Pédiatres en burn-out au Chuga : suite à une seconde pétition, la direction va créer un poste… paramédical

sep article



Après une première pétition alertant de la situation en pédiatrie diabétologie au CHU Grenoble Alpes (Chuga), où les deux praticiens sont en arrêt-maladie, deux mamans d’enfants atteints de maladie rare s’inquiètent du statu quo dans ce service. La direction annonce la création d’un poste paramédical et souligne avoir entamé une démarche de renforcement de l’équipe médicale.

 

 

Médecins, personnel soignant, hopital couple enfant, CHU La tronche© Chloé Ponset - Place Gre'net

Hôpital Couple-enfant, La tronche © Chloé Ponset – Place Gre’net

Dans une péti­tion mise en ligne le 11 jan­vier, deux mamans, inquiètes pour la santé de leur enfant atteint d’une mala­die rare, réclament que le CHU Grenoble Alpes (Chuga) accé­lère le retour dans leur ser­vice de deux pra­ti­ciens hos­pi­ta­liers.

 

Depuis décembre der­nier, les deux endo­cri­no­logues de l’hô­pi­tal pédia­trique sont en effet en arrêt-mala­die. Dans une lettre, les deux méde­cins ont expli­qué être à bout et avoir alerté en amont la direc­tion de l’hô­pi­tal des dif­fi­cul­tés qu’elles ren­con­traient alors que le nombre d’en­fants pris en charge par ce ser­vice aug­men­tait de manière expo­nen­tielle.

 

 

Quelle prise en charge pour les jeunes patients atteints de maladie rare ?

 

De fait, depuis, le ser­vice de dia­bé­to­lo­gie pédia­trique, où ces deux méde­cins offi­cient, ne reçoit plus de consul­ta­tions. Pour les familles, c’est le désar­roi. C’est dans ce ser­vice que sont notam­ment pris en charge deux enfants atteints d’une mala­die rare, l’hyper­pla­sie congé­ni­tale des sur­ré­nales, affec­ta­tion qui néces­site « un suivi rigou­reux et un trai­te­ment vital tri-quo­ti­dien », sou­lignent les deux mamans dans la péti­tion.

 

urgences pédiatriques du CHU à Grenoble © Patricia Cerinsek

Urgences pédia­triques du Chuga © Patricia Cerinsek

« Aujourd’hui, aucune solu­tion n’est pro­po­sée à nos enfants à besoins médi­caux très spé­ci­fiques, et nous nous retrou­vons seuls face à la mala­die, sans aucun méde­cin formé à la rareté de l’af­fec­tion, mala­die qui s’a­vère être létale en l’ab­sence de suivi. La situa­tion devient cri­tique. Vos petits patients se dés­équi­librent. Que fau­dra-t-il attendre pour que la conjonc­ture se dénoue ? Qu’un drame se pro­duise ? »

 

Vertement mise en cause pour son mana­ge­ment dans le rap­port du média­teur natio­nal Édouard Couty, la direc­tion du Chuga convo­quée par la ministre a, depuis, répondu par la mise en place d’un plan d’ac­tion. En atten­dant, un poste équi­valent temps plein para­mé­di­cal devrait être créé en pédia­trie dia­bé­to­lo­gie, a fait savoir l’hô­pi­tal. Sans don­ner plus de pré­ci­sions quant à sa mise en place effec­tive.

 

Une avan­cée qui est pour l’ins­tant loin de ce que réclame l’as­so­cia­tion des Jeunes dia­bé­tiques de l’Isère. En décembre der­nier, celle-ci avait révélé publi­que­ment la situa­tion par­ti­cu­liè­re­ment ten­due dans ce ser­vice à tra­vers une pre­mière péti­tion récla­mant la créa­tion d’un poste de méde­cin sup­plé­men­taire.

 

Un pre­mier pas ? La direc­tion du Chuga a pré­cisé qu’une « démarche de ren­for­ce­ment de l’effectif médi­cal était enta­mée ». Quant aux jeunes patients atteints d’une mala­die rare, dans l’at­tente du retour des deux pédiatres, « l’hôpital Couple-Enfant s’appuie sur des endo­cri­no­logues [pour] adultes et sur le réseau des dif­fé­rents centres de com­pé­tences ainsi que sur le centre réfé­rent ».

 

 

PC

 

 

Paysage>Paysages saison 04 été 2020 : spectacles expositions expériences en plein air en Isère
commentez lire les commentaires
2463 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.