Mon Ciné fête ses 30 ans à Saint-Martin-d’Hères avec une programmation éclectique

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FOCUS – Pour fêter ses trente ans, Mon Ciné, le cinéma municipal de Saint-Martin-d’Hères, offre aux passionnés et curieux du 7e art une large série de rencontres, du 23 au 30 novembre 2017. Au menu : pas moins de seize films, trois soirées ciné-débats, un café histoire, des visites guidées et bien d’autres surprises. Une programmation placée sous le signe de l’éclectisme qui permet d’explorer l’univers de la création cinématographique dans toute sa richesse et diversité.

 

 

« Défendre un cinéma de qualité auprès de tous les publics, enfants et adultes confondus », telle est l’ambition de Pascale Puig, directrice de Mon Ciné, salle municipale d’arts et d’essai de Saint-Martin-d’Hères créée en 1987.

 

L’affiche des trente ans de Mon Ciné, réalisée par des élèves du Lycée Argouges de Saint-Martin-d’Hères.

Un crédo que cette salle – qui propose toute l’année films d’auteur, échanges avec les réalisateurs et rencontres avec les spectateurs – entend réaffirmer à l’occasion de son 30anniversaire, qui se fête du 23 au 30 novembre.

 

Au fil de la semaine, le cinéma d’art et d’essai offrira en effet une série d’animations riche et variée, allant des projections de longs-métrages aux soirées-débats, des visites guidées aux moments de détente et de partage. Une programmation « très fidèle à ce que l’équipe de Mon Ciné propose habituellement », selon Pascale Puig. Car, précise-t-elle, la salle martinéroise labellisée « Recherche et Découverte » et « Europa Cinémas » a pour ambition « de faire connaître aux spectateurs la diversité de la création cinématographique, avec son mélange de genres et de différentes thématiques ».

 

 

Une programmation pour tous les goûts et tous les âges

 

Des films d’animation aux documentaires, des courts-métrages aux comédies, des films commerciaux aux œuvres plus inattendues… pendant sept jours, les habitués de Mon Ciné, tout comme les visiteurs occasionnels, sont invités à découvrir toutes sortes de formes artistiques. Avec seize films à l’affiche, dont deux premières diffusions publiques, quatre avant-premières et autant de séances jeune public, chacun pourra trouver son bonheur.

 

La villa de Robert Guédiguian. DR

 

Rendez-vous est donné devant le grand-écran martinérois, ce jeudi, à 20 h 30. Au programme de cette soirée d’ouverture : la projection en avant-première de La Villa du cinéaste français Robert Guédiguian, en compétition à la Mostra de Venise 2017. Une comédie dramatique qui explore le thème de l’amour filial et de la rencontre avec l’autre à travers la voix de deux frères et une sœur, réunis autour de leur père vieillissant dans une calanque, près de Marseille.

 

Les créations d’autres grands réalisateurs français seront présentées, dont le documentaire Sans Adieu de Christophe Agou, en sélection au dernier festival de Cannes, ou C’est assez bien d’être fou d’Antoine Page, qui rencontrera les spectateurs le mardi 28 novembre à 20 heures. L’occasion, pour ce dernier, de raconter la genèse d’une œuvre à quatre mains, conçue en concertation avec le dessinateur Bilal Berreni au cours d’une traversée de l’Europe jusqu’aux confins de la Sibérie.

 

En clôture du festival, le jeudi 30 novembre, Mon Ciné organise un échange avec le cinéaste et metteur en scène Thierry Mennessier, auteur de Ligne de Partage. Un évènement coanimé par le collectif d’associations Migrants en Isère et le Festival Migrant-scène de la Cimade.

 

 

Entre films militants et formes audacieuses

 

Côté cinéma international, des metteurs en scène provenant de tous les coins du monde seront à l’affiche. Parmi ceux-ci, Denis Tanovic avec son thriller politique Mort à Sarajevo, tourné entre la France et la Bosnie-Herzégovine, ou l’algérien Karim Moussaoui et son En attendant les hirondelles.

