Premier tour en Isère : satisfactions, déceptions, déclarations… et prospectives

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FOCUS – Emmanuel Macron et Marine Le Pen en tête, les Républicains et le Parti socialiste battus, la dynamique Mélenchon coupée dans son élan… La soirée électorale du 23 mars 2017, à la préfecture comme sur les réseaux sociaux, a été l’occasion de nombreuses déclarations. De nombreuses déceptions aussi. Et de regards déjà tournés vers le second tour. 

 

 

 

Stéphane Gemmani au soir du 23 avril © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Stéphane Gemmani au soir du 23 avril. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

À 20 heures, tombe la nou­velle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen face à face au second tour de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle.

 

Onze minutes plus tard, le pre­mier com­mu­ni­qué arrive dans les boîtes des rédac­tions. Sans sur­prise, c’est Stéphane Gemmani qui réagit avec son habi­tuelle promp­ti­tude.

 

 

Le conseiller régio­nal d’op­po­si­tion, sou­tien affirmé du can­di­dat d’En Marche, voit dans ce vote la « volonté de rompre pro­fon­dé­ment avec un modèle de gou­ver­nance poli­tique et de société incarné depuis des décen­nies ».

 

 

 

Les socialistes ralliés à Macron

 

 

Soirée électorale à la Préfecture de Grenoble. 23 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Olivier Veran, le 23 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Candidat du Parti socia­liste pour les pro­chaines élec­tions légis­la­tives et cepen­dant ral­lié à Macron, Olivier Véran fait éga­le­ment part de sa satis­fac­tion. Lui ne doute pas de la vic­toire de son cham­pion au second tour. « Emmanuel Macron sera un pré­sident jeune, le plus jeune de la 5e République », nous dit-il sans ambages.

 

Pour Olivier Véran, l’é­chec du can­di­dat socia­liste Benoît Hamon est avant tout l’é­chec des “fron­deurs” et de leur cam­pagne « trop tour­née vers l’ex­trême-gauche ». Pour lui, l’en­jeu est à pré­sent de se « ras­sem­bler dans la pers­pec­tive du second tour face au Front natio­nal ».

 

Autre socia­liste n’ayant pas caché sa proxi­mité avec Emmanuel Macron, le député de la hui­tième cir­cons­crip­tion de l’Isère Erwann Binet salue sur Facebook « le choix d’une France ouverte, ras­sem­blée, juste et ambi­tieuse ». Et tacle au pas­sage un Benoît Hamon qui « ne reflète ni le poids du PS ni celui de ses idées chez les Français ».

 

Face au Front natio­nal, juge encore Erwann Binet, « Emmanuel Macron va devoir ras­sem­bler les Français dès aujourd’hui et nous devons le rejoindre sans une once d’hésitation ».

 

 

Reportage : Joël Kermabon.

 

 

 

Pas de consignes de vote de Jean-Pierre Barbier

 

 

Côté UDI, Damien Guiguet, maire – dans la tour­mente – de Meylan, a annoncé rapi­de­ment son sou­tien à Emmanuel Macron. Non sans en tirer des conclu­sions d’ordre géné­ral. « Il s’a­git […] d’en­tendre l’as­pi­ra­tion à une recom­po­si­tion de la vie poli­tique qui s’est expri­mée ce soir », écrit-il. Emmanuel Macron a été qua­li­fié pour le second tour à plus de 34 % par les élec­teurs mey­la­nais.

 

Mais le ras­sem­ble­ment n’est pas évident pour tout le monde. À droite, le pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère refuse de don­ner une consigne de vote pour le second tour. « J’ai fait un choix qui res­tera per­son­nel », écrit-il dans un com­mu­ni­qué. Pour Jean-Pierre Barbier, l’heure est « à la résis­tance pour le bien de notre pays ».

