Saison 2017 – 2018 : les Théâtre municipal, Théâtre 145 et Théâtre de poche assoient leur nouvelle identité

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FOCUS – Pour leur deuxième saison en mode tricéphale, les Théâtre municipal, Théâtre 145 et Théâtre de poche poursuivent leur évolution artistique. Récemment portée à l’attention du public grenoblois, la programmation 2017 – 2018 réussit le compromis attendu entre soutien aux compagnies locales, propositions exigeantes et spectacles plus mainstream. Tour d’horizon.

 

 

 

Théâtre municipale de Grenoble © Chloé Ponset - Place Gre'net

Théâtre muni­ci­pal de Grenoble. © Chloé Ponset – Place Gre’net

L’automne 2017 mar­quera la deuxième ren­trée en for­ma­tion grou­pée pour le Théâtre muni­ci­pal de Grenoble, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche.

 

L’un des mes­sages affi­chés clai­re­ment par l’équipe de direc­tion ? Les trois salles (de 150, 240 et 600 places) seront mises à dis­po­si­tion des com­pa­gnies locales pour des temps de rési­dence, comme c’était déjà le cas lorsque le col­lec­tif le Tricycle était encore à la tête des Théâtre 145 et Théâtre de poche. C’est-à-dire avant que la mai­rie ne décide de muni­ci­pa­li­ser ces deux équi­pe­ments.

 

Les com­pa­gnies locales devront tou­te­fois patien­ter encore un peu avant d’investir le Théâtre 145, situé au 145 cours Berriat, puisque ce der­nier sera fermé jusqu’à la fin du mois de novembre 2017. En cause ? « Une mise aux normes sécu­ri­taires, dont les frais de réno­va­tion s’élèvent à 200 000 euros », nous ren­seigne Evelyne Augier-Serive, la direc­trice des trois théâtres.

 

 

Accompagnement local versus théâtre de boulevard

 

 

[sə] [KI] [RɛST], de la Cie Le Contre PoinG, jeudi 5 et samedi 7 octobre au Théâtre de poche. © Clément Ségissement

[sə] [KI] [RɛST], de la Cie Le Contre PoinG, jeudi 5 et samedi 7 octobre au Théâtre de poche. © Clément Ségissement

Pour la sai­son 2015 – 2016 déjà, le Théâtre muni­ci­pal de Grenoble amor­çait une « sai­son de tran­si­tion » à la demande de la nou­velle muni­ci­pa­lité. Laquelle avait sug­géré au Théâtre de délais­ser les têtes d’affiches de l’humour et du théâtre de bou­le­vard au pro­fit des artistes locaux. Le pro­gramme 2017 – 2018 montre clai­re­ment que le virage a été négo­cié.

 

On pense notam­ment, côté danse, à la rési­dence, au Théâtre de poche en sep­tembre, de la com­pa­gnie Épiderme qui abou­tira à une pre­mière repré­sen­ta­tion le 7 novembre 2017 à La Rampe. Côté théâtre, la com­pa­gnie Le Contre PoinG pré­sen­tera [sə] [KI] [RɛST] du jeudi 5 au samedi 7 octobre 2017. Dans les deux cas, les com­pa­gnies béné­fi­cient, pour la construc­tion des décors et la réa­li­sa­tion des cos­tumes, des ate­liers du Théâtre muni­ci­pal de Grenoble.

 

Le Théâtre muni­ci­pal ne se dépar­tit pour­tant pas entiè­re­ment de ce qui fai­sait son ADN avant l’arrivée de l’équipe d’Éric Piolle à la Ville de Grenoble. Les Alexandre Brasseur, Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h fou­le­ront en effet ses planches. Ou encore Martin Lamotte qui inter­pré­tera Columbo, jeudi 18 et ven­dredi 19 jan­vier, dans ce qui est d’abord une pièce de théâtre, nous apprend le pro­gramme.

 

 

Une programmation « espiègle »

 

 

« Décalé », « éclec­tique », « espiègle »… Ces trois adjec­tifs – maintes fois uti­li­sés pour qua­li­fier les pro­gram­ma­tions les plus diverses – émaillent l’édito qui ouvre la nou­velle bro­chure 2017 – 2018. Force est de consta­ter tou­te­fois que d’espièglerie, cette pro­gram­ma­tion ne manque effec­ti­ve­ment pas. On se réjouit de retrou­ver, encore cette année, les clowns géniaux que sont les Chiche Capon avec Le Oliver Saint John Gogerty, l’un de leurs spec­tacles phares (le jeudi 19 octobre 2017).

 

Un poyo rojo, au Théâtre municipal samedi 18 novembre. © Paola Evelina

Un poyo rojo, au Théâtre muni­ci­pal samedi 18 novembre. © Paola Evelina

Même plai­sir en pers­pec­tive au nom de l’extravagante com­pa­gnie 26 000 cou­verts, plu­tôt ver­sée dans les arts de la rue, sans pour autant dédai­gner la salle. Comme tou­jours, pour étu­diée qu’elle soit, leur créa­tion À bien y réflé­chir (les mardi 23 et mer­credi 24 jan­vier 2018 au Théâtre muni­ci­pal), pren­dra des airs faus­se­ment inabou­tis.

 

Au rayon des étran­ge­tés bur­lesques, on a hâte de décou­vrir l’intriguant duo argen­tin com­posé d’Alfonso Barón et de Luciano Rosso samedi 18 novembre 2017. Acrobatie clow­nesque, pan­to­mime déjan­tée, com­bat de coq… « Le spec­tacle Un poyo rojo entame sa neu­vième sai­son à Buenos Aires au “Theatro del Perro” », d’après le texte de pré­sen­ta­tion. Vivement qu’ils fassent un cro­chet pas la capi­tale des Alpes !

 

Bardé de Molière, Bigre, spec­tacle aussi atta­chant et cro­qui­gno­lesque que dépourvu de parole, donne éga­le­ment ter­ri­ble­ment envie, les jeudi et ven­dredi 2 mars.

 

 

Adèle Duminy

 

 

Infos pratiques

 

Retrouvez l’ensemble de la pro­gram­ma­tion sur le site du Théâtre muni­ci­pal de Grenoble.

 

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Commentaires 2
  1. Ce que la muni­ci­pa­lité  » de ras­sem­ble­ment » a abu­si­ve­ment qua­li­fié de  » muni­ci­pa­li­sa­tion » ( lais­sant entendre qu’elle se sub­sti­tuait ainsi au privé) est la ges­tion par le théâtre muni­ci­pal ( donc de sa direc­trice, fonc­tion­naire ) de salles dont la ges­tion artis­tique avait été délé­guée à un col­lec­tif d’ac­teurs et met­teurs en scène. C’est comme une four­be­rie. Eric Piolle a avoué avoir été déten­teur d’un abon­ne­ment au théâtre muni­ci­pal, et ce ne sera faire offense ni à l’un ni à l’autre que de trou­ver là la confir­ma­tion que la culture , pour lui, c’est du diver­tis­se­ment , à l’in­verse exac­te­ment de toute une tra­di­tion gre­no­bloise.

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  2. quelle nou­velle iden­tité ?

    A part une pro­gram­ma­tion très popu­liste pour un cer­tain public à défaut de popu­laire, quelle nou­velle iden­tité ?

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