Quand la Ville de Grenoble fait pression sur un média… puis le sanctionne

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TÉMOIGNAGE – La presse est-elle libre ? Une question qui mérite plus que jamais d’être posée en cette journée mondiale de la liberté de la presse. Qui plus est dans cette période électorale où des journalistes sont tout à la fois malmenés et déconsidérés. Si les conditions de travail des médias sont catastrophiques dans un certain nombre de pays, elles sont loin d’être idéales en France. Et au niveau local ? Pas mieux…

 

 

 

LIBERTÉ DE LA PRESSE : LA FRANCE, 39e AU CLASSEMENT 2017… PEUT MIEUX FAIRE

 

Journalistes empri­son­nés, tor­tu­rés, voire assas­si­nés… Au Vietnam, en Érythrée, au Turkménistan, en Syrie, en Chine… Dans bon nombre de pays, infor­mer peut se payer très cher. Sans par­ler de la Corée du Nord, « où le simple fait d’écouter une radio basée à l’étranger peut valoir un séjour en camp de concen­tra­tion », rap­pelle le clas­se­ment annuel de Reporters sans fron­tières. Loin de s’améliorer, la situa­tion de la presse a empiré en 2016 dans les deux tiers des 180 pays réper­to­riés dans le rap­port. Et les vio­la­tions à la liberté d’in­for­mer ne concernent pas uni­que­ment les régimes auto­ri­taires et les dic­ta­tures. Elles frappent aussi les démo­cra­ties, y com­pris en Europe.

 

Classement mondial de la liberté de la presse 2017 © Reporters sans frontières

Classement mon­dial de la liberté de la presse 2017. Cliquez sur la carte pour accé­der aux don­nées. © Reporters sans fron­tières

Pour faire taire les jour­naux indé­pen­dants, le gou­ver­ne­ment polo­nais a ainsi opté pour l’as­phyxie éco­no­mique. « Après avoir trans­formé l’audiovisuel public en outil de pro­pa­gande, le gou­ver­ne­ment s’est atta­ché à étran­gler finan­ciè­re­ment plu­sieurs titres de presse indé­pen­dants oppo­sés à ses réformes (Gazeta Wyborcza, Polityka ou encore l’édition polo­naise de Newsweek) en impo­sant aux admi­nis­tra­tions de sup­pri­mer leurs abon­ne­ments à ces jour­naux », pré­cise ainsi le rap­port.

 

Et la France ? L’Hexagone se classe 39e, loin der­rière les pays d’Europe du Nord et la plu­part de ses voi­sins. « Si la presse est glo­ba­le­ment libre et plu­tôt bien pro­té­gée par la loi, le pay­sage média­tique fran­çais est lar­ge­ment consti­tué de groupes dont les pro­prié­taires ont d’autres inté­rêts que leur atta­che­ment au jour­na­lisme. Cette situa­tion entraîne des conflits qui font peser une menace sur l’in­dé­pen­dance édi­to­riale, et même sur la situa­tion éco­no­mique des médias », est-il pré­cisé dans le clas­se­ment. […] D’autre part, pen­dant la cam­pagne pré­si­den­tielle, les poli­tiques et la popu­la­tion ont affi­ché une hos­ti­lité gran­dis­sante à l’égard des jour­na­listes. » En témoignent les jour­na­listes sif­flés lors du mee­ting de François Fillon à Nice.

 

Le 27 avril der­nier, 34 socié­tés de jour­na­listes ont même signé une tri­bune contre l’en­trave à la liberté d’in­for­mer du Front natio­nal : dépla­ce­ment de Marine Le Pen non com­mu­ni­qué, accré­di­ta­tion refu­sée… « À l’oc­ca­sion de la cam­pagne pour le second tour de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle, le Front natio­nal a décidé de choi­sir les médias qui sont auto­ri­sés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur repré­sen­tant tenu à l’é­cart de toute infor­ma­tion et de toute pos­si­bi­lité de suivi sur le ter­rain de la can­di­date du Front natio­nal », indique le texte. « Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son pré­dé­ces­seur Le Petit Journal), l’Agence France-Presse, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notam­ment, ont été à un moment ou à un autre vic­times de ces exclu­sives. […] »

 

 

 

Déplacement non com­mu­ni­qué, refus d’in­ter­views, absence de réponses aux sol­li­ci­ta­tions, jour­na­listes déli­bé­ré­ment exclus de visites presse, pres­sions exer­cées avant ou après la publi­ca­tion d’ar­ticles sur des sujets sen­sibles… Vous pen­sez que ces pra­tiques sont l’apanage du FN ? Eh bien non ! Au risque de vous sur­prendre, elles ont éga­le­ment cours à Grenoble, où la ville est diri­gée par une coa­li­tion Europe-Ecologie-les-Verts et Parti de gauche. Retour en quatre actes sur une stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion mécon­nue mais assu­mée au plus haut niveau – comme nous venons tout juste d’en avoir la confir­ma­tion – et qu’il nous a paru néces­saire de por­ter à votre connais­sance.

 

 

 

Acte 1 : Le verrouillage de l’information

 

 

L’accès à l’in­for­ma­tion n’a jamais été simple depuis l’ar­ri­vée de la nou­velle équipe muni­ci­pale à Grenoble en 2014 (six mois seule­ment après le lan­ce­ment offi­ciel de Place Gre’net). C’est notre métier d’al­ler la cher­cher, allez-vous nous dire. Bien sûr ! C’est ce que nous fai­sons tous les jours. Cela se passe d’ailleurs glo­ba­le­ment bien avec les autres col­lec­ti­vi­tés, y com­pris lorsque nous publions des articles cri­tiques ou trai­tons des thèmes jugés sen­sibles. Les jour­na­listes les contactent via les ser­vices presse qui leur répondent dans des délais rai­son­nables et fixent des ren­dez-vous avec les per­sonnes sol­li­ci­tées. C’est tout simple, en fait.

 

Mairie de Grenoble

Hôtel de ville de Grenoble. © Nils Louna – placegrenet.fr

Avec la Ville de Grenoble, c’est plus com­pli­qué… Petit retour en arrière. Dès novembre 2014, alors que nous avions appris que la muni­ci­pa­lité comp­tait ban­nir l’affichage publi­ci­taire dans l’espace urbain et ne pas recon­duire son contrat avec JCDecaux, nous avions sol­li­cité en vain l’in­ter­view de l’é­lue concer­née, Lucille Lheureux. Le conseiller spé­cial du maire, Enzo Lesourt, nous avait alors demandé d’at­tendre la fin du mois, nous assu­rant que la Ville pré­sen­te­rait sa mesure à toute la presse locale lors d’une confé­rence com­mune. Nous avons donc sage­ment attendu…

 

Très mau­vaise idée ! Tout le dos­sier est sorti le 22 novembre 2014, un dimanche, dans le Dauphiné libéré et le JDD. « Nous avons fait le choix du Dauphiné libéré pour l’ex­clu­si­vité locale et du JDD pour l’ex­clu­si­vité natio­nale », nous a‑t-il sim­ple­ment répondu, pas gêné. Les deux jour­naux avaient été contac­tés pour l’oc­ca­sion avec inter­views calées à la clé. Une affaire qui roule ! C’est bien connu, les pro­messes n’en­gagent que ceux qui y croient.

 

 

“Si nous attendions à chaque fois le retour du service communication pour publier,

beaucoup d’articles ne sortiraient tout simplement jamais.”

 

 

Pourquoi reve­nir sur cette vieille anec­dote ? Parce qu’elle est emblé­ma­tique de pra­tiques deve­nues mon­naie cou­rante à Grenoble. Les élus sont bien sûr libres de répondre ou pas aux sol­li­ci­ta­tions de la presse. Mais, d’une manière géné­rale, les jour­na­listes de Place Gre’net qui passent par le ser­vice presse ren­contrent la plu­part du temps des dif­fi­cul­tés pour accé­der à l’in­for­ma­tion. Technique la plus cou­ram­ment uti­li­sée ? Le pour­ris­se­ment. Si nous atten­dions à chaque fois un retour pour publier nos articles, beau­coup d’entre eux ne sor­ti­raient tout sim­ple­ment jamais. Ce qui est sans doute le but recher­ché et n’est évi­dem­ment pas conce­vable.

