Saint-Egrève : la ville se dote d’un réseau de vidéo-protection

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La commune de Saint-Egrève vient de mettre en œuvre son projet de se doter d’un réseau de vidéo-protection. Une mesure qui vise à renforcer les dispositifs de prévention de la délinquance déjà existants sur le territoire. 380 000 euros vont ainsi être consacrés à l’installation de caméras de vidéo-surveillance dans différents point de la ville.

 

 

Lorsqu’il est ques­tion d’assurer la sécu­rité de ses citoyens, la ville de Saint-Egrève semble ne pas lési­ner sur les dépenses. A l’occasion du conseil muni­ci­pal du mois de juillet, la mai­rie a en effet annoncé consa­crer 380 000 euros à  la mise en place d’un réseau de vidéo-pro­tec­tion cou­vrant les zones qui, selon elle, seraient les plus tou­chées par le phé­no­mène de la délin­quance. A savoir, les quar­tiers autour de l’axe du tram E, ainsi que les prin­ci­paux points d’entrée et de sor­tie de la com­mune.

 

Le 21 juin der­nier, la ville de Saint-Egrève ren­con­trait ses habi­tants à l’oc­ca­sion d’une réunion publique d’information du pro­jet de vidéo-pro­tec­tion ani­mée par les élus et la Gendarmerie. © DR

L’objectif ? Proposer un dis­po­si­tif com­plé­men­taire aux outils de pré­ven­tion du van­da­lisme déjà opé­ra­tion­nels, per­met­tant de « dis­sua­der des pas­sages à l’acte, favo­ri­ser la réso­lu­tion d’enquêtes et sécu­ri­ser les espaces publics les plus expo­sés ».

 

Présenté en juin aux com­mer­çants et aux conseils des habi­tants lors de trois réunions publiques, le pro­jet est entré dans sa phase opé­ra­tion­nelle depuis début juillet. Entretemps, la muni­ci­pa­lité déclare avoir fait « une demande de sub­ven­tion d’investissement au taux le plus élevé pos­sible » au Fonds inter­mi­nis­té­riel de pré­ven­tion de la délin­quance (FIPD).

 

Si le mon­tant pour l’installation des camé­ras a été jusqu’à pré­sent bien défini, à com­bien s’élèveront, en revanche, les frais liés à la main­te­nance et à la mise à jour du dis­po­si­tif ? Telle est la ques­tion que se posent les oppo­sant au pro­jet pour qui ce dis­po­si­tif pour­rait bien se révé­ler inef­fi­cace, au bout du compte.

 

 

« On déplace le problème d’un lieu vidéo-surveillé à un autre qui ne l’est pas »

 

 

« De nom­breuses études ont pour­tant clai­re­ment mon­tré que la vidéo­sur­veillance n’a que peu d’ef­fi­ca­cité sur la pré­ven­tion des délits », écrivent les membres du groupe d’opposition Saint-Egrève, Ecologie, Solidarité, Citoyenneté, sur la rubrique que la mai­rie consacre à l’expression des poli­tiques locaux.

 

Et ceux-ci de ren­ché­rir :  « Si elle peut être dis­sua­sive dans les lieux fer­més (métro, par­kings sou­ter­rains), son effi­ca­cité est qua­si­ment nulle dans les milieux ouverts (rues, places…) car le plus sou­vent on déplace le pro­blème d’un lieu vidéo-sur­veillé à un autre qui ne l’est pas. »

 

Leur pro­po­si­tion ? Créer du lien social en inves­tis­sant davan­tage sur les moyens humains dont la ville dis­pose pour la pré­ven­tion du van­da­lisme dans les quar­tiers sen­sibles.

 

Un com­pro­mis qui n’a semble-t-il pas convaincu la majo­rité. Lors de la déli­bé­ra­tion, le pro­jet concer­nant la vidéo-pro­tec­tion a été adopté par 26 voix en faveur, et 7 contre.

 

 

Giovanna Crippa, cor­res­pon­dante à Saint-Egrève

 

MC2 - A la Vie
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