Végétalisation à Grenoble : le cours Jean-Jaurès se mettra au vert dès l’automne 2017

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FOCUS – Après une phase de concertation, la Ville de Grenoble arrête le projet de végétalisation du cours Jean-Jaurès dans sa forme définitive. La dernière réunion de présentation était organisée le 22 juin mais elle n’a pas attiré grand monde. Désintérêt ou consensus ? Le début des travaux à l’automne permettra sans doute d’avoir la réponse…

 

 

Cours Jean Jaurès © Florent Mathieu - Place Gre'net

Cours Jean-Jaurès © Florent Mathieu – Place Gre’net

Un bon signe ? La res­ti­tu­tion finale du pro­jet de végé­ta­li­sa­tion du cours Jean-Jaurès de Grenoble n’a pas attiré les foules, jeudi 22 juin en fin d’a­près-midi. À peine… quatre per­sonnes auront bravé la cani­cule pour décou­vrir le pro­jet dans ses der­nières grandes lignes. La preuve peut-être que le pro­jet est bien accepté, note le res­pon­sable des espaces publics Steve Chretiennot.

 

La preuve aussi que la phase de concer­ta­tion pré­cé­dant le rendu défi­ni­tif a porté ses fruits ? Pendant plus d’un mois, les plans du pro­jet avaient été sou­mis aux Grenoblois, à tra­vers des réunions publiques ou dans les Maisons des habi­tants. Sans sus­ci­ter de contro­verses ni de pro­fondes inquié­tudes, y com­pris de la part des com­mer­çants, assure-t-on côté muni­ci­pa­lité.

 

 

Plantes grimpantes, arbustes et arbrisseaux

 

 

Pas d’é­vo­lu­tions majeures au sor­tir de cette phase de concer­ta­tion. Ainsi, la “per­son­na­lité” du pro­jet demeure tou­jours, en grande par­tie, dans la mise en place de dis­po­si­tifs de treillage tout au long du cours. Portiques et per­go­las accueille­ront ainsi des varié­tés grim­pantes telles que le chèvre­feuille ou le jas­min étoilé.

 

Présentation du projet définitif de végétalisation du cours Jean-Jaurès © Florent Mathieu - Place Gre'net

Présentation du pro­jet défi­ni­tif de végé­ta­li­sa­tion du cours Jean-Jaurès. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

La plan­ta­tion d’ar­bris­seaux reste éga­le­ment d’ac­tua­lité. Pommiers d’ornement, savon­niers, lilas des Indes, saules ou cor­nouillers agré­men­te­ront le par­cours du cours Jean-Jaurès. Côté arbustes, ce seront la valé­riane, le fenouil, la mauve alcée ou encore l’a­canthe qui embel­li­ront la voie.

 

 

Aulnes, tilleuls et merisiers à fleurs le long du cours

 

 

Un merisier à fleurs. DR

Un meri­sier à fleurs. DR

Restent évi­dem­ment les arbres. Ils étaient le cœur du pro­jet ini­tial, pré­senté dans le cadre de l’é­di­tion 2016 du Budget par­ti­ci­pa­tif de Grenoble. Les contraintes tech­niques, en par­ti­cu­lier le réseau sou­ter­rain du cours Jean-Jaurès, en auront décidé autre­ment mais une dizaine d’arbres seront tout de même plan­tés le long du cours.

 

D’ici quelques années, les Grenoblois devraient ainsi pou­voir pro­fi­ter, en période esti­vale, de l’ombre sal­va­trice d’é­rables, d’aulnes, de tilleuls et de meri­siers à fleurs. Car c’est bien l’une des volon­tés affi­chées du pro­jet, au-delà du carac­tère esthé­tique : assu­rer des zones de confort phy­sio­lo­gique, sur un cours autre­ment noyé de lumière et de cha­leur en été.

 

 

Des zones de jardinage participatif

 

 

Les rive­rains ne s’y sont pas trom­pés. Parmi les ajouts du pro­jet final, figure l’ins­tal­la­tion de huit bancs sup­plé­men­taires, pro­po­sés durant la phase de concer­ta­tion. Autre “nou­veauté” : le dis­po­si­tif de la Ville de Grenoble Jardinons nos rues s’est invité dans le pro­jet. Des col­lec­tifs d’ha­bi­tants dis­po­se­ront ainsi de trois par­celles à culti­ver à dif­fé­rents niveaux du cours.

 

Une simulation de la végétalisation du cours Jean Jaurès, avec ses treilles, ses arbustes et ses silhouettes fantômes. DR

Une simu­la­tion de la végé­ta­li­sa­tion du cours Jean Jaurès, avec ses treilles, ses arbustes et ses sil­houettes fan­tômes. DR

 

Des par­celles de jar­din ouvertes à tous qui sont l’oc­ca­sion pour les habi­tants d”« inves­tir l’es­pace public », selon Delphine Bacconnier, membre de l’un de ces col­lec­tifs. Steve Chretiennot la met tou­te­fois en garde : « Il y aura des dégra­da­tions. Il ne faut pas bais­ser les bras, mais vous allez en subir, comme les espaces verts en subissent, même si l’on ne s’en rend pas compte parce que les ser­vices replantent dans la fou­lée. »

 

 

Deux mois de travaux à l’automne

 

 

Le début des tra­vaux était ori­gi­nel­le­ment pré­vus pour sep­tembre 2017. Mais Line Le Marchand, res­pon­sable du bureau d’é­tudes de l’a­mé­na­ge­ment de l’es­pace public de la Ville, pré­fère évo­quer la sai­son autom­nale. Sachant que l’en­semble des tra­vaux, com­pre­nant la réa­li­sa­tion des infra­struc­tures (génie civil) et les plan­ta­tions, ne devrait pas excé­der deux mois.

 

Reste que pour l’ef­fet total de végé­ta­li­sa­tion, il fau­dra attendre quelques années. Les Grenoblois devront donc encore patien­ter un peu, tout comme le conseillait le poète amé­ri­cain Ralph Waldo Emerson dans son célèbre apho­risme : « Adoptez le rythme de la nature : son secret… est la patience. »

 

Florent Mathieu

 

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