États généraux de l’alimentation : un « écran de fumée » pour la Frapna

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En pleins États généraux de l’alimentation visant à permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail mais aussi à promouvoir une alimentation « saine, sûre et durable », la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature met les pieds dans le plat. Pour la Frapna, cette opération n’est qu’un « écran de fumée ».

 

 

Les associations de défense de l'environnement montent au créneau durant les États généraux de l'alimentation, pour soutenir les aides à l'agriculture bio. Agriculture bio Crédit Ministre de l'agriculture

© Ministère de l’Agriculture

« Alors que l’agriculture biologique produit une nourriture de qualité tout en réduisant considérablement les pollutions agricoles, notamment par les pesticides, et en préservant la biodiversité, notamment des sols, notre ministre de l’Agriculture fait un pas de travers et supprime les indispensables aides au maintien de l’agriculture biologique », dénonce dans un communiqué la fédération des associations de protection de la nature et de l´environnement en Rhône-Alpes, collectif de plus de deux cents associations.

 

Mercredi dernier, Stéphane Travert a en effet annoncé que l’État se désengagerait, dès 2018, de l’aide au maintien de l’agriculture biologique pour le confier aux régions. Le ministre de l’Agriculture, qui pilote ces États généraux, a jugé que c’était désormais « au marché de soutenir le maintien de l’agriculture biologique ».

 

Dès l’année prochaine, ce sont donc les régions qui financeront les aides au maintien versées pendant cinq ans. Une situation d’autant plus inquiétante pour la filière en Auvergne et Rhône-Alpes que Laurent Wauquiez a décidé de revoir à la baisse les aides versées aux producteurs par la Région. Les aides à la conversion seraient en effet plafonnées à 12 000 euros, les aides au maintien à 8 000 euros.

 

 

Glyphosate : combien d’années encore ?

 

 

L’annonce est tombée alors que, sur les Champs Élysées, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs manifestaient pour réclamer le maintien de l’autorisation du glyphosate. « Ceci alors que les agriculteurs sont les premières victimes des cancers, malformations congénitales et maladies neurodégénératives induites par les pesticides, pointe la Frapna. Laisserons-nous une fois de plus les enjeux liés à la préservation de notre santé passer après les intérêts de l’industrie chimique ? »

 

La Commission européenne envisage de ré-autoriser le glyphosate pour dix ans, se basant sur l’avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments qui, contrairement à l’OMS, juge le risque cancérigène « improbable ». Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a, ce lundi, annoncé que le désherbant devrait être interdit en France d’ici la fin du quinquennat.

 

 

PC

 

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