La plupart des copropriétés de l’agglomération grenobloise reliées au chauffage urbain… surchauffent

sep article
Changeons nos vieux poêles avec la Prime Air Bois Grenoble Alpes Métropole doublée à 1600 euros !

DÉCRYPTAGE – Dérèglement climatique oblige, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte dispose que les logements doivent être chauffés à 19° C. Disciplinés et bons gestionnaires, les bailleurs sociaux appliquent la consigne. En revanche, la plupart des copropriétés s’autorisent une tolérance, reconnaît la Compagnie de chauffage, “complice” de la surchauffe. Avec quelles conséquences ?

 

 

« 19° C est la température réglementaire pour les pièces à vivre. 17° C la nuit, c’est suffisant pour bien dormir. Rajoutez une couverture si nécessaire. » C’est ce qui est prescrit par le guide de l’usager de la Compagnie de chauffage urbain…

 

A l'instar du Lorenzaccio, quartier Vigny Musset, 85% des 239 copropriétés qui ont un contrat avec la SEM Compagnie de chauffage chauffent au-delà de la réglementation de 19°C, jusqu'à 22°C © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

A l’instar du Lorenzaccio, quartier Vigny Musset, 85 % des 239 copropriétés qui ont un contrat avec la Sem Compagnie de chauffage chauffent au-delà de la réglementation de 19°C, jusqu’à 22° C © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Apparu lors du premier choc pétrolier dans les années 1970, ce seuil de 19° C a été repris dans le Code de l’énergie de 2005, puis réaffirmé dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte (TECV) de 2015.

 

Objectif : modérer la consommation de chauffage. D’une part, pour limiter l’impact environnemental notamment engendré par les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie fossiles, et responsables de l’effet de serre.

 

D’autre part, pour réduire la diffusion de particules fines dans l’air, nocives pour la santé, produites, elles, surtout du fait de la combustion du bois. Or, à Grenoble, les copropriétés reliées au réseau urbain de chaleur géré par la Compagnie de chauffage, sont loin de respecter la consigne du 19° C.

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
2647 visites | 2 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 2
  1. En la matière, Hakim Sabri a raison.
    Le chauffage urbain est un SPIC, les usagers paient des redevances, on a le droit de chauffer chez soi à la température qu’on souhaite, et ce n’est absolument pas une atteinte à loi que de chauffer à plus de 19° loi, qui préconise 19°C mais ne peut en aucun cas l’imposer, parce qu’on n’est pas en Union Soviétique et que chez soi on fait ce qu’on veut du moment qu’on paie sa facture. Par ailleurs, si on limitait à 19°C, on verrait vite des chauffages d’appoints apparaître.

    Ce sont effectivement les copropriétés qui demandent une température de leur choix et c’est ensuite le choix des habitants de chauffer à la température qui leur sied.
    Par ailleurs, entre un appartement au rdc et un sous le toit, les conditions thermiques ne sont pas les mêmes et il faut parfois livrer plus de 19°C pour délivrer 19°C effectif…

    sep article
  2. C’est incroyable de raisonner encore avec cet esprit local. Le développement du chauffage urbain répond à une problèmatique bien connue post-crise pétrolière, avec à l’époque un cout attractif pour les foyers raccordés.

    A Grenoble, comme dans les grands réseaux de chaleur, Paris ou Lyon, les équipements ont naturellement concerné les zones denses. Et pallèlement, la mise en place de stratégie de rénovation du bâti a tardé.

    Depuis l’intensification des campagnes types MURMUR a permis d’atteindre des performances thermiques intéressantes, et sans évoquer les futurs batiments dont la part thermique devrait représenter 10% environ des consommations.

    Bref, la part des consommations thermiques diminue dans le logement, et pendant ce temps il n’y a pas de logique de pilotage intelligent c’est presque impossible avec le chauffage urbain, il produit ou il ne produit pas, s’il produit autant consommer les calories, bref, aucune stratégie citoyenne de sobriété de consommation.

    Les pays du nord qui ont mis en place ses trajectoires de rénovation thermique, et qui développent des solutions type RT2012 ou mieux des années reviennent progressivement au chauffage électrique ! Il a finalement le mérite d’une part d’être grandement pilotage au sein même d’une habitation, d’autre part réalisé aujourd’hui à partir de nouvelles technologies inertielles, et enfin il permet d’être de plus en plus proche des énergies renouvelables d’un quartier ou même d’un immeuble, simplement pour stocker ou consommer l’électricité quand elle est vraiment produite localement.

    Aussi continuer à miser sur une structure aussi lourde qu’un chauffage urbain, dont le cout n’est plus compétitif à couts totaux pour l’utilisateur, dont les émissions ont certes réduit, mais qui restent fortes pour le climat – sans même évoquer les contraintes propres à l’acheminement via la route des combustiles – constitue typiquement un choix politique qui ne s’inscrit pas dans le futur…et pourtant la métropole continue au nom de réflexions écologistes de la ville centre à s’inscrire dans une trajectoire scientifiquement incohérente avec la lutte contre le réchauffement climatique.

    sep article