 

Lionel Beffre, préfet de l'Isère, et Eric Piolle discutent des résultats du premier tour de la présidentielle. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Lionel Beffre, pré­fet de l’Isère, et Eric Piolle dis­cutent des résul­tats du pre­mier tour de la pré­si­den­tielle. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

La résis­tance ? « J’encourage désor­mais les élec­teurs à res­ter mobi­li­sés en vue des élec­tions légis­la­tives, qui sont le véri­table enjeu. Nous devrons bâtir une majo­rité d’opposition par­le­men­taire forte », écrit encore Jean-Pierre Barbier. Et en “bon” pré­sident du Département, celui-ci pré­vient : « Je ferai plei­ne­ment cam­pagne pour que nos can­di­dats en Isère réus­sissent à gagner la cir­cons­crip­tion où ils se pré­sentent »,

 

 

 

À Grenoble, droite et gauche appellent à voter Macron

 

 

Matthieu Chamussy, conseiller muni­ci­pal d’op­po­si­tion de Grenoble et figure de la droite gre­no­bloise, se montre pour sa part plus démons­tra­tif. C’est sur Twitter qu’il poste un mes­sage aussi lim­pide que laco­nique : « Nous serons, je l’es­père, une large majo­rité le 7 mai à voter Emmanuel Macron. »

 

 

Soirée électorale à la Préfecture de Grenoble. 23 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Eric Piolle. © Yuliya Ruzhechka

Même appel du côté de la majo­rité gre­no­bloise. Le maire de Grenoble Éric Piolle avait annoncé voter Jean-Luc Mélenchon au pre­mier tour. Alors même que son parti Europe-Écologie les Verts avait ral­lié la can­di­da­ture Hamon, et que son conseiller muni­ci­pal Pierre Mériaux était nommé “mon­sieur mon­tagne” du can­di­dat socia­liste.

 

À pré­sent, pour contrer Marine Le Pen, Éric Piolle votera pour « l’ul­time can­di­dat d’un monde qui s’é­croule », ainsi qu’il l’é­crit lui aussi sur Twitter. Mais tout comme Jean-Pierre Barbier côté droite, le maire de Grenoble regarde les légis­la­tives.

 

Et appelle au ras­sem­ble­ment « pour construire une majo­rité citoyenne écolo et soli­daire au par­le­ment ».

 

 

Le Front natio­nal au second tour ? « Toujours un choc », nous confie Éric Piolle. Qui ne cache pas sa décep­tion : « Il n’y a pas eu la capa­cité de ras­sem­ble­ment à gauche. Pour la pre­mière fois, un can­di­dat du ras­sem­ble­ment de la gauche et des éco­lo­gistes était en capa­cité d’être au second tour et de gagner. »

 

 

Reportage : Joël Kermabon.

 

 

 

Mélenchon en tête à Grenoble, Fontaine, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères

 

 

Si la France votait comme Grenoble, le can­di­dat des Insoumis aurait été au second tour. La cité des Alpes compte en effet parmi les quelques villes en Isère ayant porté Jean-Luc Mélenchon en tête du pre­mier tour. Au coude à coude tou­te­fois avec Emmanuel Macron : le pre­mier a rem­porté 28,88 % des suf­frages, le second… 28,64 %.

 

La vic­toire de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Martin-d’Hères (32,61 %), neuf points devant le can­di­dat du mou­ve­ment En marche, s’a­vère somme toute bien plus spec­ta­cu­laire. À noter qu’à Fontaine ou Échirolles, c’est encore Jean-Luc Mélenchon qui s’im­pose en tête. En le pla­çant en qua­trième posi­tion, loin der­rière Emmanuel Macron et même François Fillon, La Tronche ferait presque figure d’ex­cep­tion au sein des com­munes proches de Grenoble.

