Les stations iséroises à la croisée des chemins pour dessiner la montagne de demain

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FOCUS – Concurrence (féroce) des destinations montagnardes françaises et voisines, changement climatique… Les stations iséroises ne doivent pas seulement s’adapter, mais se réinventer. Tandis qu’un document-cadre départemental donne la feuille de route pour l’avenir, les stations investissent pour prendre leur destin en main. Un défi plus facile à relever pour les grandes stations.

 

 

Concurrence féroce, changement climatique : les stations iséroises doivent se réinventer. Un document-cadre départemental leur donne la feuille de route.Téléski de la station du Col de Porte Hivers 2016 ©S.Merindol

Téléski de la sta­tion du Col de Porte © S. Merindol

Avec 6 mil­lions de nui­tées tou­ris­tiques, un chiffre d’affaires de 112,3 mil­lions d’euros réa­lisé par les remon­tées méca­niques et 310 mil­lions d’euros géné­rés par la consom­ma­tion en sta­tions, l’Isère et ses acteurs éco­no­miques s’accrochent à leurs som­mets.

 

Il leur faut, pour­tant, com­po­ser avec une épée de Damoclès : le chan­ge­ment cli­ma­tique, même si un épais man­teau nei­geux recouvre les Alpes cet hiver.

 

Les aléas météo­ro­lo­giques et la raré­fac­tion de la neige dans les sta­tions de moyenne mon­tagne n’ont en effet cessé d’aiguiser la concur­rence ces der­nières années. Tout d’a­bord entre les sta­tions isé­roises et d’autres des­ti­na­tions fran­çaises, mais aussi avec leurs homo­logues ita­liennes et suisses – les­quelles ont copieu­se­ment investi dans la neige de culture.

 

 

Dessiner la montagne de demain

 

Canons à neige au bas des pistes de la station de Villard de Lans. © Corentin Libert - Place Gre'net

Canons à neige au bas des pistes de la sta­tion de Villard-de-Lans. © Corentin Libert – Place Gre’net

Pour pré­pa­rer l’a­ve­nir, l’Isère, troi­sième dépar­te­ment tou­ris­tique de mon­tagne le plus visité en France, s’est donc attelé à l’élaboration d’un docu­ment-cadre piloté par le Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère et Isère Tourisme. L’objectif de ce rap­port très attendu, qui asso­cie les 23 sta­tions isé­roises : des­si­ner la mon­tagne de demain en s’appuyant sur des don­nées chif­frées… et scien­ti­fiques.

 

Sollicités pour éta­blir l’état des lieux de l’enneigement depuis 1958, les experts* en ont livré les pre­miers résul­tats : « 27 % de la sur­face totale des domaines skiables isé­rois béné­fi­cient de la neige de culture. La crois­sance des sur­faces équi­pées se pour­suit, sans pour autant atteindre les niveaux éle­vés de cer­tains voi­sins euro­péens. En 2025, 42 % des domaines devraient être sécu­ri­sés [enten­dez équi­pés de canons à neige, ndlr] », indique Isère Tourisme.

 

L’équipement (sys­té­ma­tique) en neige de culture ne sera tou­te­fois pas la seule arme pour tirer son épingle du jeu, loin s’en faut. Sans comp­ter qu’il fau­dra tout d’abord pas­ser au crible les dis­po­ni­bi­li­tés de la res­source en eau sur le ter­ri­toire isé­rois, et tenir compte de la fai­sa­bi­lité finan­cière des pro­jets de pro­duc­tion de neige de culture. Deux autres volets du docu­ment-cadre.

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