 

Et pour cause : le ser­vice presse, censé faci­li­ter le tra­vail des jour­na­listes, est en lien direct avec le cabi­net du maire… à qui il rend direc­te­ment compte et qui décide de tout. Du coup, les jours passent, voire les semaines, quand ce ne sont pas les mois. Et nos demandes d’in­for­ma­tions ou d’in­ter­views sont clas­sées sans suite dès qu’elles touchent à des sujets sen­sibles. Ce que l’on nous pro­pose à la place ? Une mul­ti­tude de confé­rences de presse, durant les­quelles les élus déroulent leur com­mu­ni­ca­tion. Le tout sous l’œil atten­tif du conseiller spé­cial du maire quand il s’a­git des ren­dez-vous les plus stra­té­giques.

 

Présentation de la première édition de la Biennale "Villes en transition" à Grenoble. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Présentation de la pre­mière édi­tion de la Biennale « Villes en tran­si­tion » à Grenoble. Concernant le bud­get ? Il était trop tôt pour com­mu­ni­quer. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

 

Les expli­ca­tions qui sont don­nées par le cabi­net à l’ab­sence de réponses à nos sol­li­ci­ta­tions ? « C’était pas notre rythme. C’était pas le timing. » Entendez : la Ville n’a pas prévu de com­mu­ni­quer à ce moment-là. « Parfois, on n’a pas envie de répondre et on ne le dit pas car on répond plus tard. » Ce fut par exemple le cas pour le bud­get de la Biennale. La Ville devait répondre aux ques­tions « plus tard ». Nous atten­dons encore… Ce n’est presque jamais le moment, en défi­ni­tive. « Je ne pars pas du prin­cipe qu’il y a conver­gence a priori. Chacun a son calen­drier, ses cri­tères. Parfois, ça pourra mat­cher [cor­res­pondre, ndlr] », nous a d’ailleurs expli­qué le conseiller spé­cial du maire suite à des demandes d’é­clair­cis­se­ments.

 

 

“Lorsqu’il y a débat, les journalistes doivent pouvoir donner la parole aux deux parties,

afin que le lecteur puisse lui-même se faire son avis au fil des publications”

 

 

Autre argu­ment mis en avant par le cabi­net : Place Gre’net sol­li­ci­te­rait trop les élus, qui n’au­raient pas le temps de nous répondre. Tiens ! C’est curieux. Nous n’a­vons pas cette impres­sion en lisant la presse. Du reste, quelques minutes au télé­phone peuvent faci­le­ment s’in­sé­rer dans un agenda d’élu dont le tra­vail est aussi de rendre compte de son action.

 

Mais sur­tout, il ne fau­drait pas oublier que, lors­qu’il y a débat, les jour­na­listes doivent pou­voir don­ner la parole aux deux par­ties, afin que le lec­teur puisse lui-même se faire son avis au fil des publi­ca­tions. Aussi, quand des oppo­sants poli­tiques ou de simples citoyens émettent des cri­tiques à l’en­contre d’un pro­jet muni­ci­pal, il est juste de don­ner la parole aux “accu­sés” pour qu’ils puissent à leur tour pré­sen­ter leurs argu­ments. Logique, non ?

 

Pas pour la Ville. En fait, notre méthode revient à « relayer des paroles qui ne sont pas au même niveau » a récem­ment affirmé un membre du cabi­net du maire. « Nous ne vou­lons pas réagir à Tartempion. Une ins­ti­tu­tion informe et débat mais n’alimente pas du buzz. […] Tous les points de vue ne se valent pas. Sinon, c’est l’ap­proche du Front natio­nal. » Un point de vue déjà avancé par un autre membre du cabi­net, et donc par­fai­te­ment assumé.

 

La Ville n’en­tend ainsi pas répondre aux “attaques”. Tant pis si Tartempion – col­lec­tifs de citoyens, asso­cia­tions, oppo­sants poli­tiques… – se pose des ques­tions et attend légi­ti­me­ment des réponses sur l’u­ti­li­sa­tion des deniers publics, le bien-fondé ou l’ef­fi­cience des mesures mises en places.

 

 

 

Acte 2 : les accusations de traitement déséquilibré

 

 

Et quand, der­rière Tartempion, se cache Pascal Clérotte, porte-parole du Gam et bête noire de la muni­ci­pa­lité dont il com­mente toutes les déci­sions, la Ville voit encore plus rouge. Une jour­na­liste de Place Gre’net serait même « mani­pu­lée » par cet homme. Sous emprise peut-être ? La pauvre femme – une jour­na­liste de plus de vingt ans d’ex­pé­rience – man­que­rait de dis­cer­ne­ment et repren­drait sans recul tous ses argu­ments, notam­ment dans des articles consa­crés au pro­jet de pié­ton­ni­sa­tion Cœurs de ville, cœurs de métro­pole (CVCM). A moins qu’elle ne soit mariée à un com­mer­çant opposé à CVCM, comme on nous l’a demandé avec le plus grand sérieux. Mieux vaut en rire !

 

La vérité est plus simple : Pascal Clérotte n’est qu’une source – certes très bavarde sur les réseaux sociaux et cli­vante… – parmi d’autres. Rien de plus. En atten­dant, la jour­na­liste en ques­tion est bla­ck­lis­tée par la Ville. Et la garde rap­pro­chée du maire semble vou­loir ins­til­ler peu à peu l’i­dée que Place Gre’net aurait « une ligne » et devien­drait un « jour­nal d’o­pi­nion » qui ser­vi­rait des inté­rêts hos­tiles à la Ville.

 

 

Il ne faut pas tendre le micro à n’importe qui !,

s’est vu interpeller un journaliste qui venait d’interroger Alain Carignon”

 

 

Ainsi, après avoir fait clai­re­ment le choix de ne pas prendre la parole suite aux sol­li­ci­ta­tions, la Ville se plaint désor­mais du fait que l’op­po­si­tion la prend trop ou que cer­tains articles seraient « à charge »… Sans comp­ter les pro­cès récur­rents en “déon­to­lo­gie” : « Il ne faut pas tendre le micro à n’im­porte qui ! », s’est ainsi vu inter­pel­ler un jour­na­liste qui venait d’in­ter­ro­ger Alain Carignon, ancien maire de Grenoble condamné pour cor­rup­tion, mais tou­jours actif dans la vie poli­tique gre­no­bloise.

 

PlanDeSauvegardeElisaMartinCreditSeverineCattiaux

Élisa Martin lors de la pré­sen­ta­tion du « plan de sau­ve­garde ». © Séverine Cattiaux

Dans la même veine, cer­taines infor­ma­tions ne seraient pas bonnes à publier. Comme, lors­qu’à l’au­tomne der­nier, nous avons cité Le Postillon qui rela­taient des extraits issus d’un échange privé d’Élisa Martin en date du 29 juin der­nier. La pre­mière adjointe de la Ville de Grenoble y écri­vait : « J’ai validé le plan de sau­ve­garde sans faire gaffe. Quelle conne ! Une infor­ma­tion, d’im­por­tance, relayée sur Place Gre’net, dans la nuit du dimanche au lundi 26 sep­tembre 2016, alors qu’elle avait déjà été lar­ge­ment reprise sur les réseaux sociaux.