 

Annie David, sénatrice de l’Isère © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Annie David, séna­trice com­mu­niste de l’Isère. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

« À Échirolles, Fontaine et Saint-Martin-d’Hères, Jean-Luc Mélenchon est lar­ge­ment en tête et le FN ne fait pas un très bon score, observe la séna­trice com­mu­niste de l’Isère Annie David. On s’en réjouit, cela valide le tra­vail de nos élus et mili­tants. » Sans cacher sa décep­tion face au score natio­nal des Insoumis, elle veut voir aussi le côté posi­tif : « Il y a trois mois, on n’au­rait pas ima­giné ce score de plus de 19 % ! »

 

Et au-delà des regrets, les voix se portent déjà vers l’a­ve­nir, telles celles du conseiller muni­ci­pal Alan Confesson qui lance, à son tour, un appel à la résis­tance : « Il faut aussi avoir à l’esprit, dès à pré­sent, qu’il nous fau­dra prendre toute notre part à l’ir­rup­tion des mou­ve­ments sociaux qui devront affron­ter la poli­tique de casse sociale de Macron. »

 

 

 

Le Front national isérois également mobilisé

 

 

Face au “tout sauf Marine” porté par nombre de can­di­dats, la conseillère muni­ci­pale d’op­po­si­tion de Grenoble et dépu­tée euro­péenne FN Mireille d’Ornano affiche dans un com­mu­ni­qué sa « déter­mi­na­tion à défendre la France et les Français ».

 

« D’où que nous venions, il est temps de faire un choix déci­sif, entre celui de la conti­nuité avec les 10 années pré­cé­dentes ou du chan­ge­ment, le vrai », écrit encore Mireille d’Ornano. Qui clame sur Twitter son espoir de « rem­por­ter la vic­toire de la France des patriotes ».

 

 

Secrétaire dépar­te­men­tal du Front natio­nal 38, Thibaut Monnier juge pour sa part les résul­tats de son parti « his­to­riques » en Nord Isère. Avant d’as­su­rer être per­suadé de la vic­toire de Marine Le Pen au second tour, grâce à « un report des voix de droite ».

 

La soi­rée élec­to­rale du pre­mier tour à peine ache­vée, l’heure est donc déjà, dans tous les camps, aux pros­pec­tives… et pers­pec­tives.

 

 

Florent Mathieu

 

 

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Commentaires 14
  1. L’Isère est un ter­ri­toire de contrastes, où « l’an­cienne gauche » s’est donc réfu­giée chez Macron car com­ment expli­quer un tel résul­tat.

    Je ne par­tage que par­tiel­le­ment les ana­lyses pré­cé­dentes, car il s’a­git main­te­nant de don­ner une majo­rité par­le­men­taire de gauche à ce futur pré­sident peu importe ses propres ins­pi­ra­tions : c’est le signal qu’il faut don­ner quitte à créer des alliances dépas­sant les cli­vages de gauche. Car la droite elle sera unie, et ran­gée, au delà de ses propres cli­vages !

    Localement, Eric Piolle est rede­venu un homme fort, Mélenchon gagne d’une courte tête à Grenoble, et on peut miser sur le fait que les élec­teur de Hamon – qui appar­tient à une gauche socia­liste « de gauche » – sou­tiennent le Maire de Grenoble. L’opération pro­gres­siste gre­no­bloise macro­niste n’a que par­tiel­le­ment mar­ché !

    Le grand per­dant est Ferrari le pré­sident de la Métro, car dans sa propre ville, Hamon fait moins de 7% arrive en 5ème position…Ferrari l’a­vait sou­tenu, Mélenchon est en tête à Pont-de-Claix de quoi redon­ner de l’es­poir au FDG/PCF de reprendre la com­mune, Macron ayant fait certes un bon score finais­sant 3ème, mais Ferrari ayant clai­re­ment dénoncé « la machine à laver les cou­leurs Macron qui ne fonc­tionne pas » n’a que peu de chances de ralier les macro­nistes de sa ville. Face à des listes FDG/PCF, FN, LR, Ferrari pour­rait voir ses chances de vic­toires s’en­vo­ler.

    Le nou­veau Macroniste gagnant de l’ag­glo est pro­ba­ble­ment Hugelé (au delà de Véran, et Gemmani) il est VP de la Métro, Maire de Seyssins, qui se pré­sente comme sup­pléant de Battistel (qui a sou­tenu Hamon) qui pour­rait lui voler la vedette s’il deve­nait tête de liste compte tenu des résul­tats de ce pre­mier tour don­nant Macron en tête loin devant Hamon.