 

En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui

En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui, sera projeté le mercredi 29 novembre à 20h30.

En s’intéressant aux enfants-soldats, L’œil du cyclone du réalisateur burkinabé Sékou Traoré s’inscrit, quant à lui, dans le cadre du cinéma africain. Un fil rouge que la salle municipale a commencé à tisser en février 2017.

 

Son pari ? « Faire découvrir au public un continent dont le cinéma est encore méconnu et dans lequel les œuvres sont réalisées dans des conditions difficiles et peu distribuées », précise Pascale Puig. Et celle-ci de rappeler que Luis Marquès, le scénariste du film, sera présent en salle lors d’un ciné-débat prévu le dimanche 26 novembre.

 

« En programmant des films militants, porteurs de sujets de société, nous offrons aux spectateurs la possibilité de découvrir des formes audacieuses, tant au niveau des contenus que des images », explique la directrice. Un atout qui, d’après elle, permettrait à la salle Art et essai de Saint-Martin-d’Hères d’élargir son public bien au-delà des frontières communales, en attirant toute l’année nombre de curieux venus d’autres villes de l’agglomération.

 

Un anniversaire riche en temps forts

 

D’autres nombreux temps forts rythmeront cette programmation. Par exemple ? Le vendredi 24 novembre, l’équipe de Mon Ciné partagera son coup de cœur avec les spectateurs. En l’occurrence, Nuovo cinema paradiso de l’italien Giuseppe Tornatore, nous dévoile Pascale Puig. L’histoire d’une amitié née dans la pénombre d’une cabine de projection qui rend un hommage passionné au 7e art et à sa vitalité créatrice.

 

Quant au public, il a aussi pu voter pour son film préféré parmi une liste de titres datant de 1987 à nos jours. Rendez-vous le dimanche 26 novembre pour découvrir le film qui a remporté le plus grand nombre de suffrages.

 

Un café histoire, organisé à la Médiathèque espace Paul Langevin, permettra en outre aux visiteurs de se plonger dans le passé de la salle martinéroise. L’occasion de découvrir des images d’archive représentant l’ancien local situé avenue Jules-Vallès, au style d’avant-guerre.

 

 

Mon Ciné, pionner du dispositif École au cinéma

 

Avec quatre séances cinématographiques, dont une avant-première et deux sélections de courts-métrages, les propositions jeune public ne seront pas en reste. En plus des projections, sont prévus un ciné-concert avec la présence d’une chorale, un gouter, des quiz, ou encore des ateliers ludiques.

 

Mon Ciné, au 10 avenue Ambroise Croizat, Saint-Martin-d’Hères DR.

« Depuis son origine, Mon Ciné a toujours travaillé en direction des enfants, en accueillant le matin et les après-midis des classes de l’école primaire, du collège et des lycées avec leurs enseignants », souligne Pascale Puig. Labellisé “jeune public”, le cinéma de Saint-Martin-d’Hères est même pionnier du dispositif national École au cinéma. Un programme visant à éduquer les petits écoliers à l’image, tout en leur dévoilant les charmes du 7e art.

 

Les perspectives pour l’avenir ? « S’adresser davantage aux jeunes adultes, tout en tenant compte de nouveaux usages autour du cinéma et des techniques de tournage », répond sans hésiter la directrice. Un défi que Mon Ciné partage avec plus de 1 160 salles art et essai sur le territoire national, elles aussi menacées par l’émergence des multiplexes et les nouvelles technologies.

 

 

Giovanna Crippa, correspondante à Saint-Martin-d’Hères 

 

 

Infos pratiques

 

Mon Ciné fête ses trente ans du 23 au 30 novembre 2017, au 10 avenue Ambroise Croizat, Saint-Martin-d’Hères.

Tarifs : normal 6,50 euros / réduit 5 euros / junior (- de 16 ans) 3,50 euros.

 

Plus d’informations et réservations au 04 76 54 64 55. Programme sur répondeur sept jours sur sept au 04 76 44 60 11.

 

 

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