 

Sollicitée dans la fou­lée, Élisa Martin a refusé de s’ex­pri­mer, sous pré­texte que Place Gre’net aurait relayé « une infor­ma­tion qui est fausse ». « J’assume par­fai­te­ment le fait de ne plus répondre à vos inter­views, ce qui est mon droit le plus strict, a‑t-elle pré­cisé. […] Pour ce qui nous concerne, nous ne fai­sons pas de poli­tique dans les cani­veaux, cela ne rentre pas dans notre « plan de com ». » Voilà qui est clair. En atten­dant, Élisa Martin n’a jamais démenti offi­ciel­le­ment cette infor­ma­tion et n’a pas atta­qué Le Postillon pour dif­fa­ma­tion…

 

 

 

Acte 3 : Les pressions en tout genre

 

 

En dehors de la pre­mière adjointe, les élus – avec qui, soit dit en pas­sant, Place Gre’net entre­tient de bonnes rela­tions – ont tou­jours accepté de répondre aux ques­tions des jour­na­listes qui les inter­pel­laient direc­te­ment sur le ter­rain ou sur leur télé­phone por­table. Des pra­tiques, somme toute banales, mais qui ont déplu, car hors de contrôle de la com­mu­ni­ca­tion. Plusieurs jour­na­listes se sont ainsi fait taper sur les doigts après coup par le conseiller spé­cial du maire ou le ser­vice presse de la Ville. Ils devaient ces­ser de contac­ter les élus en direct et pas­ser par eux « pour que ça aille plus vite ». No com­ment

 

Eric Piolle, lors de son interview pour Place Gre'net, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Interview d’Eric Piolle en pré­sence de son conseiller spé­cial, Enzo Lesourt, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

Place Gre’net serait-il le seul jour­nal, avec Le Postillon, à faire grin­cer des dents la majo­rité ? Visiblement non. Le Canard enchaîné a ainsi publié un article très cri­tique le 29 mars 2017, inti­tulé « Des livres ron­gés par les Verts”. Sans doute le pre­mier article paru dans la presse natio­nale repre­nant en sub­stance les argu­ments des oppo­sants à la fer­me­ture ou à la trans­for­ma­tion de biblio­thèques. Un élec­tro­choc pour l’é­quipe muni­ci­pale. Très atta­chée, pour le coup, à ce jour­nal, celle-ci s’est ainsi fen­due d’une longue lettre ouverte. Visiblement, la pilule a eu du mal à pas­ser…

 

 

“Voulait-on vraiment « alimenter la fachosphère », « faire du clic », « du buzz » ?

Non, juste faire notre métier : informer”

 

 

Quand les jour­na­listes s’in­té­ressent de trop près à des sujets sur les­quels la Ville n’a pas envie de com­mu­ni­quer ou pas à ce moment-là, celle-ci n’hé­site pas à faire pres­sion. Par exemple en leur pas­sant des appels furieux sur leur por­tables pour les ser­mon­ner. Là encore, le pro­blème n’est pas nou­veau, puisque ce fut déjà le cas suite à la publi­ca­tion de l’ar­ticle Propreté urbaine : Grenoble va pas­ser à la ver­ba­li­sa­tion, paru le 30 sep­tembre 2015. Un sujet visi­ble­ment très sen­sible…

 

Comme à l’ac­cou­tumé, les élus et res­pon­sables de ser­vices concer­nés à la ville de Grenoble n’avaient pas reçu l’au­to­ri­sa­tion de s’exprimer. Mais des délé­gués syn­di­caux ter­ri­to­riaux s’é­taient mon­trés plus pro­lixes avec notre jour­na­liste. Un crime de lèse-majesté, semble-t-il. On n’a­vait pas été « réglo » de trai­ter le sujet quand même. Et plus grave : « les deux syn­di­ca­listes inter­ro­gés n’a­vaient pas le droit de s’ex­pri­mer sur le sujet. » Peut-être ont-ils été punis ?

 

La place de l’école élémentaire Anthoard à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

La place de l’école élé­men­taire Anthoard à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Pressions encore quand Place Gre’net a su que des élèves de l’école élé­men­taire Anthoard de Grenoble avaient chanté la chan­son reli­gieuse Bismillah dans le cadre d’une acti­vité péri­sco­laire. Un déra­page du plus mau­vais effet dans une école publique qui ne devait pas être porté à la connais­sance du public mais « réglé en interne »… L’occasion d’un appel d’Enzo Lesourt au jour­na­liste chargé de l’ar­ticle mais aussi à moi-même, en tant que rédac­trice en chef, pour nous dis­sua­der de publier un article sur le sujet, notam­ment en jouant sur la culpa­bi­li­sa­tion.

 

Que comp­tait-on écrire ? Une ques­tion pas banale déjà posée par l’in­té­ressé à des jour­na­listes à d’autres occa­sions. Voulait-on vrai­ment « ali­men­ter la facho­sphère », « faire du clic », « du buzz » ? Non, juste faire notre métier : infor­mer. C’est-à-dire ne pas mettre sous le tapis une infor­ma­tion dont nous avions eu connais­sance sous pré­texte qu’elle pour­rait être récu­pé­rée par cer­tains et en des­ser­vir d’autres.

 

 

 

Acte 4 : Les mesures de rétorsion, économiques et autres

 

 

Fait trou­blant mais pas si éton­nant, les com­mandes d’en­carts de com­mu­ni­ca­tion à Place Gre’net par la Ville se sont subi­te­ment arrê­tés en novembre 2016, alors que la Ville conti­nuait de lar­ge­ment com­mu­ni­quer dans le reste de la presse. Une mesure de rétor­sion éco­no­mique suite à des articles ayant déplu, comme un membre du cabi­net l’a clai­re­ment exprimé à un jour­na­liste de Place Gre’net – qu’il avait demandé à ren­con­trer pour lui en faire part expres­sé­ment – puis à moi-même.

 

En cause – comme nous l’a­vons su par la suite –, des articles qui por­taient notam­ment sur les biblio­thé­caires en lutte, l’af­faire Bismillah, CVCM, Ebikelabs, la Biennale de l’ha­bi­tat durable, ou bien encore la Grande marche récla­mant la réqui­si­tion des loge­ments vacants à Grenoble. Sans doute une ten­ta­tive pour nous faire ren­trer dans le rang. Voire nous faire taire défi­ni­ti­ve­ment…

 

 

“L’arrêt de commande depuis novembre se solde par un manque à gagner non négligeable

pour notre jeune média, même si nous avons dès le départ diversifié les sources de revenus”

 

 

Place Gre’net, qui n’é­tait déjà sou­vent pas inté­gré dans les plans de com­mu­ni­ca­tion de la Ville, en serait ainsi désor­mais défi­ni­ti­ve­ment exclu. Bien loin de l”« équité de trai­te­ment à l’é­gard des médias locaux », spon­ta­né­ment annoncé en sep­tembre 2014 par Erwan Lecoeur, le direc­teur de la com­mu­ni­ca­tion de la Ville. Cet arrêt de toute com­mande, depuis novembre, se solde par un manque à gagner non négli­geable pour notre jeune média, même si nous avons dès le départ diver­si­fié les sources de reve­nus, qu’il s’a­gisse d’autres annon­ceurs ou des abon­ne­ments.

 

Le second évé­ne­ment trou­blant a concerné l’as­pect rédac­tion­nel, Place Gre’net ayant été déli­bé­ré­ment exclu d’une visite presse – à laquelle ont été conviés plu­sieurs médias – de la Tour Perret, monu­ment que la Ville a décidé de res­tau­rer après des mois de débats. Ce tou­jours dans une logique de “sanc­tion” selon un membre de la garde rap­pro­chée du maire. Et cela même alors qu’un jour­na­liste de Place Gre’net avait clai­re­ment fait part au préa­lable de son inten­tion de la visi­ter.

 

« C’est n’im­porte quoi ! » a tou­te­fois démenti un autre membre du cabi­net. Quelle était donc l’ex­pli­ca­tion de cette exclu­sion ? La tour Perret, fra­gile, n’au­rait pas pu accueillir beau­coup de per­sonnes, nous a‑t-on fina­le­ment répondu… La tour – visi­ble­ment bien plus dégra­dée qu’il n’y paraît – n’au­rait pas sup­porté le poids de notre jour­na­liste et de sa caméra !

 

 

 

Épilogue : faute de tête-à-tête avec le maire, une interview encadrée… et écourtée

 

 

Voilà des mois qu’une jour­na­liste de Place Gre’net sol­li­ci­tait une inter­view du maire, en vain. Et pour cause : celle-ci était “bla­ck­lis­tée” et ses demandes sys­té­ma­ti­que­ment écar­tées par la garde rap­pro­chée du maire.