    Même si ce n’est pas ma tasse de thé, ces unions « PS Hamon/PS Macron » (titulaire/suppléant) seront peut être celles pour qui je pour­rai voter si je n’ai pas le choix au second tour des legis­la­tives pour lut­ter contre la droite, ne nous trom­pons pas cette fois, Grenoble est minus­cule à l’Assemblée, les divi­sions locales n’ont aucun sens vue de l’Assemblée, qui se doit d’être à gauche !

    Pas de vote blanc pos­sible ni aux Présidentielles, ni aux légis­la­tives – pour des rai­sons dif­fé­rentes certes – , pas de blanc pos­sible, c’est faire le jeu sinon du FN et des LR !!!!

    Les autres Maires qui s’é­taient expri­més sont glo­ba­le­ment confor­tés dans leurs choix, sauf peut être Verri, can­di­dat aux legis­la­tives qui a sou­tenu Hamon, qui fait un score hono­rable dans sa com­mune de Gières, mais loin der­rière Mélenchon et Macron.

    De quoi jeter encore un peu plus de doutes sur les légis­la­tives !

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    • On vote selon ses convic­tions. Donc pour moi, le PS « conser­va­teur, com­mu­nau­ta­riste (donc non répu­bli­cain), traître, et qui a oublié le peuple, c’est fini depuis de longues années, déjà. Que ce soit le PS « Hamon » ou le PS « Macron » ! D’ailleurs, Hamon ferait mieux de rejoindre Mélenchon afin de confor­ter une vraie gauche, certes divi­sée quant à la ques­tion de la sou­ve­rai­neté, face à la social-démo­cra­tie « Macron ».

      sep article
      • Je suis d’ac­cord avec vous ; étant com­mu­niste, je sou­tien­drai tou­jours d’a­bord mon can­di­dat PCF.

        Sauf que mal­heu­reu­se­ment, ils ne sont pas tou­jours pré­sents au second tour (12.5% mini pour se main­te­nir), c’est pour­quoi dans ces cas là, et parce que les com­mu­nistes le font depuis tou­jours je vote­rai par dépit pour le can­di­dat PS avec des accords d’entre deux tours, cette fois sera à condi­tion qu’il reste une ligne Hamon dans l’as­so­cia­tion titulaire/suppléant.

        Car notre com­bat est d’a­bord la droite, et l’ex­trème droite.

        J’ai voté Chirac un jour pour faire bar­rage à l’ex­trème droite, j’ai voté Destot plu­sieurs fois pour faire bar­rage à la droite. Je vote­rai pro­ba­ble­ment Destot cette fois encore s’il est au second tour face à la droite.

        Et pour­tant je suis d’une vraie gauche, celle des ouvriers, celle des ser­vices publics natio­naux forts, celle de la proxi­mité, celle des insou­mis comme on dit.

        Et aujourd’­hui, je crois qu’il faut don­ner une majo­rité de gauche à l’Assemblée. Ce sera donc avec le Front de Gauche oui, mais ce sera avec le PS aussi, et ce sera s’il le faut avec des alliances PS Hamon/PS Macron, et EELV, mais atten­tion à trop de divi­sions à gauche, car, la droite sera unie, et bien unie elle, les seconds tour LR/Front National je n’en veux pas.

        Macron serait alors un Président avec une assem­blée à droite, et croire que la sociale démo­cra­tie soit pire que la droite à la Wauquiez par exemple c’est se trom­per. Voilà mon point de vue, sur­tout si la gauche est « plu­rielle ».

        Enfin je ne crois pas à un rap­pro­che­ment Hamon/Mélenchon, Mélenchon est un un excellent tri­bun, ras­sem­bleur, mais la vision de l’un et de l’autre ne sont pas tou­jours com­pa­tibles. Le prin­ci­pal défaut de Hamon est d’être mili­tant de longue date du PS. Le PS est loin très loin du PCF qui a servi de construc­tion à une par­tie du Front de Gauche et des Insoumis.

        Et pour­tant, le PCF ne par­tage toutes les idées de Mélenchon (éner­gie par exemple).

