Émilie Chalas estime que l’État a pris ses responsabilités dans le dossier GE Hydro

sep article



Émilie Chalas, députée LREM de la 3e circonscription de l’Isère, prend acte du refus par la Direccte d’homologuer le plan de sauvegarde de l’emploi présenté par la direction grenobloise de GE Renewable Energy (GE Hydro). La preuve selon elle que l’État « prend ses responsabilités dans ce dossier et fait respecter le droit comme les devoirs des entreprises ».

 

 

Émilie Chalas,qui prend acte du refus d'homologation du plan social de GE Hydro par la Direccte, se félicite de la prise de responsabilités du gouvernement.La députée iséroise Émilie Chalas vient d'être nommée membre de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation par François de Rugy.

Émilie Chalas à la soi­rée des élec­tions légis­la­tives à la pré­fec­ture de l’Isère, le 11 juin 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Saisissant la balle au bond, Émilie Chalas, dépu­tée LREM de la 3e cir­cons­crip­tion de l’Isère, monte au cré­neau sur le dos­sier du plan de restruc­tu­ra­tion de la filiale hydrau­lique de General Electric, GE Renewable Energy (GE Hydro), où 345 emplois sont mena­cés.

 

Un dos­sier dont le plan social (PSE) pré­senté par sa direc­tion n’a pas été homo­lo­gué par la Direction régio­nale des entre­prises, de la concur­rence, de la consom­ma­tion, du tra­vail et de l’emploi (Direccte). Pour l’é­lue, preuve est ainsi faite « que l’État prend ses res­pon­sa­bi­li­tés dans ce dos­sier et fait res­pec­ter le droit comme les devoirs des entre­prises et veille aux inté­rêts des sala­riés ».

 

 

Une position de fermeté impulsée par le gouvernement

 

Cette posi­tion de fer­meté avait été affir­mée devant l’Assemblée natio­nale par Benjamin Griveaux, alors secré­taire d’État auprès du ministre de l’Économie et des finances Bruno Le Maire, rap­pelle Émilie Chalas. Qui consi­dère que sa ques­tion posée au gou­ver­ne­ment le 17 octobre 2017 a éga­le­ment porté ses fruits.

 

« Cette volonté s’est d’ailleurs tra­duite très concrè­te­ment depuis, puisque c’est suite à l’entretien des diri­geants de l’entreprise avec le ministre à Bercy que les condi­tions offertes aux sala­riés ont été amé­lio­rées, que le délai de négo­cia­tion a été pro­longé et que le PDG de l’entreprise s’est rendu sur le site », fait-elle valoir.

 

L'usine à nouveau occupée ce lundi 20 novembre. © Joël Kermabon - Place Gre'net

L’usine, occu­pée le lundi 20 novembre 2017. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Émilie Chalas s’at­tache, dans son com­mu­ni­qué, à démi­ner le ter­rain, en met­tant en exergue l’ac­tion du gou­ver­ne­ment auquel les sala­riés de l’en­tre­prise ont, tout au long du conflit, repro­ché de ne pas prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés. « La Direccte est une admi­nis­tra­tion d’État sous tutelle conjointe des minis­tères du Travail et de l’Économie, rap­pelle la dépu­tée, à ceux qui seraient ten­tés de faire croire que la déci­sion de refus du PSE est une vic­toire à mettre au cré­dit de l’administration “locale” ».

 

 

La Direccte présente sur le front du conflit depuis le début

 

Et l’é­lue d’ar­gu­men­ter. « La Direccte suit le dos­sier GE Hydro avec atten­tion depuis cet été. Ses ser­vices étaient repré­sen­tés à Bercy le 1er août lors de la pre­mière ren­contre que j’avais sol­li­ci­tée pour les sala­riés auprès du secré­taire d’État. Elle est inter­ve­nue à plu­sieurs reprises ensuite : dès le mois d’août à la demande expresse du ministre, suite à l’exposé des sala­riés pour s’assurer de la confor­mité de l’accord de méthode pro­posé alors par la direc­tion ; ou encore en sep­tembre où elle a émis une noti­fi­ca­tion au sujet de GE Hydro, jus­te­ment sur la ques­tion des caté­go­ries pro­fes­sion­nelles », rap­pelle Émilie Chalas.

 

Émilie Chalas qui prend acte du refus d'homologation du plan social de GE Hydro par la Direccte se félicite que le gouvernement prenne ses responsabilités.Discussion avec la direction devant l'usine. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Discussion avec la direc­tion devant l’u­sine. © Joël Kermabon – Place Gre’net

L’élue se dit d’ailleurs sur­prise que la direc­tion de GE Hydro n’ait pas pris en compte ces remarques. Et ce d’autant plus « que la ques­tion des caté­go­ries pro­fes­sion­nelles a éga­le­ment été sou­li­gné depuis des mois par les orga­ni­sa­tions syn­di­cales », rap­pelle-t-elle. Cette der­nière fait cepen­dant montre d’un opti­misme mesuré.

 

« J’espère néan­moins que les semaines sup­plé­men­taires de négo­cia­tion per­mises par cette déci­sion seront l’occasion de trou­ver une solu­tion qui prenne en compte les contraintes et les sug­ges­tions des deux par­ties pour arri­ver à un accord conve­nable pour tous », veut croire Émilie Chalas.

 

Laquelle assure pou­voir comp­ter sur la volonté de l’ensemble des acteurs publics et pri­vés pour y répondre de manière construc­tive. « À l’issue des consul­ta­tions que je mène depuis novembre, je pro­po­se­rai pour ma part une série de recom­man­da­tions pour per­mettre concrè­te­ment à la filière de prendre toute sa place dans la tran­si­tion éner­gé­tique », conclut la dépu­tée.

 

JK

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
commentez lire les commentaires
1984 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. L’Etat n’a rien fait du tout ! Si l’Etat avait pris ses res­pon­sa­bi­li­tés dans l’af­faire GE il aurait com­battu le chan­tage amé­ri­cain en jus­tice et n’au­rait pas cédé cette BU qui met de fait tout notre parc nucléaire à la botte amé­ri­caine…
    On croit rêver : l’ins­pec­tion du tra­vail à tran­ché, et cela ne va empê­cher GE de se ser­vir des ordon­nances pour obte­nir exac­te­ment le même résul­tat.
    Pour l’é­di­fi­ca­tion de Mme la Députée, GE a annoncé la semaine der­nière la sup­pres­sion de 12 000 emplois aux USA, alors…

    sep article