 

Eric Piolle, lors de son interview pour Place Gre'net, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Eric Piolle, lors de son inter­view pour Place Gre’net, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Cette inter­view m’a fina­le­ment été pro­po­sée alors que je sol­li­ci­tais pour ma part un entre­tien en tête-à-tête – enten­dez sans com­mu­ni­cants – avec Eric Piolle, pour savoir s’il cau­tion­nait les mesures de rétor­sion vis-à-vis de Place Gre’net. Une réponse jamais obte­nue mal­gré des demandes d’é­clair­cis­se­ment for­mu­lées par mail début mars au maire lui-même et à son cabi­net. Verdict ?

 

Oui, Eric Piolle assume plei­ne­ment l’ar­rêt des com­mandes d’en­carts publi­ci­taires à Place Gre’net. Une déci­sion prise en concer­ta­tion avec ses proches col­la­bo­ra­teurs à ce sujet. « On a effec­ti­ve­ment eu des débats sur la façon dont cer­tains articles ont été posi­tion­nés […] Un débat sur la qua­lité de cer­tains articles qui pose ques­tion, sur le tra­vail qui est fait… », a‑t-il fini par recon­naître. « C’est une ques­tion de cadre de tra­vail, a tenté de jus­ti­fier son conseiller spé­cial, pré­sent tout au long de l’en­tre­tien. […] On vous a dit plu­sieurs fois qu’il y avait des pro­to­coles de tra­vail à res­pec­ter si vous vou­lez bos­ser avec nous. » Dont acte.

 

 

“Une interview menée au pas de course. Et qui s’est terminée sous la menace à peine voilée de divulguer des échanges par mail”

 

 

Autre point que nous sou­hai­tions éclair­cir, le récent voyage en Israël du maire et de sa délé­ga­tion qui nous a été volon­tai­re­ment caché, ainsi d’ailleurs qu’à la quasi-tota­lité des jour­na­listes locaux jus­qu’à la veille du départ… et ce mal­gré des ques­tions posées bien en amont au cabi­net du maire concer­nant le trou dans son agenda cette semaine-là.

 

Interrogé à ce sujet, Eric Piolle a répondu que nous n’avions pas à savoir à l’a­vance s’il allait s’ab­sen­ter de la ville ou s’il était en vacances. Soit. Reste qu’une jour­na­liste locale a fait par­tie du voyage et a donc de facto été mise au cou­rant bien avant… Un “deux poids deux mesures” que le maire assume, tout comme la prise en charge des frais de voyage de ladite jour­na­liste. « C’est ce qui se fait, oui… »

 

L’interview était calée de longue date et devait durer une heure, ce qui avait été recon­firmé en début d’in­ter­view. Mais à peine qua­rante minutes plus tard, au moment jus­te­ment où il était ques­tion de ce voyage, le conseiller spé­cial du maire et une membre de son cabi­net sont inter­ve­nus pour y mettre un terme… pré­ci­pi­tam­ment. Le maire était très en retard ! Vite, vite, il fal­lait par­tir !

 

Eric Piolle, lors de son interview pour Place Gre'net, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Eric Piolle sur le départ avant la fin pré­vue de l’in­ter­view… tou­jours en pré­sence de son conseiller, 12 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

L’interview menée au pas de course s’est ainsi ter­mi­née en queue de pois­son… Sans comp­ter, après le départ du maire, des menaces à peine voi­lées de divul­guer des échanges par mail où j’au­rais dit que « Place Gre’net avait besoin des pubs de la Ville ». Une asser­tion tota­le­ment fausse puis­qu’à aucun moment je n’ai dit, écrit ou sous-entendu cela, mais ai sim­ple­ment demandé des expli­ca­tions sur cet arrêt sou­dain des com­mandes…

 

 

“Une chose est sûre : nous continuerons à faire notre métier, comme nous l’avons toujours fait,

honnêtement, sans volonté de nuire ni de favoriser quiconque”

 

 

Il s’a­git peut-être là de la der­nière inter­view calée offi­ciel­le­ment par la Ville car nous avons appris le 27 avril der­nier qu’un entre­tien pro­mis de longue date à un jour­na­liste de Place Gre’net par la Première adjointe Élisa Martin elle-même, après des mois de silence, n’au­rait fina­le­ment pas lieu…

 

Une chose est sûre : nous conti­nue­rons à faire notre métier, comme nous l’a­vons tou­jours fait, hon­nê­te­ment, sans volonté de nuire ni de favo­ri­ser qui­conque. Car notre devoir reste d’in­for­mer, indé­pen­dam­ment des pra­tiques de com­mu­ni­ca­tion des col­lec­ti­vi­tés, des entre­prises, des per­son­na­li­tés poli­tiques ou autres… Sans jamais ména­ger qui­conque aux seules fins d’en­tre­te­nir de bonnes rela­tions, d’ob­te­nir des inter­views ou des publi­ci­tés. Et ce quel qu’en soit le prix.

 

 

Muriel Beaudoing, direc­trice de publi­ca­tion de Place Gre’net

 

 

 

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Commentaires 40
  1. Bonjour, je suis sur­pris de voir le ping du site Grenoble le chan­ge­ment sur ce jour­nal. Ce site cari­gno­niste est bien connu pour sa démarche anti-piolle et anti gauche depuis long­temps… je crois qu’il y a plus objec­tif comme source d’in­for­ma­tion sur le sujet. Y a‑t-il une expli­ca­tion ?

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    • PT

      07/05/2017
      22:08

      Bonjour,
      De manière géné­rale, les pings sont accep­tés auto­ma­ti­que­ment sur Place Gre’net (quelle que soit la sen­si­bi­lité poli­tique des sites concer­nés) sauf pour ce qui concerne le spoo­fing ou les fermes de liens où nous pro­cé­dons alors à la sup­pres­sion des pings en ques­tion.
      Vous trou­ve­rez ainsi tout aussi bien des pings qui ren­voient vers Grenoble le chan­ge­ment, Grenoble une ville pour tous etc. sans que cela ne consti­tue un sou­tien impli­cite à ces conte­nus.

      sep article
  2. Ping : LIBERTÉ de la PRESSE: LE « CONSEILLER SPÉCIAL » de PIOLLE ATTAQUE PLACE GRE’NET – Grenoble Le Changement !

  3. Bonjour à vous. Petit mes­sage de sou­tien depuis Clermont-Ferrand et l’Auvergne et en tant que créa­teur d’un site local : Cyberbougnat.net. Je ne sais pas si ça peut vous ras­su­rer, ou pas, mais cer­tains faits me rap­pellent un peu ce que je vis ici ou j’ai vécu et que de nom­breux sites locaux ont vécu par­tout en France. Je me suis fait bla­ck­listé pen­dant 2 – 3 ans du conseil géné­ral pour avoir tendu le micro à un oppo­sant et pas au pré­sident, qui en fait n’a­vait pas le temps de répondre. Je suis aussi sys­té­ma­ti­que­ment ignoré des achats de pub. Les col­lec­ti­vi­tés n’a­chètent pas de pub c’est bien connu… enfin sauf à la PQR clas­sique. Des infos don­nées aux autres médias avant les confé­rences de presse c’est clas­sique. Certains élus qui se demandent pour­quoi on pose des ques­tions aussi… Quant aux accu­sa­tions d’être pour l’un ou pour l’autre, j’ai eu l’hon­neur d’a­voir été à peu près pro tous les par­tis en fonc­tion de qui en par­lait. C’est un peu las­sant mais bon c’est le jeu. Alors à mon tour je tends un peu moins le micro, je boy­cotte cer­tains et je sais que les pro­chaines échéances élec­to­rales ne sont plus très loin et que ça change aussi le point de vue de cer­tains 😉

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  4. Si j’ai bien com­pris vous appe­lez à la liberté de la presse parce qu’un équipe muni­ci­pale vous oblige à être indé­pen­dant édi­to­ria­le­ment et finan­ciè­re­ment vis-à-vis d’elle ??? Je pense que vous n’a­vez rien com­pris aux enjeux de la liberté de la presse. Les jour­na­listes des pays que vous citez se battent jus­te­ment au quo­ti­dien pour pou­voir publier sans affi­lia­tion quelle qu’elle soit avec des ins­ti­tu­tions poli­tiques, eco­no­miques, reli­gieuses etc.