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  2. « Nous devrons bâtir une majo­rité d’opposition par­le­men­taire forte », écrit encore Jean-Pierre Barbier. »
    Bien vu, M. Barbier, j’es­père que vous et les vôtres res­te­rez dans l’op­po­si­tion. Quand on constate ce qu’est deve­nue la Région avec wau­quiez qui ne donne de l’argent qu’à ceux de son bord, et le Conseil dépar­te­men­tal avec Barbier qui pré­fère la bulle de Roybon au déve­lop­pe­ment du sec­teur social dont il a la charge on peut se poser des ques­tions sur le chan­tage que les L.R. risquent d’exer­cer contre un sou­tien à Macron qui ratisse bien large.
    Comment faire confiance aux PS pas­sés à EM, alors qu’ils avaient pro­mis juré cra­ché de res­pec­ter le résul­tat des pri­maires ?
    Le vote blanc risque d’être impor­tant.

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  3. Ce est éton­nant c’est que le FN soit traité de fas­ciste – je fais simple – et pas le front de gauche, qui a peu ou prou les mêmes méthodes, aimes les « coup de main », prône la « France aux fran­çais », a des idées tota­li­taires (le vote obli­ga­toire ?? WTF, je vite si je veux – et je vote tou­jours, même blanc, mais je vote), bref, un parti dan­ge­reux.
    OK, il est nova­teur, a de belles idées, mais eux pou­voir c’est à minima la guerre civile, au pire la fin de cette période de paix que l’on appelle l’Europe, et qui certes est loin d’être par­faite, mais qui à l’avantage en enle­vant les fron­tières de limi­ter les natio­na­lismes. Merdre, regar­dez ce qu’il y a eu il y a 70 ans…on peut pas racon­ter tout et n’importe quoi, sou­te­nir les dic­ta­teurs (Chavez ?? Poutine )..etc..
    Quand est ce que les gens arrê­te­ront d’al­ler dans les extrêmes ?
    hélas, hélas, hélas…

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    • Je n’ai pas voté Mélenchon, mais là, je crois, que vrai­ment vous exa­gé­rez ! Mélenchon n’est pas facho, ce n’est pas la France aux Français comme la marine, ce n’est pas parce qu’il veut au autre mode de gou­ver­nance et une autre europe qu’il faut le trai­ter de « fas­ciste ». De toute façon, les insou­mis ne sont pas que des « front de gauche » et le com­mu­nisme à la Staline est bien passé. Vous retar­dez.

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      • Ok je par­ti­cipe à mon tour

        ? Que vient faire Staline ici ?
        C est votre point Godwin ?
        Regardez les méthodes, la pro­pa­gande, l orga­ni­sa­tion,
        regar­dez l enga­ge­ment des mili­tant, le fana­tisme, les kits de com­mu­ni­ca­tion ou pour convaincre
        Les deux struc­tures sont hyper effi­cace et prpab­ga­diste (ok la rien de mal en soit, c est le jeu de convain­crez). Ok asso­ciez ca main­te­nant au pro­gramme, aux pul­sions de rêves, au « roman­tisme » ado­les­cent du nom : « insou­mis » au mar­ke­ting crée autour des deux mou­ve­ment
        Regardez les pro­grammes maintenant,regardez leur réa­lisme et sur­tout regar­dez si ils mêlent à la confron­ta­tion ou à l apai­se­ment
        Ces deux par­tis sont dan­ge­reux et nui­sibles

        Pour la red  » la france au fran­çais » écou­tez en replay l émis­sion de France Info poli­tique à 8h30 il y a deux semaine avec la porte parole du Front de gauche
        Je ne dis­tingue à la radio plus le Front de gauche du Front National ( hor­mis les per­sonnes « connues)

