de Sciences-Po Grenoble, option Économie et Finances, et a pour­suivi avec un mas­ter d’ur­ba­nisme à Grenoble.

 

Boule de pain bio de Julie et Michaël, initiateurs du projet de financement participatif pour un four à bois dans leur boulangerie bio d'Autrans. DR

Boule de pain bio de Julie et Michaël, ini­tia­teurs du pro­jet de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif pour un four à bois dans leur bou­lan­ge­rie bio d’Autrans. DR

Animés par l’envie de pro­duire bio, ils achètent leur bâti­ment en novembre 2017 qu’ils rénovent pen­dant deux mois. Début 2018, ils fondent leur bou­lan­ge­rie et la bap­tisent Les Pains du Vercors.

 

En mars, ils construisent leur four à bois et tous les amé­na­ge­ments néces­saires et espèrent pou­voir faire leurs pre­mières four­nées en avril.

 

Soutenus par le Parc natu­rel du Vercors, ils garan­tissent des pro­duits de grande qua­lité (farine bio, cuis­son éco­lo­gique…) et ont à cœur de par­ta­ger leur savoir-faire dans cette pro­duc­tion arti­sa­nale et natu­relle. Cette bou­lan­ge­rie-bis­cui­te­rie bio contri­buera en outre, selon eux, à la relo­ca­li­sa­tion de l’é­co­no­mie sur le pla­teau du Vercors et à la mise en valeur des pro­duits locaux.

 

Grâce au sou­tien des Isérois et des amou­reux du pain tra­di­tion­nel et bio­lo­gique, Julie et Michaël auront en tout cas du pain sur la planche dès le mois d’a­vril !

 

Mathilde Iehl

 

 

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