    Le vrai pro­blème est jus­te­ment les rela­tions copain-copain que NOS ELUS entre­tiennent avec les média, les sub­ven­tions dégui­sées (publi­cité, rem­bour­se­ments de frais, excur­sions orga­ni­sées tout com­pris, exclu­si­vi­tés …), les échanges « off » qui font de l’in­for­ma­tion le pri­vi­lège de quelque uns.

    Sachez par ailleurs que l’ob­jec­ti­vité jour­na­lis­tique n’existe pas. Prétendre le contraire est mal­hon­nête intel­lec­tuel­le­ment et dan­ge­reux pour la démo­cra­tie. Il n’y a aucune honte à admettre qu’on est davan­tage cri­tique avec les pou­voirs en place qu’a­vec ceux qui ni sont plus. C’est même une atti­tude tout à fait saine.

    sep article
    • PT

      05/05/2017
      14:07

      « Vous appe­lez à la liberté de la presse parce qu’un équipe muni­ci­pale vous oblige à être indé­pen­dant édi­to­ria­le­ment et finan­ciè­re­ment vis-à-vis d’elle ??? »
      Nous fai­sons état de la liberté de la presse, car tout comme les copi­nages dont vous faites état, la rétor­sion d’in­for­ma­tion ou les mesures de rétor­sion éco­no­mique sont une façon indi­recte de muse­ler la presse.

      « L’objectivité jour­na­lis­tique n’existe pas »
      Tout jour­na­liste a bien sûr ses propres opi­nions, mais se doit d’é­crire avec hon­nê­teté. C’est ce que nous atta­chons à faire au quo­ti­dien. Voilà pour­quoi Place Gre’net est par­fois accusé, selon les actua­li­tés du moment et les sen­si­bi­li­tés des lec­teurs, d’être pro-Piolle, pro-Carignon ou bien encore pro-Destot/Safar – pour ne par­ler que de Grenoble.

      sep article
  5. A voir les com­men­taires de soit disant sou­tiens, de  mena­çes sous formes d’in­si­nua­tions, d’in­ti­mi­da­tions à peine voi­lées, de pro­pos mani­pu­la­toires, je vous dirais « ne lachez rien ».

    Nous n’a­vons pas besoin qu’un média de plus nous serve la soupe muni­ci­pale et métro­po­li­taine au quo­ti­dien.

    Vous avez vu clair sur ce qui se passe à Grenoble, nous ne pou­vons qu’es­pé­rer, nous, habi­tants, que vous conti­nue­rez dans cette voie, à nous éclai­rer, sans renon­ce­ment.

    Vous faite un tra­vail dans l’es­prit que toute presse devrait gar­der : Indépendance, Impartialité, Équité.

    sep article
  6. Je vous lis avec grand inté­rêt depuis 1 an envi­ron ; je trouve vos articles utiles pour res­ter au contact de l’actu gre­no­bloise, et vous publiez aussi des dos­siers très fouillés et qui prouvent que vos jour­na­listes ont le temps et l’au­to­no­mie pour inves­ti­guer et creu­ser leur sujet. C’est pré­cieux. Mais n’êtes-vous pas en train de sabor­der votre propre navire ? Pour ren­trer en dis­si­dence – ce qui est un acte cou­ra­geux, mais par­fois témé­raire – il faut d’a­bord assu­rer ses arrières et ne pas dépendre des finan­ce­ments de ceux que l’on com­bat. Vous ne décou­vrez pas aujourd’­hui que les poli­tiques uti­lisent leur pou­voir de pres­sion à tra­vers, par exemple, l’as­si­gna­tion de leur bud­get pub, n’est-ce pas ? Ca serait dom­mage que l’a­ven­ture Place Grenet s’ar­rête pour quelques mal­adresses ou que­relles de per­sonnes, peut-être y a‑t-il une 3e voie, de com­pro­mis, à trou­ver ? Bon cou­rage et keep on the good job.

    sep article
    • PT

      04/05/2017
      22:12

      Merci Christophe pour ce retour posi­tif et votre sou­tien actif en tant qu’a­bonné 😉

      Tout d’a­bord, comme vous l’a­vez sans doute lu dans l’ar­ticle, cela fait six mois que nous n’a­vons plus aucun achat de la Ville et nous avons mal­gré tout tenu le coup 🙂 Nous avons sim­ple­ment porté cette infor­ma­tion à la connais­sance du public dès lors que nous avons eu la confir­ma­tion offi­cielle qu’il s’a­gis­sait bien d’une déci­sion poli­tique, assu­mée par le maire et son cabi­net. Il nous a en effet sem­blé impor­tant que tout un cha­cun puisse avoir connais­sance de ces pra­tiques.

      Pour ce qui nous concerne, nous avons fait le choix, dès le départ, d’un modèle éco­no­mique mixte mêlant notam­ment vente d’en­carts publi­ci­taires et abon­ne­ments. Un modèle dépen­dant exclu­si­ve­ment des abon­nés (idéal dans l’ab­solu) aurait néces­sité une mise de départ très impor­tante (que nous n’a­vions pas). Et contrai­re­ment à un modèle tout-gra­tuit, ce mix per­met de diver­si­fier les sources de reve­nus, donc de moins dépendre des annon­ceurs.

      Nous avons tou­jours avancé jus­qu’à pré­sent sans nous cen­su­rer de peur d’é­ven­tuelles consé­quences sur les achats d’en­carts. Sinon, nous n’au­rions rien fait, a for­tiori à nos débuts. C’est ce que nous conti­nue­rons de faire avec le sou­tien de nos abon­nés et des annon­ceurs qui sont atta­chés à la plu­ra­lité de la presse. Souhaitons qu’ils soient nom­breux !

      sep article
      • vous par­lez « d’une déci­sion poli­tique, » Est-elle diri­gée contre vous, Place Gre’Net, ou fait-elle par­tie d’un ensemble plus vaste de dimi­nu­tion des dépenses dans le cadre des res­tric­tions bud­gé­taires, dont l’a­chat d’en­carts publi­ci­taires dans LES médias ?
        😉

        sep article
        • PT

          05/05/2017
          13:02

          Les réponses du maire et de son conseiller spé­cial rap­por­tées dans l’ar­ticle sont assez claires :
          « On a effec­ti­ve­ment eu des débats sur la façon dont cer­tains articles ont été posi­tion­nés […] Un débat sur la qua­lité de cer­tains articles qui pose ques­tion, sur le tra­vail qui est fait… »
          « C’est une ques­tion de cadre de tra­vail […] On vous a dit plu­sieurs fois qu’il y avait des pro­to­coles de tra­vail à res­pec­ter si vous vou­lez bos­ser avec nous. »
          A aucun moment, il n’est donc ques­tion d’un plan glo­bal de dimi­nu­tion des dépenses de com­mu­ni­ca­tion. Sachant que la Ville a conti­nué de com­mu­ni­quer comme avant… ailleurs.

          sep article
          • Merci. Je vou­lais avoir votre réponse, car ce n’est pas vrai­ment ce que j’ai entendu « de l’autre côté » 😉

            sep article
            • PT

              05/05/2017
              14:22

              Je vous en prie. Notez bien que n’ayant pas accès à l’his­to­rique glo­bale des com­mandes pubs de la Ville, je ne peux affir­mer que ce bud­get est resté par­fai­te­ment constant. En revanche, il suf­fit de consul­ter la presse sur les six der­niers mois pour consta­ter que si baisse il y a eu, elle est minime. Et qu’en tout état de cause, aucun autre média n’a été confronté à un arrêt total de com­mu­ni­ca­tion de la Ville.

