Gem lance une Chaire de recherche consacrée à la perte de l’odorat (anosmie)

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« Sensibiliser les industriels et le grand public à l’anosmie [perte de l’odorat, ndlr], et à donner aux anosmiques des outils pour mieux vivre leur maladie ». Tel est l’objectif de la nouvelle Chaire de recherche de Grenoble École de management (Gem) : Anosmie, rendre visible l’invisible.

 

 

Animée par Vincent Mangematin, direc­teur scien­ti­fique de la Recherche de Gem, cette chaire sera lan­cée à l’oc­ca­sion d’une jour­née spé­ciale le lundi 20 mars 2017, de 8 heures 30 à 17 heures 30. Y témoi­gne­ront notam­ment Bernard Perroud, fon­da­teur de SOS anos­mie, et Michel Doriez, auteur du livre Je ne peux plus me sen­tir (Flammarion).

 

 

Une perte partielle ou totale de l’odorat qui peut mettre le malade en danger

 

L’anosmie, mala­die peu connue, consiste en une perte par­tielle ou totale de l’o­do­rat. 10 % de la popu­la­tion mon­diale en serait atteint, indique l’é­cole de mana­ge­ment. Moins consi­dé­rée que la perte de la vue ou de l’au­di­tion, l’a­nos­mie peut entraî­ner de grandes dif­fi­cul­tés rela­tion­nelles ainsi qu’a­li­men­taires. Elle met éga­le­ment le malade en dan­ger, dans son impos­si­bi­lité par exemple à sen­tir une fuite de gaz ou des éma­na­tion chi­miques.

 

« Une des inten­tions des créa­teurs de la Chaire Anosmie, rendre visible l’in­vi­sible, c’est de trans­for­mer l’anosmie en cause, en don­nant à cette affec­tion un très large écho dans l’opinion », expliquent les ser­vices de Gem. Une volonté de sen­si­bi­li­ser le public à laquelle s’a­joute la sen­si­bi­li­sa­tion des indus­triels.

 

 

Aider les industriels à envisager des innovations appréciées des malades

 

« À tra­vers cette nou­velle chaire, notre idée est vrai­ment d’aider les indus­triels à envi­sa­ger des inno­va­tions qui seraient vrai­ment très appré­ciées par les anos­miques. Veulent-ils qu’on les aide à détec­ter des odeurs ? Ou s’accommodent-ils fina­le­ment de la mala­die ? Des inno­va­tions modestes feraient-elles le bon­heur des inté­res­sés ? », déclare ainsi Sylvain Colombero, ensei­gnant-cher­cheur à Grenoble École de mana­ge­ment.

 

Parmi ces indus­triels figu­rera pro­ba­ble­ment l’en­tre­prise gre­no­bloise Aryballe Technologies, récom­pen­sée fin 2016 par les Trophées Bref Éco de l’in­no­va­tion pour son appa­reil bap­tisé NeOse, capable de mesu­rer et quan­ti­fier les odeurs.

 

Au-delà de pro­po­ser des tech­no­lo­gies aux malades, la chaire Anosmie, rendre visible l’in­vi­sible se fixe donc pour objec­tif de « com­prendre com­ment les anos­miques vivent vrai­ment la perte de leur odo­rat pour leur appor­ter une réponse adap­tée ». À cet effet, les cher­cheurs indiquent sou­hai­ter « créer une com­mu­nauté anos­mique pour entendre leurs expé­riences et échan­ger avec eux sur les pro­grès scien­ti­fiques ».

 

FM

 

 

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