Appel au blocage de la maison d’arrêt de Chambéry pour protester contre la surpopulation

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Le syndicat Force ouvrière de la Maison d’arrêt de Chambéry appelle au blocage de l’établissement ce mardi 5 décembre pour protester contre une dégradation des conditions de travail des agents face à une situation de surpopulation. Et appeler les magistrats à opter pour d’autres centres pénitentiaires, voire des peines alternatives.

 

 

Maison d'arrêt de Chambéry © Ministère de la Justice

Maison d’arrêt de Chambéry © Ministère de la justice

Le syndicat Force ouvrière de la maison d’arrêt de Chambéry appelle à un blocage de l’établissement mardi 5 décembre à compter de 6 h 30 du matin.

 

Le syndicat veut ainsi tirer la sonnette d’alarme et alerter la magistrature sur la surpopulation pénale qui règne au sein du bâtiment pénitentiaire.

 

« On arrive en fin de rupture, les conditions de détention sont de plus en plus compliquées et cela joue par ricochet sur nos conditions de travail », dénonce le responsable FO Thierry Gidon. Qui décrit une maison d’arrêt comptant 125 détenus pour 64 places. « Il y a tout de même une dizaine de cellules de 10 m2 avec trois détenus à l’intérieur ! », ajoute-t-il.

 

 

Un appel aux peines alternatives

 

Cette surpopulation amène avec elle des problèmes de cohabitation entre prisonniers, voire de bagarres. Surtout quand les arrivées sont tardives. « Des gens arrivent en soirée, on ne sait pas où les mettre, on ne peut même plus les garder pour les observer ou prévenir le choc carcéral, on ouvre des cellules où il y a déjà deux détenus et on en met un troisième dedans, ce qui crée des tensions », explique le syndicaliste.

 

Palais de Justice de Chambéry © Ministère de la Justice

Palais de justice de Chambéry © Ministère de la Justice

 

FO invite donc les magistrats à diriger les incarcérations vers d’autres établissements de la Savoie, mais aussi à privilégier les peines alternatives. « Quand ce sont des premières incarcérations ou des courtes peines, le magistrat peut choisir le bracelet électronique ou la semi-liberté, ce sont des alternatives qu’il a à sa disposition », rappelle Thierry Gidon. Qui espère bien que le mouvement de blocage sensibilisera la magistrature et aidera au « désencombrement » de la maison d’arrêt.

 

 

FM

 

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