              sep article
  7. Je ne dirai pas que Place Grenet est un média « pro » ou « anti » Piolle. Certains articles écrits par le jour­nal me semblent par­fois orien­tés, mais cela vient sur­tout de mon res­senti per­son­nel (par exemple CVCM que je sou­tiens à 200%, mon seul regret étant de voir peu de moyens dans des espaces publics de qua­lité, j’ai du mal à entendre tout le temps par­ler des oppo­sants très bruyants pour pas grand chose au final), et du fait que je suis glo­ba­le­ment satis­fait de la poli­tique du maire menée dans la com­mune.
    Mais je suis déçu de voir sa réac­tion vis-à-vis de ce jour­nal, même si je ne pense pas que ça soit par pure « méchan­ceté ». Peut être a t‑il pris la mouche après quelques polé­miques citées dans cet article plus haut, j’au­rais aimé de sa part plus de tolé­rance. Cette tri­bune pourra lui faire prendre conscience de cela ? Cependant, je ne le vois pas comme le « kmer vert » que décrivent beau­coup de ses oppo­sants, à Grenoble ou ailleurs. sa poli­tique gêne cer­tains, certes, mais c’est ça le jeu de la démo­cra­tie. Piolle, pas pire mais sur­tout pas mieux que les autres, c’est ça que je tire de cette infor­ma­tion.
    J’ai le sen­ti­ment d’en­tendre beau­coup par­ler des oppo­sants à la poli­tique de Piolle sur ce jour­nal, mais for­cé­ment, si il refuse de par­ler à Place Grenet il laisse la place aux autres… même si je ne pense pas que Carignon ait encore de la légi­ti­mité dans l’es­pace poli­tique gre­no­blois. Ainsi, mon res­senti pro­vient sur­tout de cette place des cri­tiques, for­cé­ment déme­su­rée par rap­port à l’a­vis de la mai­rie qui ne se pro­nonce pas… Merci pour ce tra­vail jour­na­lis­tique qui apporte un autre regard sur l’ac­tua­lité.

    sep article
  8. Quelle décep­tion cette équipe ! « Nous ferons de la poli­tique dif­fé­rem­ment » « Démocratie par­ti­ci­pa­tive » « Démocratie citoyenne » …au final que du vent.
    Plus que 3 ans!!!
    Ecolo + Parti de Gauche, on n’en repren­dra plus : Indigestion !
    Même la liberté de la presse n’est pas res­pec­tée, c’est dire.
    Battez-vous PlaceGre’net, vous êtes dans le vrai et dans votre droit. La presse libre n’a jamais été crée pour ser­vir les plats. Elle est là pour infor­mer et donc faire par­ta­ger ce que le qui­dam ne sait peut-être pas. Dire, aussi, qu’un équipe est pas­sée dans le dogme et non pas dans le par­tage de la déci­sion et du choix.
    Votre rôle est essen­tiel dans une démo­cra­tie.
    Continuez !

    sep article
  9. Ah Muriel Beaudoing, sans aucun doute la pro­chaine direc­trice de la com­mu­ni­ca­tion de Carignon. Car ne soyons pas naïfs, les repris de jus­tice repu­bli­cains sont encore a l’oeuvre ici. On remarque bien là leur tac­tique his­to­rique de créer de faux jour­naux de dés­in­for­ma­tion, au pro­fit de leur manœuvres poli­tiques, ali­men­tés par des jour­na­listes godillots aveu­glées par l’illu­sion qu’ils ont d’être les nou­veaux robert londres d’un media sans impor­tance et defi­ci­taire. Ne soyons pas naïf vous avez été créé pour mani­pu­ler les elec­tions, et vous hur­lez ici votre colère, pleu­rez votre déses­poir de ne pas être res­pecté. Pour être res­pecté il faut tra­vailler.

    sep article
    • PT

      04/05/2017
      9:45

      Désolé, vous avez un temps de retard : on nous a déjà accusé (à droite comme à gauche) d’être un sous-marin des Verts, juste après l’ar­ri­vée d’Eric Piolle en 2014. Comme quoi, il faut croire qu’il y a des com­plo­tistes sur l’en­semble de l’é­chi­quier poli­tique ! 😉

      sep article
    • FM

      04/05/2017
      13:54

      Et sinon, c’est Albert Londres. Pas Robert.

      sep article
      • PT

        04/05/2017
        15:38

        Et sinon, pour info, Place Gre’net n’est pas « défi­ci­taire ». Ne pre­nez pas vos désirs pour des réa­li­tés ! 😀

        sep article
    • Monsieur Lesourt – car c’est vous n’est-ce pas EnzoL ? Sinon désolé, mais ce que nous écri­vons est tout de même valide.

      Au lieu de jouer au Machiavel de bac à sable parce que « Le Prince » fait 80 pages et est simple à lire, conten­tez vous, peut-être pour la pre­mière fois de votre vie, de dire la vérité – ce qui aura pour consé­quence immé­diate de vous faire chan­ger de métier, ce qui sera un grand sou­la­ge­ment pour tous.

      Merci/

      sep article
    • sep article
    • « Enzol » : êtes-vous vrai­ment Enzo Lesourt « conseiller spé­cial du maire de Grenoble » qui vous expri­mez ici ?
      Cela me sur­pren­drait, car je n’at­ten­drai pas moins d’une per­sonne de votre sta­tut, de res­pec­ter les obli­ga­tions liées à votre fonc­tion, et de faire preuve de rete­nue. Les invec­tives comme celle-ci, reflètent plu­tôt des réac­tions épi­der­miques et non réflé­chies, sem­blables à celles que l’on peut attendre des lobo­to­mi­sés qui passent leur temps sur leur smart­phone à 600€, à « liker » des com­men­taires et à s’ex­pri­mer en moins de 140 carac­tères. Si vous êtes vrai­ment celui que vous pré­ten­dez être, et si j’é­tais le maire, je vous bot­te­rai le cul pour votre arro­gance et votre suf­fi­sance, qui ne pro­duisent comme effet que la seule décré­di­bi­li­sa­tion de ceux qui nous gou­vernent et vous payent, grâce à l’o­bole publique.
      Aussi merci de ne pas me prou­ver que j’ai tort.
      PS : je ne fais par­tie d’au­cun parti.

      sep article
  10. L’article d’a­vant est un entre­tien avec le maire. L’entretien avec E. Piolle est réservé aux abon­nés 462 visite à 22 h 40), mais pas le vôtre (2 212 visites à 22 h 40) … Allez, c’est de bonne guerre, pour un petit site d’info « pure player ». Allez-vous lui don­ner un droit de réponse s’il le demande ? sera-t-il aussi réservé aux abon­nés ?

    Je vous lis depuis vos débuts, je regrette le départ d’un des jour­na­listes fon­da­teurs et de 2 pho­to­graphes aussi des débuts, mais vous pour­riez recon­naitre que vous êtes plu­tôt anti-Piolle et son équipe. Ce n’est pas un affron­te­ment direct, mais pour qui sait lire entre les lignes ou par­fois, même pas besoin de lire entre les lignes, c’est direct, je ne m’é­tonne pas tel­le­ment que vous ayez des pro­blèmes si vous vou­lez inter­vie­wer des élus de la majo­rité. Et vous n’êtes pas contents que la mai­rie ait donné prio­rité au D.L. ? com­bien de mil­liers de lec­teurs au D.L. ?
    Je ne suis pas encar­tée, je ne milite pas poli­ti­que­ment, mais, pour être béné­vole dans des assos d’aide aux sans papiers, je sais ce que fais la mai­rie dans le domaine social notam­ment et je trouve dom­mage vos attaques conti­nuelles, de même que celles de votre com­men­ta­teur pré­féré, M. GAM, Il y a des sujets inté­res­sants, c’est pour­quoi je conti­nue à vous lire, mal­gré votre parti pris.
    Il fau­drait vous mon­trer bien plus impar­tial dans les sujets que vous trai­tez pour inté­res­ser le ser­vice de presse de la mai­rie.

    sep article
    • PT

      04/05/2017
      10:15

      Bonjour Caro,

      Oui, c’est le prin­cipe d’un site par­tiel­le­ment payant : cer­tains articles sont acces­sibles sur abon­ne­ment, d’autres non… Du reste, nos inter­views poli­tiques ont qua­si­ment tou­jours été acces­sibles sur abon­ne­ment. M. Piolle n’a pas eu droit à un trai­te­ment de faveur !