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        • 3 h d’at­tente en pref en accom­pa­gnant une jeune Guinéenne pour dépo­ser son dos­sier. J’ai le temps pour vous répondre Si La marine passe plus d’at­tente tous les étran­gers dehors. Le pied, non ?
          J’ai l’im­pres­sion que vous en êtes resté au Bon com­mu­niste d’an­tan le cou­teau entre les dents
          Je n’ai abso­lu­ment pas appré­cié les insultes que Joann Sfar a reçues sur sa page Facebook et sur Twitter. après les cari­ca­tures sur Mélenchon qu’il a publiées comme sur d’autres lea­der poli­tiques. Mais quand même. Il a un pro­gramme qui tient la route

          https://avenirencommun.fr

          Signé par plus de 400 000 per­sonnes qu’il veut consul­ter avant de se pro­non­cer sur un appel à voter Macron ou pas d’ap­pel. C’est un com­por­te­ment assez démo­cra­tique non ?
          On est quand même loin des gou­lags et des enfer­me­ments dans des hôpi­taux psy.
          A plus.

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          • ??
            Vous mélan­gez tout
            Et le temps de Arte te aux urgences ? Les postes des IDE non pour­vus donc a ral­longe, le manque de pra­ti­cien orga­nisé (« nume­rus clau­sus ») pour limi­ter les dépenses, comme le manque de per­sonnes en préf. etc etc etc
            Votre exemple en dit rien

            Rh arrê­ter avec le com­mu­nisme, c st mort ace. Staline mal et tous ces monstres ayant au nom du « bien » mas­sa­cré, comme les reli­gions… des idéo­lo­gies

            C est posi­tif la consul­ta­tion de la base…les400 000 ont été consulté pour un accord avec PS ?
            Il y a du très bon , du neuf dans la pro­gramme du Front ee gauche ; sim­ple­ment l approche est tota­li­taiste
            Et par exten­sion, il y a du bon dans le nucléaire, mais aussi des bombes, des déchets ingé­rables…

            Je suis esto­ma­qué par ces élec­teurs qui refusent de dire non au FN et veulent voter blanc,
            Tout vote qui n est pas contre le FN l aide… ce que je dis est peut être un peu raide, mais hélas avez vous vu leur pro­gramme ? Je pré­fère l eczéma à la peste..

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        • Vous confon­dez la méthode, effi­cace dans les deux camps, mais aussi dans le camp Macron d’ailleurs, et le fond.

          Dans l’in­cons­cient, il y a l’his­toire, l’his­toire poli­tique des par­tis, et des hommes et des femmes. Sur ces élé­ments his­to­riques, tout oppose les insou­mis au FN.

          Sans ren­trer dans un exer­cice ana­ly­tique de détail, le FN n’est pas un parti fra­ter­nel, il ne défend pas l’é­ga­lité des hommes et des femmes rap­pe­lant de vieilles thèses natio­na­listes autour des ori­gines des uns ou des autres, enfin, concer­nant la liberté, l’é­thique poli­tique des Insoumis et du FN est sim­ple­ment contraire.

          J’ai voté Mélenchon, et je vote­rai Macron notam­ment parce que la dis­tance qui me sépare de Le-Pen est infi­nie, et parce que je suis de gauche, la gauche qui ne se ral­lie pas au FN, contrai­re­ment à Sens Commun, aux Identitaires, ou d’autres lea­ders de droite.

