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Le CHU Grenoble Alpes se dote d’équipements de médecine nucléaire high tech

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REPORTAGE VIDÉO – Le service de médecine nucléaire du Centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes vient de renouveler ses équipements lourds : son tomographe à émission de positons et ses deux gama-caméras. Ce service d’imagerie fonctionnelle de pointe entend ainsi gagner en rapidité et améliorer la fiabilité et la précision de ses diagnostics. Le tout dans des conditions plus confortables pour les patients.

 

 

Le service de médecine nucléaire du CHU de Grenoble présentait ce mardi 30 janvier ses nouveaux équipements d'imagerie fonctionnelle polyvalents.La salle de préparation des médicaments radioactifs. © Joël Kermabon - Place Gre'net

La salle de préparation des médicaments radioactifs. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous sommes à l’intérieur d’une cathédrale de plomb et nous manipulons les médicaments radioactifs que nous administrons aux patients dans des enceintes, elles-mêmes plombées. Vous voyez celle-là ? Elle pèse près de cinq tonnes ! », précise comme pour rassurer Marie-Dominique Desruet, radio pharmacienne au service de médecine nucléaire du CHU Grenoble-Alpes (Chuga).

 

Pour autant, pas de quoi plomber l’ambiance de cette visite du service de médecine nucléaire organisée le 30 janvier par le CHU pour l’inauguration de son nouveau plateau technique. Car deux superbes machines dotées de technologies de pointe viennent remplacer l’ancien matériel d’imagerie fonctionnelle de ce service spécialisé dans les pathologies cardio-vasculaires, cancérologiques, osseuses, pédiatriques et neurologiques.

 

 

Du matériel reposant sur des technologies extrêmement sophistiquées

 

« La médecine nucléaire, c’est l’utilisation de médicaments radioactifs pour explorer les maladies. On en injecte dans l’organisme où ils se distribuent et on peut surveiller tout ça en faisant des images ou encore des prélèvements », résume Jean-Philippe Vuillez, chef du service de médecine nucléaire, tout en présentant le nouveau tomographe par émission de positons (TEP) et les deux gama-caméras de son unité.

 

L'une des deux gamma-caméras du service de médecine nucléaire du CHU. © Joël Kermabon - Place Gre'net

L’une des deux gamma-caméras du service de médecine nucléaire du CHU. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Des matériels high tech reposant sur des technologies extrêmement sophistiquées – les meilleures au niveau mondial –, plus rapides et plus sensibles nécessitant un personnel très spécialisé.

 

« Nous pouvons faire plus d’examens dans la journée puisque nous multiplions l’activité par un facteur deux, précise le chef de service. « C’est une charge accrue pour les médecins, avec beaucoup plus d’images à interpréter. Mais pour le service rendu au patient, c’est vraiment quelque chose d’important, un véritable saut qualitatif », assure Jean-Philippe Vuillez.

 

 


Reportage Joël Kermabon

 

 

Une radioactivité confinée et très contrôlée

 

Ces deux technologies reposant sur l’injection de médicaments émettant des rayonnements ionisants, elles nécessitent des mesures de radioprotection importantes dans le service. « Il faut contrôler qu’il n’y ait pas de contamination dans l’environnement et protéger le personnel qui manipule », explique Marie Dominique Desruet. Tabliers de plomb parfois décorés de motifs amusants  « pour les enfants », murs blindés, dépression du local de préparation, protège-seringues, valisette plombées…

 

Des tabliers en plombs spécialement décorés pour les enfants. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Des tabliers en plomb spécialement décorés pour les enfants. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Mais aussi des moyens de surveillance avec des dosimètres individuels qui permettent de surveiller la dose de radiations à laquelle le personnel est exposé.

 

Et les patients, n’est-ce pas dangereux pour leur santé ? « Eux, ils deviennent radioactifs puisque nous leur injectons le médicament », répond la pharmacienne.

 

Avant de préciser : « Là, c’est toujours la question de la balance bénéfices – risques mais nous sommes largement en-dessous des doses qui peuvent avoir des effets toxiques pour l’homme », assure Marie-Dominique Desruet.

 

 

Joël Kermabon

 

 

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