      Deuxième point, le nombre de vues d’un article n’est pas direc­te­ment cor­rélé au fait qu’il soit acces­sible entiè­re­ment ou pas. Il suf­fit de voir le nombre de par­tages sur les réseaux sociaux (sans com­mune mesure entre les deux) pour consta­ter que les lec­teurs se sont, a priori, davan­tage inté­res­sés à un article sur la liberté de la presse à Grenoble plu­tôt qu’à l’in­ter­view de M. Piolle.

      Troisième point, désolé là encore de vous déce­voir, mais non, nous ne sommes pas « plu­tôt anti-Piolle et son équipe ». Si l’on suit votre rai­son­ne­ment, nous sommes quoi alors ? « Pro Chamussy », « pro Safar », peut-être même « pro d’Ornano » ? A moins que nous ne soyons ven­dus aux anar­chistes ? La réa­lité est plus simple : nous ne rou­lons pour per­sonne, ce qui, selon les cas, déplaît pro­fon­dé­ment aux afi­cio­na­dos de tel ou tel parti qu’ils soient encar­tés ou pas…

      Quatrième point, nous n’a­vons aucun pro­blème avec le DL, les rela­tions sur le ter­rain sont d’ailleurs excel­lentes entre jour­na­listes. Le pro­blème vient de la façon dont sont gérées les rela­tions presse au plus haut niveau, comme pré­cisé dans l’ar­ticle.

      Cinquième point, votre phrase « Il fau­drait vous mon­trer bien plus impar­tial dans les sujets que vous trai­tez pour inté­res­ser le ser­vice de presse de la mai­rie » démontre votre concep­tion toute par­ti­cu­lière de la liberté de la presse… Donc à sup­po­ser que nous soyons par­tiaux, il serait nor­mal que le ser­vice presse nous boy­cotte ? Si l’on suit votre rai­son­ne­ment, la presse dite d’o­pi­nion – que vous lisez peut-être d’ailleurs ? – a du souci à se faire.
      Pssst ! Petite confi­dence : ce sont exac­te­ment les argu­ments employés par le FN pour exclure (par­fois manu mili­tari) des jour­na­listes de ses mee­tings…

      Le « petit site d’info » est en tout cas honoré que vous conti­nuiez à le lire et vous sou­haite une bonne jour­née ! 🙂

      sep article
      • Ne vous com­pa­rez pas au Quotidien de Yann Barthès inter­dit de FN !!! ce n’est pas la même poin­ture et vos « enquêtes » ne sont pas aussi fouillées que ses enquêtes, vu qu’ils expriment sou­vent un seul point de vue, enfin, quand même pas tou­jours, mais sur­tout quand il s’a­git de la mai­rie de Grenoble. Je ne veux pas ma mêler de vos rela­tions, mais vous avez dû sacré­ment l’in­dis­po­ser, peut être par des enquêtes uni­que­ment à charge.
        Vous pen­sez ne rou­ler pour per­sonne, mais vous rou­lez plu­tôt pour l’an­cienne équipe Destot, vous sem­blez bien regret­ter une direc­tion poli­tique que vous com­pre­nez mieux que celle de l’é­quipe de Piolle et la métro­po­li­sa­tion de plu­sieurs domaines. La demande de la muni­ci­pa­lité de ne pas agir seule, comme la réfec­tion du Palais des sports pour la coupe Davis ou l’ac­cueil d’une arri­vée + un départ du Tour de France, pour ne par­ler que de sport, de l’hé­ber­ge­ment d’ur­gence dont ni la pré­fec­ture ni le conseil dépar­te­men­tal ne veulent prendre leur part, n’est, à mon sens, pas tou­jours expo­sée.
        Pour finir, il est quand même bizarre que vous publiez un article, une inter­view d’E. Piolle, et l’ar­ticle sui­vant pour le démo­lir. Même si vous met­tez toutes les inter­views pour les abon­nés, cette fois-ci vous auriez dû vous en dis­pen­ser pour que TOUS les lec­teurs puissent lire son entre­tien et sa démo­li­tion. C’aurait été beau­coup plus juste pour se faire une idée.
        Bonne jour­née à vous et à l’é­quipe dans vos cer­ti­tudes. Les cer­ti­tudes aident à vivre plus faci­le­ment dans ces temps trou­blés. Surtout ne pas se remettre en ques­tion. Danger.
        😉

        sep article
        • PT

          04/05/2017
          15:33

          Nous avions bien com­pris que, pour vous, la liberté de la presse ne s’ap­pli­quait qu’à cer­tains médias et que Place Gre’net ne la méri­tait pas…
          Sinon, sur le fond, vous n’a­vez pas le sen­ti­ment que votre argu­men­taire fait un peu pen­ser à une remarque du type : « Elle l’a bien cher­ché, vu comme elle était habillée à 23 heures, seule dans la rue »…
          Pour ce qui est des « cer­ti­tudes », atten­tion vous sem­blez faire de la pro­jec­tion ! 😉

          sep article
          • vous inter­pré­tez mes paroles …
            et là encore, je répète que mettre l’in­ter­view de Piolle pour les abon­nés et l’ar­ticle où vous le démo­lis­sez pour tout le monde sans res­tric­tion n’est pas hon­nête. C’est mon avis et je le par­tage.
            Bonne soi­rée 😉

            sep article
    • Anti PIOLLE???
      C’est amu­sant ces ques­tions de per­cep­tions… je consi­dére place GreNet pro PIOLLE, MELENCHON etc…
      A croire que l’on est tou­jours le « pro » d’un autre

      sep article
    • FM

      04/05/2017
      18:20

      Vous savez Caro, vous devriez vrai­ment évi­ter d’ex­tra­po­ler. Depuis le temps que je tra­vaille pour Place Gre, on m’a « accusé » d’être de gauche, d’être de droite, d’être d’ex­trême-gauche et d’ex­trême-droite, d’a­voir des sym­pa­thies pour Pince-mi et ; par­fois dans le même article, des sym­pa­thies pour Pince-moi, son ennemi juré. Je pense que, d’une part, si vous pre­niez le temps de faire l’é­tat des lieux des articles publiés sur le site, vous ver­riez que vous sommes atta­chés à l’é­quité de parole. Et d’autre part, vous seriez très sur­prise si vous connais­siez mes orien­ta­tions poli­tiques. Parce que j’en ai, évi­dem­ment, et très for­te­ment ancrées en moi. Mais je ne me sou­cie pas de les faire trans­pa­raître dans mes articles, parce que ce n’est pas le lieu, Place Gre’net n’est pas un média d’o­pi­nion, contrai­re­ment à ce que cer­tains s’obs­tinent à pen­ser pour mieux, peut-être, se voi­ler la face quant à la réa­lité des faits et des opi­nions que nous rela­tons. Le lec­teur se fiche de ce que JE pense, et moi même je me fiche de lui dire, car là n’est pas l’ob­jet. Je n’ai pas la pré­ten­tion de vous faire chan­ger d’a­vis, mais sur cette ques­tion pré­cise, je puis vous assu­rer que vous vous four­voyez. Mais vous n’a­vez jamais été agres­sive ni insul­tante dans vos com­men­taires, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde. Aussi je vous remer­cie pour votre pon­dé­ra­tion et votre cour­toi­sie, qui font beau­coup de bien par les temps qui courent. Cordialement.

      sep article
      • Je n’ex­tra­pole pas, je n’ai pas dit que tous les articles étaient anti-Piolle, il n’empêche que je trouve que c’est l’im­pres­sion qui se dégage du site, je trouve, peut être aussi à case des sem­pi­ter­nels com­men­taires, eux car­ré­ment anti-Piolle de M. GAM.
        Vous, vous res­pec­tez la charte de déon­to­lo­gie du jour­na­liste, vous m’en voyez ravie, sin­cè­re­ment.
        Le site a changé, par rap­port à ses débuts, comme il a changé aussi de struc­ture. Bon, il faut bien évo­luer … je ne sais pas si c’est dans le bon sens, j’ai été tel­le­ment échau­dée par ce qui est arrivé à Rue 89 dont j’ai été une rive­raine des débuts.
        Je conti­nue­rai à lire et com­men­ter, sui­vant mes idées.
        Bonne conti­nua­tion 😉

        sep article
      • sep article
  11. Bravo et merci de mettre en lumière les méthodes nau­séa­bondes d’Eric Piolle et son équipe, méthodes d’ex­tré­mistes n’ont pas leurs places à Grenoble la résis­tante. Vive la liberté d’ex­pres­sion pour tous.

    sep article
  12. A titre perso je suis content de vous lire / d’a­voir de l’actu sur mon ter­ri­toire.
    Pas tou­jours d’ac­cord, mais tou­jours content d etre informé.
    (et quelle que soit la major­tité, ceux ci je pense ne sont pas pires)
    Merci pour votre tra­vail, en espé­rant que vous puis­siez conti­nuer long­temps

    sep article
  13. Ping : Article édifiant sur la « stratégie de la communication » de la municipalité PG-EELV grenobloise, ou Tintin au pays des Soviets confronté aux méthode du FN. – GROUPE D'ANALYSE METROPOLITAIN

  14. (a) Merci à l’é­quipe muni­ci­pale de la recon­nais­sance du tra­vail du GAM et de cette publi­cité gra­tuite
    (b) A la rédac­tion de Place Gre’net : vous avez rai­son de dénon­cer ces pra­tiques nau­séa­bondes et l’en­freinte sys­té­ma­tique à votre tra­vail de jour­na­liste.