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    • @Lasavanne : il ne faut pas confondre « sou­ve­rai­neté natio­nale » avec « natio­na­lisme ». Je vous conseille de lire « Un défi de civi­li­sa­tion » de Jean-Pierre Chevènement, paru fin 2016. Dit-on de Chevènement, reconnu pour sa sagesse et son éru­di­tion, qu’il est d’ex­trême-droite, ou natio­na­liste ? Non, car sur les ques­tions euro­péénnes, il n’est pas natio­na­liste, mais sou­ve­rai­niste, et ceci comme Mélenchon, comme Dupont-Aignan… Ces per­sonnes ne disent pas qu’il faut jeter notre belle Europe à la pou­belle ; ils veulent sim­ple­ment redon­ner toutes ses lettres de noblesse au concept de sou­ve­rai­neté, en ren­dant aux peuples la capa­cité à agir qui est à la base de la démo­cra­tie… En effet, ils partent du constat que les pro­blèmes ren­con­trés aujourd’­hui (cho­mâ­ghe de masse, crois­sance molle, affais­se­ment des valeurs répu­bli­caines) sont en grande par­tie la consé­quence de trans­ferts de sou­ve­rai­neté à l’UE, notam­ment en matière moné­taire et bud­gé­taire. Chevènement constate ainsi que depuis l’a­vè­ne­ne­ment de l’euro et du mar­ché unique, la seule déva­lua­tion pos­sible, est une déva­lua­tion qu’il qua­li­fie « d’in­terne » : en effet, puisque nous n’a­vons plus le levier moné­taire, les marges de manoeuvres res­tantes sont la pres­sion sur les salaires, les menaces de délo­ca­li­sa­tions, la concur­rence entre pays en matière sociale et fis­cale, les poli­tiques d’aus­té­rité, la rigueur bud­gé­taire qui a pour effet de reti­rer de la masse moné­taire de la cir­cu­la­tion… Ce qui a pour effet de ren­for­cer les natio­na­lismes, alors mêmes que les fron­tières sont ouvertes, car les peuples, sont mis en concur­rence entre eux ! c’est donc cette concur­rence ins­ti­tu­tion­na­li­sée au niveau de l’UE, qui n’a rien de non faus­sée, qui ren­force le natio­na­lisme ! Cela, les par­tis dits de gou­ver­ne­ment ne l’ont pas encore com­pris ; ainsi, ils ont oublié le peuple, ce qui a pour effet de faire mon­ter les extrêmes (dans les­quels je ne place ni Mélenchon, ni NDA). Allez par­ler d’a­dap­ta­bi­lité, de mobi­lité et de recon­ver­sion à un ouvrier de 55 ans dont l’u­sine a été délo­ca­li­sée ! Cela dit, une autre Europe est pos­sible, celle des nations et des coopé­ra­tions, et c’est ce qu’a­vait com­pris le Général de Gaulle.

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      • @Gilce
        Merci pour ces nuances, je vais me ren­sei­gner et regar­der.
        J’ai fait Erasmus, j’ai vu des choses, voyagé en ex you­go­sla­vie et j’ai la convic­tion que les pays PECO se seraient decla­rés la guerre sans europe…l’europe a des defaux mes amenes la paix, et les cochons qui aimes cri­ti­quer chargent sur ce sujet, le pou­voir est loin, dif­fi­ci­le­ment com­pré­hen­sible, acul­tu­rel (ou en tout cas fonc­tion­nant pas sur notre culture).
        Alors certes il y a 1000 choses à dire (cette p*ta*n de direc­tive sur le cho­co­lat!!! pour etre leger, la ges­tion des migrants pour etre serieux), je vais me ren­sei­gner sur les idées que vous don­nez,
        en com­plé­ment : pour l’ou­vrier de 55 ans, c’est un drame, une mort, mais il y a aussi des faillites (sans délo­ca­li­sa­tion) avec des ouvriers de 55 ans… et là que fait on ?
        pour les per­sonnes de l’x­trem gauche que vous citez… je suis reservé, il me font peur, et leurs méthodes res­semblent ter­ri­ble­ment à d’autres : peut etre ce l« époque », peut etre est ce sim­ple­ment ce qu’il faut faire pour réus­sir, peut etre est ce une maniere d’im­po­ser ses vues de facon per­ni­cieuse etc, je suis reservé, nous ver­rons ce que cela don­nera, j’ai aussi envie de rever, je suis juste mefiant des tri­buns de la plebe,
        Merci

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  4. Il n’y a stric­te­ment aucune rup­ture, aucune !
    100% d’es­broufe qui vise à cacher l’im­pos­ture de Macron et de ses sou­tiens dans l’entre-deux tour, car si les gens s’en rendent compte, ça va très mal finir. Et lec­ture par­fai­te­ment fal­la­cieuse de nos ins­ti­tu­tion par des élus ou des wanna be élus, ce qui est d’une gra­vité extrême pour notre démo­cra­tie.

