Le vote pour Emmanuel Macron au second tour divise les Républicains de l’Isère

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FOCUS – À droite, la consigne est paradoxalement aussi alambiquée qu’explicite : « voter contre Marine Le Pen » revient à voter « pour Emmanuel Macron ». Mais le mot d’ordre ne passe pas parmi les figures locales du parti Les Républicains. Notamment chez les présidents de la Région et du Département, Laurent Wauquiez et Jean-Pierre Barbier.

 

 

 

« Face au Front natio­nal l’abs­ten­tion ne peut être un choix. » Le bureau poli­tique des Républicains a rendu son ver­dict : en appe­lant à aller voter « contre Marine Le Pen », c’est bien le bul­le­tin Macron qu’il pré­co­nise. Dans la dou­leur tou­te­fois, comme l’in­dique le carac­tère alam­bi­qué de la for­mu­la­tion.

 

Laurent Wauquiez regarde vers les législatives. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Laurent Wauquiez regarde vers les légis­la­tives. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’Net

Et pour­tant, cette posi­tion est loin de faire l’u­na­ni­mité au sein du parti. Et n’empêche en rien, au niveau local, des prises de parole bien dif­fé­rentes.

 

À com­men­cer par celle du pré­sident de la Région Auvergne – Rhône-Alpes en per­sonne. Refusant de don­ner une consigne de vote, Laurent Wauquiez le clame : « Je ne sacri­fie­rai pas nos convic­tions en par­ti­ci­pant à une coa­li­tion autour d’Emmanuel Macron. »

 

« Contrairement à ce que l’on vou­drait nous faire croire, il n’y a pas d’en­goue­ment du pays autour de Monsieur Macron : rare­ment sous la Ve République un can­di­dat en tête a réa­lisé un si faible score au pre­mier tour de l’é­lec­tion », ajoute encore Laurent Wauquiez.

 

Un score effec­ti­ve­ment modéré qui l’in­cite à croire l’al­ter­nance tou­jours pos­sible : « Ma seule prio­rité aujourd’­hui, c’est l’u­nité de notre famille poli­tique pour gagner les élec­tions légis­la­tives des 11 et 18 juin pro­chains. »

 

 

 

Jean-Pierre Barbier et Alain Carignon sur la même ligne

 

 

Laurent Wauquiez est loin d’être le seul à adop­ter cette posi­tion. Dans la soi­rée du 23 avril, peu après la qua­li­fi­ca­tion d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, le pré­sident du Département Jean-Pierre Barbier publiait un com­mu­ni­qué offi­ciel. Pour lui, « le temps n’est plus aux consignes de vote mais à la résis­tance pour le bien de notre pays ».

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Commentaires 2
  1. Très bien ! le visage uni des répu­bli­cains n’est plus qu’un sou­ve­nir.

    Les choses sont plus claires, ceux qui ne donnent pas de consigne jouent à un jeu favo­rable au FN, et ceux qui donnent clai­re­ment leur consigne à voter FN devraient logi­que­ment ne plus être dans ce fameux parti LR, exemple de Sens Commun.

    Macron aura réussi une chose, faire explo­ser le LR au grand jour. C’est une prouesse, pour un parti qui se pré­sen­tait uni, soudé, ras­sem­blant « toutes les ten­dances de la droite gou­ver­ne­men­tale », bizar­re­ment la droite sociale semble bien éloi­gnée des Wauquiez et autre Barbier, ou Morano.

    Maintenant, il lui faut pour Macron gagner l’é­lec­tion avec une belle avance, et les choses seront encore plus claires, Macron béné­fi­ciera donc d’un sou­tien plus fort de la gauche, certes très élar­gie, mais la gauche quand même.

    Pour ma part, Mélenchon était mon choix, Macron sera mon choix et non uni­que­ment pour faire bar­rage à Le Pen, tout sim­ple­ment parce que déco­dage des ten­dances des élec­teurs d’une élec­tion est suivi de près par les can­di­dats, Macron l’a­na­lyste en tirera des consé­quences.

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  2. que Wauquiez n’aime pas M. Macron, ce n’est pas un scoop, mais, au lieu de cri­ti­quer le faible nombre de voix au 1er tour, qu’il n’ou­blie pas que J. Chirac n’a­vait fait que 19,88 % des voix au 1er tour en 2002, avait été élu avec plus de 80 % des voix au 2e et avait com­plè­te­ment oublié tous ceux qui avait voté pour lui contre JMLP.
    La marine peut être bat­tue sans que les votants contre adhèrent au pro­gramme Macron. Il faut même qu’elle soit TRES LARGEMENT bat­tue pour créer un élan et gagner les légis­la­tives.

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