    Continuez votre excellent bou­lot : nom­breux sont les gens qui l’ap­pré­cient.

    sep article
    • On vou­drait bien connaitre la dif­fé­rence entre Pascal Clerote, et le GAM, parce qu’on dirait un genre d’or­ga­nisme uni­per­son­nel qui per­met a son auteur de s’i­ma­gi­ner une res­pec­ta­bi­lité plu­tôt que de pas­ser pour un vieil aigri.

      sep article
      • Comment dire ? Comment dire ?
        Si vous croyez que Pascal CLEROTTE seul est à l’o­ri­gine de la pro­duc­tion du GAM, alors Pascal CLEROTTE est un génie pos­sé­dant une capa­cité de tra­vail her­cu­léenne et des com­pé­tences poin­tues dans tous les domaines de la vie publique au point qu’il faut tout de suite nom­mer Maire de Grenoble en rem­pla­ce­ment d’Eric Piole pour le reste du man­dat.

        Nous vous ras­su­rons : Pascal CLEROTTE, s’il est loin d’être imbé­cile, n’est cer­tai­ne­ment pas un génie.

        Quant à l’a­no­ny­mat des 26 autres membres du GAM, il existe jus­te­ment pour les pro­té­ger d’at­taques per­son­nelles comme celle à laquelle vous venez de pro­cé­der contre Pascal CLEROTTE.

        Quant à notre aigreur sup­po­sée, figu­rez vous qu’au GAM on bosse dans la joie et la bonne humeur. C’est un plai­sir de faire la chasse aux men­songes, aux illé­ga­li­tés, aux hypo­cri­sies et aux incom­pé­tences d’é­lus pré­ten­dant chan­ger le monde sans deman­der l’a­vis de ceux qui le peuplent.

        sep article
  15. Pour aller dans le même sens (affli­geant), voir cet article du Postillon datant de sep­tembre der­nier (https://www.lepostillon.org/Grenoble-sera-t-elle-insoumise.html)

    Les élus doivent-ils deman­der l’autorisation d’aller pis­ser au cabi­net ?

    On a comme l’impression que des élus ont envie de pas­ser par Le Postillon pour expri­mer des désac­cords, sans l’assumer publi­que­ment. Suite à deux articles du Postillon offrant aux lec­teurs des extraits de mails entre élus, tous les élus savent que leur liste mail est « per­cée ». Et que ce qu’ils y écrivent peut poten­tiel­le­ment finir dans notre jour­nal, selon le bon vou­loir des per­sonnes qui nous les envoient par la Poste ou les posent dans notre boîte. L’échange de mails qui suit montre ainsi que cer­tains élus sont excé­dés d’être « infan­ti­li­sés » par le « Politburo » (les atta­chés de groupe, les membres du cabi­net, le maire et quelques adjoints influents – voir Le Postillon n°31), dési­rant à tout prix contrô­ler toutes leurs expres­sions publiques. Avant de l’offrir à nos lec­teurs, nous tenons à signi­fier aux élus dési­rant se ser­vir de notre jour­nal pour com­mu­ni­quer des infor­ma­tions que ça serait plus simple, et plus sympa, s’ils contac­taient direc­te­ment notre rédac­tion… Ça nous évi­te­rait d’avoir à tout reta­per.

    Le 1er sep­tembre à 11h33, Stéphane Bieganski, un des atta­chés du groupe de la majo­rité muni­ci­pale, envoie un mail aux élus : « Une jour­na­liste de l’Express va peut-être essayer de prendre ren­dez-vous avec vous dans les jours à venir. Si tel était le cas, merci de ne pas caler de date avec elle et de nous faire remon­ter ça, his­toire qu’on coor­donne ce qu’on pour­rait lui dire. » à 12h55, l’adjoint aux finances Hakim Sabri s’insurge contre cette consigne : « En ce qui me concerne, j’ai fixé le RDV le Mercredi 7 à 11h00. Je pen­sais abor­der ce sujet au sémi­naire, cela n’a pas été le cas .… Mais j’informe que pour la fin du man­dat, même si j’ai bien conscience qu’il nous faut maî­tri­ser notre communication.…Je n’accepterai plus cette façon de nous ‘‘infan­ti­li­ser’’ en per­ma­nence sur nos expres­sions. Si nous avions été très bons en com­mu­ni­ca­tion, nous ne serions pas dans la situa­tion actuelle qui ne me semble pas à notre avan­tage… J’ai fait un man­dat dans l’opposition, je suis main­te­nant dans une majo­rité et je conçois que la situa­tion soit dif­fé­rente mais je ne dois pas deman­der une per­mis­sion à chaque fois que je dois m’exprimer. Sur la situa­tion finan­cière (…), soit je sais de quoi je parle.… soit il faut me chan­ger de délé­ga­tion voire même me virer ! ». A 13h22, l’adjoint à la démo­cra­tie locale Pascal Clouaire appuie : « Idem pour moi, le rdv est fixé. » Immédiatement, la co-pré­si­dente du groupe Laurence Comparat recadre : « Il ne s’agit bien évi­dem­ment pas d’empêcher qui que ce soit de s’exprimer, mais de s’assurer que nos dif­fé­rentes expres­sions sont cohé­rentes ! Et éga­le­ment que per­sonne ne soit sur­pris par un jour­na­liste qui vous demande ‘‘et que pen­sez vous de ce que dit votre col­lègue XXXX ?’’ alors que vous ne savez pas ce que XXXX a bien pu dire ;-), bref de bien conser­ver notre démarche col­lec­tive. Merci donc de bien vous mettre en rap­port avec Stéphane avant vos inter­views de façon à bien pré­pa­rer tout cela, et que notre majo­rité, bien que s’exprimant de façon plu­rielle, conti­nue à por­ter sa parole sin­gu­lière ! ». Ah oui, on a oublié de vous pré­ci­ser : Laurence Comparat est adjointe à « l’accès à l’information ». Une infor­ma­tion très contrô­lée, où les élus doivent « deman­der la per­mis­sion » avant de rece­voir un jour­na­liste.

    Ceci nous a été confirmé quelques jours plus tard. Début sep­tembre, un des jour­na­listes du Postillon réa­li­sant un article autour de la fer­me­ture de la biblio­thèque Alliance (voir page 10) a essayé de contac­ter plu­sieurs fois l’élu de sec­teur René de Ceglié. Après un silence d’une semaine, le direc­teur de publi­ca­tion a reçu le mail sui­vant de la part d’Enzo Lesourt, « conseiller spé­cial » au cabi­net du maire : « René de Céglié m’a informé du fait que Le Postillon sou­haite lui poser quelques ques­tions, au sujet de l’actualité muni­ci­pale. Peux-tu lui faire par­ve­nir les ques­tions par écrit à rene.deceglie@grenoble.fr ? Ainsi qu’à moi en copie (enzo.lesourt@grenoble.fr), pour suivi ? ». Et pour aller pis­ser ? Faut aussi avoir un suivi au cabi­net ?

    sep article