    Par l’é­lec­tion pré­si­den­tielle on choi­sit un indi­vidu. Cet indi­vidu doit ensuite voir sa ligne poli­tique confir­mée par l’ob­ten­tion d’une majo­rité par­le­men­taire. En démo­cra­tie de manière géné­rale et en par­ti­cu­lier dans un régime semi-pré­si­den­tiel, c’est celui qui rem­porte les légis­la­tives qui gou­verne, et per­sonne d’autre.

    Donc deux pos­si­bi­li­tés :
    (1) Macron Président fan­toche dès le pre­mier jour si un groupe majo­ri­taire se dégage à l’as­sem­blée – et il sera de droite, car l’al­ter­nance là jouera en plein.
    (2) Macron Président du Chaos car aucun groupe majo­ri­taire, donc retour à la IVeme répu­blique et à l’ins­ta­bi­lité chro­nique.

    Dans tous les cas de figure, c’est le « sys­tème  » et les vieux cro­co­diles qui tire­ront leur épingle du jeu . Aucune page ne sera tour­née.
    Dans tous les cas de figures, la ligne poli­tique de Macron ne sera pas légi­time pour au moins 70% des fran­çais.
    Dans tous les cas de figure ce ne sera pas Macron qui déci­dera de la poli­tique du pays.

    En ce qui concerne Mme Lepen, ce qu’il faut c’est tuer c’est la sem­pi­ter­nelle culpa­bi­li­sa­tion qui est immé­dia­te­ment dégainé par tous et de manière très vio­lente.

    Arrêtons de déli­rer et regar­dons les ins­ti­tu­tions dans le bon sens : le Président de la République n’est légi­time que si il obtient vali­da­tion de sa ligne poli­tique par la majo­rité à l’Assemblée Nationale.

    Donc la bataille n’est pas celle du second tour et Marine Lepen, quelque soit l’abs­ten­tion, ne sera pas élue – elle ne le veut d’ailleurs pas – cette fois ci. Ce qu’elle veut, car contrai­re­ment à Macron elle l’a com­pris, c’est une entrée en force du FN à l’Assemblée pour se créer la base par­le­men­taire qui per­met­tra dans le futur au FN d’ac­cé­der au pou­voir dans des condi­tions lui per­met­tant de gou­ver­ner, donc avec une majo­rité par­le­men­taire.

    La seule bataille qui vaille et qui ne relève pas du « ni-ni » est par consé­quent celle des légis­la­tives qui consis­tera à ne pas don­ner au Président élu de majo­rité. Aussi simple que cela et c’est ce sûr quoi tous les états-majors planchent depuis 3 mois.

    On a dans les faits volé l’élection pré­si­den­tielle aux fran­çais en misant dès le début et fai­sant tout pour que Lepen soit au second tour, à droite comme à gauche. Comment deman­der aux gens de se mobi­li­ser alors que les jeux sont faits ?

    En revanche, ils se mobi­li­se­ront aux légis­la­tives et là les mar­cheurs se retrou­ve­ront dans un casse-noix : les élec­teurs de droite qui ont fait élire Macron pour ne pas voter Fillon ne vote­ront pas pour En Marche ! car ils n’au­ront aucune rai­son de le faire et obtien­dront l’al­ter­nance qu’ils sou­haitent. Les élec­teurs FN quand il ne sera pas au deuxième tour vote­ront soit à droite soit pour les can­di­dats mélen­cho­nistes mais par pour les mar­cheurs. Et les Mélenchonistes ne vote­ront pas pour En Marche.

    Macron en fait est le pire des cas de figure pos­sible puisque (a) le pro­blème du FN n’est pas réglé mais ren­forcé et (b) il n’a pas com­pris qu’une base par­le­men­taire per­met­tant d’ob­te­nir une majo­rité une fois élu Président mais avant, ce qui est 100% de velours pour le FN, le désordre béné­fi­ciant à celui qui se pose comme « parti de l’ordre ».

    Il est regret­table et ter­ri­fiant de consta­ter que le FN est le seul parti poli­tique qui dis­pose d’une stra­té­gie de conquête du pou­voir cohé­rente et à long terme.

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    • Bonjour,
      bonne ana­lyse.
      mais on vote quoi, en tant que répu­bli­cain ?
      Cordialement,

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