Grenoble va-t-elle expérimenter la police de sécurité du quotidien ? Réponse jeudi

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FIL INFO – Jeudi 8 février, Grenoble saura si oui ou non elle est retenue pour expérimenter la police de sécurité du quotidien. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette nouvelle unité, sans moyens humains dédiés, ambitionne de revoir l’organisation de la sécurité en France. Et pose les bases de nouvelles coopérations, avec la société civile ou la sécurité privée.

 

 

Police nationale à Grenoble ©

Police natio­nale à Grenoble © Patricia Cerinsek

Maintes fois annon­cée, et autant de fois repous­sée, la police de sécu­rité du quo­ti­dien, pro­messe de cam­pagne d’Emmanuel Macron, sera offi­ciel­le­ment lan­cée ce jeudi 8 février. C’est à l’é­cole mili­taire de Paris que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dévoi­lera le nom des com­munes rete­nues pour expé­ri­men­ter cette nou­velle unité et les mis­sions qui lui seront impar­ties.

 

Sur la cen­taine de col­lec­ti­vi­tés qui ont fait acte de can­di­da­ture, dont Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères, une quin­zaine devraient être rete­nues. Avec l’es­poir de se voir attri­buer de nou­veaux moyens ? De ce côté-là, cela risque d’être la douche froide. Car, comme les repré­sen­tants de poli­ciers le crai­gnaient, cette nou­velle unité de police ne devrait pas faire l’ob­jet de moyens sup­plé­men­taires.

 

 

Pas de moyens humains dédiés en vue mais une nouvelle organisation

 

« De nou­veaux dis­po­si­tifs et de nou­velles méthodes de tra­vail seront expé­ri­men­tés dans une série de ter­ri­toires reflé­tant la diver­sité du pays et de ses pro­blé­ma­tiques (quar­tiers urbains, zones péri-urbaines, ter­ri­toires ruraux), en France métro­po­li­taine et outre-mer », avait en novembre der­nier déjà pré­venu les ser­vices du pré­fet de l’Isère.

 

Les forces de police étaient encore très présente ce matin à 10 heures à la Casemate © Anaïs Mariotti - Place Gre'net

© Anaïs Mariotti – Place Gre’net

Place donc à une police sur-mesure ? Car il s’a­gi­rait de mettre sur pied une nou­velle orga­ni­sa­tion et de nou­velles manières de tra­vailler avec comme objec­tif de rap­pro­cher la popu­la­tion de sa police, et vice-versa. Notamment, selon RTL, par l’in­ter­mé­diaire de réfé­rents choi­sis dans dif­fé­rents quar­tiers qui tra­vaille­raient donc en col­la­bo­ra­tion avec les forces de l’ordre.

 

Cette col­la­bo­ra­tion avec la société civile n’est qu’une pre­mière étape. Ce 5 février, lors des Assises de la sécu­rité pri­vée, Gérard Collomb a annoncé vou­loir lan­cer d’ici la fin du prin­temps une mis­sion par­le­men­taire char­gée de réflé­chir au ren­for­ce­ment de la coopé­ra­tion entre acteurs publics et pri­vés de la sécu­rité…

 

PC

 

 

Musée de Grenoble et ses artistes du XIXe siècle
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Commentaires 2
  1. LA PSQ n’est pas une nou­velle unité de police mais le résul­tat d’un jeu de chaises musi­cales puisque l’aug­men­ta­tion des moyens est trop faible.

    Mais bon, lais­sons une chance au cou­reur, même si nous sommes très scep­tiques et que nous crai­gnons que l’un des pre­miers effets de la Police de la Sécurité du Quotidien soit jus­te­ment une aug­men­ta­tion des attentes telles que per­sonne ne pourra y répondre, pour de simple rai­son de pro­cé­dures et de temps de pro­cé­dure – car le temps judi­ciaire n’est pas le temps des réseaux sociaux ou celui des médias, et que la doc­trine de main­tien de l’ordre reste la même quelle que soit l’u­nité car défi­nie par la loi et la pro­cé­dure.

    En revanche, il serait très mal venu que le Maire de Grenoble pré­sente cela comme une grande vic­toire dont il est l’au­teur si la ville venait à être sélec­tion­née, parce qu’il est en grande par­tie res­pon­sable de la situa­tion très dégra­dée à Grenoble.

    Par ailleurs, la Police tra­vaille depuis qu’elle existe avec le privé et la société civile, pour une rai­son fort simple ! il n’y a pas de police sans indi­ca­teur…

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  2. J’espère que notre Cher Maire va se battre pour arra­cher une expé­ri­men­ta­tion

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