Immobilier d’entreprise 2017 à Grenoble : le centre-ville résiste, les bureaux cartonnent

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FOCUS – Le marché de l’immobilier dentreprise s’est bien porté en 2017 dans l’agglomération grenobloise, selon la société Axite CBRE qui vient de dresser le bilan annuel du secteur. Une année exceptionnelle pour les bureaux, avec les deux transactions géantes d’EDF à Saint-Martin-le-Vinoux et de Schneider Electric à Grenoble. Mais aussi un bon cru pour le centre-ville de Grenoble, qui résiste à la crise.

 

 

Une excellente année 2017 pour l’immobilier d’entreprise grenoblois ? C’est ce qui ressort de l’analyse de Axite CBRE. La société de conseil en immobilier d’entreprise, membre comme son nom l’indique du réseau de conseil immobilier CBRE, a en effet dressé auprès de la FNAIM Entreprise un bilan très encourageant.

 

Présentation du bilan de l'immobilier d'entreprise 2017 sur Grenoble, au cinéma Pathé de Grenoble le 7 février 2018 © Axite CBRE

Présentation du bilan de l’immobilier d’entreprise 2017 sur Grenoble, au cinéma Pathé de Grenoble le 7 février 2018 © Axite CBRE

 

Axite CBRE décrit ainsi un centre-ville qui – avec “28 971 m² placés” et 46 % des transactions constituées par des ventes – résiste à la crise traversée par de nombreuses villes de France. « Une récente étude montre d’ailleurs que le taux de vacance de Grenoble est de 9 %, une jolie performance sachant que la moyenne nationale tourne autour des 11,7 % », écrit encore la société.

 

 

Des commerces en plein turn-over

 

Ces bons résultats en matière d’immobilier de commerce se font dans un contexte d’important “turn-over” des enseignes. « On a remarqué le départ d’enseignes telles que New Man, G-Star, Malboro Classics, Jennyfer au profit de l’arrivée de nouvelles », note le consultant commerce d’Axite CBRE François Gagliardi. Qui mentionne ainsi l’installation de Naturalia ou de Hema dans le centre-ville grenoblois.

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Commentaires 5
  1. Ils font de la pub pour Grenoble parce qu’ils vendent des commerces à Grenoble. Pour cela, ils utilisent la tromperie habituelle : prendre pour référence la moyenne française.
    Grenoble n’est pas une ville moyenne, c’est la dixième plus grande métropole française hors Paris (source INSEE). La référence est donc celle de cette catégorie, qui est de 7,4% en moyenne (source le rapport Procos 2018). Grenoble est à 9%, ce qui fait une énorme différence, le plus inquiétant étant que l’aggravation est récente. Pire, à Nantes et à Strasbourg, les taux de vacance sont de 2,8% et 4%. A Tours, ville bien plus petite que Grenoble, le taux est de 6,6%.
    Procos montre que le commerce reste en bonne et même très bonne santé dans les grandes agglomérations. Mais avec 9% de vacance commerciale, alors que sa zone d’influence est de plus de 800 000 habitants (Procos, 700 000 selon Eric Piolle), Grenoble est non seulement très en dessous des performances des villes comparables, mais n’est qu’à 1% du seuil fatidique des 10%. Alors non les chiffres ne sont pas bons, ils sont mauvais et indignes d’une ville de la taille de Grenoble. C’est d’ailleurs ce que voient les grenoblois qui ne font pas l’autruche.

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    • Vous avez raison. En revanche les taux que vous sortez sur les autres villes concernent uniquement les rues les plus commençantes du centre-ville, et sont édités par les mêmes vendeurs de murs (donc tout aussi biaisés selon votre raisonnement).

      Le 9% correspond au taux sur l’ensemble de la ville et est calculé par la métro. Il est plus fiable et vous avez raison de dire que tout n’est pas rose à Grenoble. En revanche, le taux réel de commerces vacants est certainement au-dessus de ce qui est vanté par Procos… qui a estimé la vacance commerciale à 6% à Grenoble l’année dernière. Ce qui est plus que Nantes ou Strasbourg mais pas mauvais non plus.

      D’ailleurs, savez-vous quel est le point commun entre Nantes, Strasbourg, Bordeaux et Lyon (des villes au très bon taux de commerces remplis ?) C’est leur volonté d’apaiser et d’embellir la ville en offrant plus d’espaces aux piétons et aux vélos. Pour «sauver» le commerce grenoblois, il faut donc arrêter de s’apitoyer sur la baisse de place dédiée à l’automobile et se battre pour des espaces publics plus beaux, plus propres, plus calmes (cela entend en partie la question de la sécurité).

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  2. Les résultats de cette étude vont tellement à l’encontre de tous les opposants à la mairie que Axite CBRE va sans doute être traité de menteur … Je peux simplement dire qu’habitant le centre ville, je ne constate pas tellement de magasins fermés. Si une enseigne s’en va, elle est remplacée par une autre. Ca a toujours été comme ça, les commerces résistent … Où sont les fameuses feuilles violettes qui annonçaient la mort du centre ville ? Que d’argent perdu en basse politique !

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    • pour les commerces allez cours Berriat entre champ et l’estacade, promenez vous rue Gabriel Péri (d’ailleurs le rue à bénéficié d’une votation, je serai curieux de votre avis, je ne la trouve peu ou pas changée et toujours aussi crade). D’accord avec vous sur les commerçant CCI qui râlent pour … râler car attention quelque chose va changer (si ils ne se bougent pas tout le monde achètera sur internet, il faut donner envie).
      Si enfin on peut sortir du schéma zone dortoir / zone de conso / zone de travail et mixer dans des lieux toutes les activités les villes ressembleront à qq chose et enfin on pourra se déplacer plus facilement à pied

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  3. Axite est une agence immobilière spécialisée… C’est le même problème que les analystes financiers de banques d’investissements qui « poussent » les actions et opérations pour lesquelles dont leur banque a été mandatée…

    Bouchayet-viallet reste toujours aussi vide et le phénomène de tertiarisation ne compense pas le fait que ce qu’on voit est un renouvellement insuffisant du parc, qui au 2/3 est vétuste. Ce qui signifie que les investissements sont bas malgré de faibles taux et une demande apparemment réelle.
    Donc on tourne un peu un rond…
    Et ça, ce n’est pas un bon signe du tout en matière d’activité économique, car comme le nombre de transactions immobilières résidentielles, c’est un « leading » indicator de la vitalité économique.

    Quant au bazar start-up, on est pile dans la mantra marketing du secteur…

    A prendre avec des pincettes donc, car c’est avant tout un effort de marketing de cette agence.

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